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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 13:00



Le terme Candaulisme à pour origine l’histoire du dernier roi de la dynastie des Héraclides qui règne sur le royaume de Lydie, le roi Candaule né en 741 avant JC qui n'est autre qu'un descendant d'Héracles. En effet, tout commence quand pour punir Héracles d'un meurtre, commis dans l'un de ses trop fréquents accès de fureur, les dieux décident un jour de vendre Héraclès comme esclave.



Hadès, divinité prompte et âpre au commerce, mène l'affaire rondement et vend le bel athlète à la reine de Lydie, Omphale, une des cinquante filles de Thespios, le roi de Thespis (ville proche de Thèbes). Omphale est une veuve sévère autant qu'accorte. Héraclès, ravale alors son orgueil sans trop de peine, et accompli pour sa maîtresse des tâches auprès desquelles les Douze Travaux ne sont que douces fanfaronnades. Accessoirement employé à nettoyer le royaume de sa belle des brigands et autres monstruosités qui l'infestent, il est aussi contraint d'assouvir les passions de la reine, dominatrice chevronnée...

Au terme de plusieurs années de soumission, Héraclès est affranchi par les dieux, qui l'estiment libéré du joug de son agressivité irrépressible et inconsidérée. Il est devenu un être civilisé, conscient de tous ses actes, bref, responsable ! Mais cet affranchissement est devenu inepte, car l'esclave, tombé éperdument amoureux de sa reine, choisit de se lier définitivement à elle et d'en faire son épouse...



Candaule est ainsi un descendant d'Héraclès . Il succéde sur le trône de Lydie à son demi-frère Lamos. Son histoire nous est parvenu grace aux récits d’Hérodote (480 – 425 avant JC), voici donc le récit  :

Nous sommes en 685 avant JC, Candaule règne sur le Royaume de Lydie, il est réputé pour son immense fortune, son goût prononcé pour l’art et le luxe. Il aime briller, être reconnu par tous.

Candaule est marié et très éprie de son épouse Nyssia qui est une reine d’une exceptionnelle beauté, dont la grâce légendaire ne fait pas ombrage à un caractère fière et déterminé.

Candaule qui cherche sans cesse la reconnaissance de ses proches propose à Gygès (né en 704 avant JC) l’officier de sa garde personnelle qu’il a en haute estime, d’assister au couché de sa reine. Gygès refuse tout d’abord cette offre qu’il juge incongrue, mais face à l’insistance répété de son roi Gygès cède et assiste au couché de sa reine. Alors qu’elle se prépare pour la nuit, Nyssia  perçoit le présence de Gygès.


Le caudalisme dans la peinture.


Une planche utilisé par la Bibliothèque Nationale de France concernant une exposition internet en 2006 qui a pour thème la couleur rouge.




Une planche issue d' un manuscrit de l'ouest de la France du XV siècle écrit par Boccace de Casibus.




Tableau de 1859 qui représente le Roi Candaule réalisé par Jean-Léon Gérome




Tableau qui représente candaule qui montre son épouse à gygès
par William Etty








Le caudalisme dans la littérature.




C'est le récit d'Estelle, une délicieuse jeune femme qui refuse toutes contraintes à ses désirs et pulsions sexuelles.

Interviewée par Gabriel Lange, un journaliste voyeur, Estelle va raconter sa vie consacrée aux plaisirs de la chair, ceux que la morale et la bienséance réprouvent. Avec tendresse et impudeur, elle raconte sans tabou ce qui la pousse à répondre aux pulsions des hommes et des femmes en donnant accès à son corps convoité.

 Emporté dans un tourbillon d'images puissantes où sexe et plaisir sont rois, le lecteur sort éperdu d'un roman qui est une apologie du plaisir sans entrave.
Un texte absolu, sans concession ni alibi culturel ou psychologique.










Pierre est un scénariste en mal d'inspiration qui doute de lui et, surtout, de sa virilité. Claire, son épouse s'est accoutumée à cette vie monotone de couple bourgeois.

Par dépit, par défi aussi, Pierre va contacter par annonce un homme, Thierry, à qui il demande de séduire sa femme afin de tester sa fidélité. Thierry, homme à femmes et bête de sexe, va accepter. Chaque soir, il doit téléphoner à Pierre pour le tenir informé des ses avancées.

