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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 13:09



Vaginisme : le vaginisme est spasme involontaire des muscles du périnée et des muscles élévateurs. Le vaginisme primaire est en rapport avec des problèmes psychologiques. Le vaginisme secondaire est une réponse conditionnée à une douleur comme vestibulodynie. L’Hypertonicité du plancher pelvien est présente, avec réduction de la capacité de décontraction.


Le traitement du Vaginisme primaire se base sur des techniques de désensibilisation permettant à la patiente de contrôler de relaxation de sa musculature. Le plancher pelvien est traité par kinésithérapie. Si la vestibulodynie est présente elle doit être traitée. Les exercices de Kegel et insertion de petits objets (seringue, doigt) dans le vagin peuvent être un bon apprentissage, et sont indolores en général.

 


 

Vestibulodynie Vulvaire est une douleur au contact du vestibule. La vestibulodynie est présente avec l’insertion du tampon ou du spéculum, et avec les premières relations sexuelles. La vestibulodynie secondaire est une douleur après une période de relations sexuelles confortables. L'infection génitale répétée, certains traitements et l'usage des contraceptifs oraux sont à l’origine de cette maladie selon certaines études. La vestibulodynie est la cause la plus fréquente chez les femmes âgées de moins de 50 ans.


La vestibulite vulvaire est une sous catégorie de la vulvodynie, une inflammation chronique et douloureuse des structures vestibulaires. Candida et papillomavirus humain (HPV) sont parfois en cause. Le traitement peut utiliser une crème avec xylocaïne ou d’autres préparations (5% de lidocaïne dans une base neutre)appliquée au vestibule dix minutes avant et après le rapport sexuel. Des crèmes contenant lidocaïne et prilocaïne sont disponibles. Il existe des protocoles pour un traitement à long terme.


Vulvodynie : douleur ayant la forme de brûlure, irritation sur la vulve. L’étiologie est inconnue et c’est un diagnostic d'exclusion typiquement. Le diagnostic se fait par exclusion. La patiente a une histoire de multiples traitements avec peu de résultats. Dans certains cas, les manifestations douloureuses perturbent les activités non-sexuelles

Le traitement est basé sur la xylocaïne (5 % dans une base neutre) ou crèmes (lidocaïne et prilocaïne)


Atrophie Vulvovaginale : c’est la cause la plus fréquente de la dyspareunie chez la femme ménopausée. Les symptômes incluent : douleur vaginale, brûlure post-coïtale et dyspareunie. L’examen physique montre une muqueuse vaginale mince, avec érythème diffus, ecchymoses, et raréfaction des plis vaginaux. L'atrophie Vulvaire peut être visible. Le traitement est basé sur une crème oestrogénique locale.


La crème devrait être utilisée quotidiennement pendant quatre semaines puis une à deux fois par semaine. D’autres protocoles sont disponibles. Le traitement Non hormonal incluant crèmes hydratantes et des lubrifiants est utile.


Lubrification inadéquate

La lubrification Inadéquate est une cause importante de la dyspareunie. Le manque d’œstrogène prédomine chez la femme âgée. Chez la femme jeune, la lubrification inadéquate est associée avec excitation inhibée suite à des préliminaires insatisfaisants, conflits, tensions, et certains traitements pour hypertension ou dépression.


Le traitement est d’éviter certains médicaments, d’utiliser des lubrifiants ou une thérapie de l’œstrogène. Augmenter la durée des préliminaires et retarder la pénétration jusqu'à l’excitation maximale peut améliorer la lubrification naturelle.


Diverticule Uréthral : les diverticules de l'urèthre sont caractérisés par dyspareunie et dysurie. L’examen démontre une masse tendre palpable à travers la paroi vaginale antérieure. Un scanner ou une échographie peut aider avec diagnostic. Le traitement est chirurgical.

 

La cystite interstitielle : Lésion d’étiologie inconnue qui s’associe avec urgence et fréquence urinaire, dysurie, et douleur pelvienne. La dyspareunie peut se produire dès l’insertion superficielle ou durant une pénétration profonde. La douleur de la vessie peut être provoquée par les mouvements coïtaux ou par la présence de lésions associées comme vestibulite, endométriose ou syndrome du colon irritable (30). La douleur augmente après le rapport sexuel et avant le début de règles (31, 32). Le traitement spécifique n’existe pas. (33,34)


Vulvo-vaginites Ces infections sont dues à filaments mycéliens de type candida albicans ( mycoses) ou parasite de type Trichomonas vaginalis. La douleur génitale est superficielle pouvant provoquer des douleurs pendant le rapport sexuel. Le diagnostic se base sur un frottis et sur des analyses biologiques. Le traitement est spécifique selon chaque lésion.


Vaginite bactérienne : colonisation du vagin par des bactéries de type streptocoque B. Les E.coli ne provoquent pas de dyspareunie.


Episiotomie peut être à l’origine de la dyspareunie. Un tissu de granulation ou une cicatrisation imparfaite peuvent causer une dyspareunie. Une correction chirurgicale avec périnéoplastie est curative.

 

Endométriose et adénomyose : C’est la présence d’un tissu endométrial à l’extérieur de l’endomètre. L’endométriose est responsable de la dyspareunie profonde. Le diagnostic est possible chez une patiente ayant des douleurs qui s’accentuent durant les jours du cycle. Le traitement est hormonal ou chirurgical selon l’indication.

Le prolapsus utérin peut être la cause de douleur, et peut produire une dyspareunie.


Fibromes : Les fibromes utérins sont généralement asymptomatiques, mais sources de dyspareunie en cas d'un grand myome postérieur. Le traitement est chirurgical.


Lésions des annexes : un kyste ovarien peut être responsable d’une dyspareunie profonde dont certaines patientes peuvent identifier comme «latérale ». Le traitement varie selon la pathologie, soit attente et contrôle soit chirurgie.


Adhérences pelviennes : les adhérences pelviennes consécutives à chirurgie, à l’infection ou à l’endométriose sont responsables de la dyspareunie dans certains cas.


Hypersensibilité au plasma séminal. Cette lésion se caractérise par une démangeaison post-coïtale vulvo-vaginale accompagnée d’œdème, d’érythème mais sans signes systémiques ni symptômes. Le diagnostic se fait par la disparition des symptômes après l’usage du préservatif et par les tests cutanés (35).


Plusieurs options de traitements sont disponibles incluant l’usage du préservatif ou des crèmes comportant Sodium Cromoglycate. Ces crèmes comportent les mêmes substances actives utilisées contre l’asthme. L’utilisation est intra-vaginale, 30 minutes avant les relations sexuelles(36). La désensibilisation vaginale par immunothérapie est possible (37).


Dyspareunie post-partum

L'étiologie de cette dyspareunie est inconnue. 45 % des patientes ayant une douleur à l’entrée du vagin due à une cicatrisation vulvaire alors que la douleur était non localisée dans 39 % des cas. 20 % des femmes sont dyspareuniques après une césarienne, 41 % des femmes allaitantes souffrent de dyspareunie. Le temps moyen pour la résolution d’une dyspareunie non - focale post-partum est de 5,5 mois.

 


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Published by Perceval Le Gallois - dans Médecine
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