De son côté, le mari note scrupuleusement sur son ordinateur, l'évolution de la situation qu'il a initiée. Il attise le feu de sa femme en laissant son ordinateur ouvert, lui permettant ainsi d'accéder à ses fantasmes. Lit-elle les délires de son mari ? Accepte-t-elle de rentrer dans son jeu ?












Après sept ans de vie conjugale, Fanny, une jeune femme jusque-là irréprochable, trompe son mari Ivan, s'en confesse et plaide qu'il l'y a poussée. L'incident provoque chez l'offensé un afflux d'émotions troubles, curieux mélange d'indignation et de fascination.

Il se découvre de nouvelles attirances pour le dévoilement insolent des grâces féminines, la magie des dessous chics, le ligotage de proies consentantes, le partage des faveurs de l'aimée, la complaisance dans l'humiliation d'être trompé, somme toute des pulsions perverses.

L'épouse y trouve son compte: les attentions que sa coquetterie lui attire flattent sa vanité, sapent ses défenses, exaltent son assurance. Elle donne libre cours à ses tendances libertines.










Bien connue dans les milieux de l'art, auteur d'essais sur l'art contemporain et de monographies consacrées aux artistes d'aujourd'hui, Catherine Millet entreprend de raconter sa vie sexuelle. Avec une crudité et une clarté dont on reste confondu.

Le récit ne suit aucune chronologie, la relation des événements (non datés) et la description des scènes sexuelles étant distribuées selon quatre chapitres : « le nombre », « l'espace », « l'espace replié » et « détails ».

La Vie sexuelle de Catherine M. constitue, à coup sûr, l'un des livres les plus audacieux et les plus stupéfiants que la tradition érotique ait donnés à la littérature française.













Des aventures secrètes, des liaisons enflammées, des ébats torrides... Nous voici plongés dans un monde sans tabous, dominé par la recherche de la jouissance.

Tout est permis: voilà le seul mot d'ordre que les personnages s'empressent de suivre! Ils nous entraînent ainsi, pour notre plus grand plaisir, dans un univers habité par une passion ardente, tantôt subtile, tantôt puissante.

Valse des coeurs, danse des corps... Tout s'entremêle avec bonheur pour faire de ces nouvelles érotiques une véritable célébration des sentiments et des sens. Un voyage dans l'univers des sensations inexplorées, parsemé de découvertes troublantes...














Le caudalisme au cinéma.





Jules & Jim (1961) :

un classique de françois Truffaut avec Jeanne Moreau, Oskar Werner, Henri Serre.




1907. Montparnasse. Deux bohèmes, Jules, l'Autrichien, et Jim, le Français, se lient d'amitié. Ils font la connaissance de Catherine qui ressemble étonamment à une statue qu'ils ont admirée chez leur copain Albert. Jules et Jim s'éprennent, en même temps, de Catherine. Jim, prisonnier en Allemagne, s'évade. Après la guerre, il retrouve Jules et Catherine dans un chalet des bords du Rhin, avec leur petite fille Sabine









Lune de fièle (1992) :

Un film fort, unique et danse de Roman Polanski avec Peter Coyote, Emmanuelle Seigner Hughes grant et Kristin Scott-Thomas.




Un jeune couple britannique et pudique, fait la connaissance d'un autre couple trés atypique, mimi et Oscar. Ce dernier cloué dans un fauteuil roulant conte à Nigel, l'époux modèle, le récit de sa passion avec Mimi, aux effets tragiques et dévastateurs. Le jeune couple résistera-t-il à la tentation et au vice ?









Crash (1996) :

un chef d'oeuvre de David Cronenberg avec James Spader, Holly Hunter et Rosanna Arquette.




A la suite d'un accident de voiture avec le docteur Remington, le producteurde film publicitaire J.G. Ballard et sa femme Catherine se lance dans l'exploration des rapports étranges entre le sexe et la mort; ce film nous entraine dans un univers pervers ou se mèlent habilement cauchemars mécanique et érotisme torride.










La fin d'une liaison (1999) :
de Neil Jordan avec Ralph Fiennes, Julianne Moore, Stephen Rea, Ian Harts.



Dans le Londres des années 1940, un écrivain, Morris Bendrix (Ralph Fiennes), propose à son voisin, Henry (Christopher Rea) d'engager un détective pour savoir si sa femme Sarah (Julianne Moore) le trompe. Malgré l'opposition du mari, l'écrivain fait lui-même la démarche, sans doute curieux de savoir qui a séduit cette femme alors que lui-même a été son amant pendant les bombardements de Londres quelques années auparavant. Sarah avait mis fin à leur liaison sans explications. La liaison est alors racontée du point de vue de Morris en faisant monter le mystère, puis du point de vue de Sarah, qui apporte toutes les réponses et donne une dimension nouvelle aux événements .








Intimité (2001) :

Une perle de Patrice Chéreau avecKerry Fox, Mark Rylance.





Elle vient chez lui, l'aprés midi, ils font l'amour. Ils ne se parlent pas mais il doit se passer quelque chose entre eux parce qu'ils se lèvent ensemble et se couchent à côté de la table, sans un mot. La semaine suivante, à la même heure, elle est à la porte. Ils se désabillent immédiatement; Si le sexe est uun moyen de rencontrer et de connaitre les gens, que sait il d'elle ?










Marie-Jo et ses deux amours (2002) :

Réalisé par Robert Guédignan avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Daroussin et Gérard Meylan



Marie-Jo aime profondément Daniel, son mari, et aime aussi fort Marco, son amant.
Lorsque Marie-Jo quittera leur maison pour vivre un temps avec Marco, Daniel attendra son retour sans violence, juste avec une douleur vive qui l'empêche de respirer.
Tous les trois savent qu'il n'y a pas d'issue...

Ces deux amours sont impossibles à vivre. Il faut bien pourtant continuer. Les saisons se succèdent, Daniel construit des maisons, Marco conduit des bateaux...
Et comme le soleil naît et meurt chaque jour, Marie-Jo a deux amours...






Le caudalisme et freud.

D'apres Freud, le candaulisme qui est une forme de voyeurisme est un comportement sexuel de nature déviante, principalement masculin, dans lequel le plaisir est obtenu par la vision dérobée de scènes érotiques qui font intervenir sa ou son partenaire qui fait l'amour avec un autre homme ou une autre femme, parfois même en groupe.

Cette tendance a souvent pour origine une éducation infantile répressive et autoritaire, entraînant un blocage sexuel de la personne réprimée au cours de son enfance. Les candaulistes sont restés à un stade psychologique infantile dans lequel ils n'ont pas le courage d'entreprendre eux-mêmes une activité sexuelle normale. Ceci peut avoir plusieurs origines.

Cependant, le principe fondamental à l'origine du plaisir du candauliste est toujours un principe de projection, de transfert.

Le premier cas de transfert est le cas du candauliste qui se projete en la personne de l'amant, de l'homme trés phalique et qui donne du plaisir à sa partenaire. Un plaisir qu'il ne pense pas lui, être pleinement capable de donner il attribut donc cette capacité à l'amant et s'identifie à lui. De plus, cette perception répond pleinement aux attentes d'une éducation répressive, il n'est pas coupable de luxure puisqu'il ne fait rien. Parfois cette vision à pour origine l'absence d'un père trop occupé pour pemettre à son fils de s'identifier à l'homme qu'il est.

Le second cas de transfert, est le cas du candauliste qui se projete en la personne de son ou sa partenaire, c'est une façon détourner d'accepter la part féminine qui est en lui et à laquelle il accorde l'importance que lui a appris son éducation. Si il a reçu une éducation fortement matriarcale, ou l'image du père et/ou de l'homme est terni, le jeune garçon va tenter de s'identifier à l'image la plus favorable de l'adulte qui compose sa parentalité d'ou cette tendance qu'il perpétue en s'identifiant à sa partenaire...
 
Voilà pour la version clinique. De façon plus générale, nous avons tous un petit côté voyeur, pas obligatoirement sexuel et en fin de compte très naturel. Qui ne tourne pas le regard en apercevant un joli fessier ou une belle poitrine ? Nous aimons regarder d’abord par curiosité.

Ensuite, par référence à soi, pour calmer son ego ou flatter son orgueil.
Le candauliste devient pathologique quand il exprime le seul stimulus sexuel possible. Le vrai plaisir ducandauliste, c’est la transgression. Le candauliste préfère donc éviter le rapport sexuel et rester spectateur : le spectacle suffit à son plaisir. Ce plaisir est accentué par l'idée qu'il peut être découvert et que ceux qu'il regarde se sentiront humiliés d'avoir été observés.
 
L’édyose" est le terme médical désignant le phénomène d'excitation physique éprouvé par le candauliste face à la représentation du nu. Une sensation qui peut en fait être vécue par chacun, en assistant à un strip-tease par exemple. Chez le mateur pratiquant, l'édyose est simplement beaucoup plus forte et concentrée.Mais le plaisir des yeux et de la chair fait-il bon ménage avec la loi ? Regarder son ou sa partenaire dans des situations excitantes ne constitue pas un crime répréhensible. L’ordre public ne punit que les candaulistes qui s’infiltrent dans un lieu privé autre que le leur ou qui captent des images sans le consentement de leurs partenaires et qui les diffusent.




Le caudalisme et la physiologie.


Nous explorerons dans ce chapitre quels sont les mécanismes physiologiques qui interviennent pour générer du plaisir lors de pratiques candaulistes.

Ces mécanismes physiologiques sont intimement liés aux mécanismes de plaisir générés par les sensations de peur. En effet, les premiers passages à l’acte, génèrent (malgré toute la confiance que nous pouvons accorder à notre partenaire) des craintes, des peurs inexplicables. Il faut bien savoir que le candauliste entretient souvent des rapports particuliers avec la peur. En effet, pour un candauliste, rien ne compte plus que son couple, l’épanouissement de celui-ci et surtout de sa partenaire. Alors pourquoi, pousser sa partenaire dans les bras d’un autre au risque qu’elle y trouve plus de plaisir et de bien être, toute philosophie concernant l’épanouissement du couple mise à part.

Le candauliste qui passe pour la première fois à l’acte, en plus des turpitudes intellectuelles de voir ou savoir sa partenaire dans les bras d’un autres, éprouve souvent une intense sensation physique de chaleur : les reins, le plexus solaire et la nuque chauffent et ceci au fur et à mesure que la peur s’accentue.

La peur est elle, pour le candauliste, source de plaisir ?

Avant toute chose, il faut bien savoir que la relation à l’autre est fondatrice de la peur ; l’autre qui fait peur, l’autre pour qui nous avons peur, l’autre à qui nous communiquons notre peur. Peu de personne apprécient ce sentiment, cette émotion de peur. Certains, cependant, vont rechercher cette peur lors de fêtes foraines, de visionnage de film d’horreur, de la pratique de sports extrêmes ou bien à travers une pratique du candaulisme. C’est alors, toute une gamme de peurs qui convergent vers une éclosion d’étranges plaisirs.

Ainsi, certaines personnes peuvent présenter un comportement surprenant face à la peur, c'est-à-dire qu’au lieu d’éviter les situations qui engendrent la peur, ils les recherchent de façon très intense. Pour le comprendre, nous ne pouvons faire abstraction de la réponse du cerveau face à la peur. En effet, à l’origine, pour réaliser un apprentissage, un individu doit être capable de surmonter sa peur. Pour ce faire, tout de suite après avoir activé les systèmes primaires de la peur qui font que nous nous sentons mal, cet individu va activer les systèmes à la base de la sensation de plaisir. Pendant la peur, les deux systèmes sont ainsi activés simultanément : le système qui nous fait nous sentir mal par le biais des réponses végétatives et le système qui, en revanche, est activé en réponse à de la nourriture ou à un partenaire sexuel.

Chez les sujets qui aiment la peur, il est très possible que ces systèmes là soient activés de façon plus importante que chez d’autres sujets. Si nous interrogeons une personne qui a vu ou entendu sa partenaire prendre du plaisir avec un tiers, il nous décrira une sensation fait d’un étrange mélange de peur/excitation. Parfois même cette sensation sera qualifiée d’extraordinaire voire orgasmique. Mais cette griserie peut s’avérer dangereuse. En effet, l’individu est pour ainsi dire prisonnier de sa dépendance de la peur.

En effet, le candauliste (addictif ou non) peut rechercher ce sentiment conscient ou inconscient de risquer l’avenir de son couple. Dans certaines formes de candaulisme dit « extrême », le couple ne dépend plus que de ce désir d’aller au bout de sa peur. Toutes les personnes qui accompagnent alors le candauliste dans cette pratique (le partenaire adultérin ou le tiers partenaire) sont ses complices. Le candauliste par l’expression de ses inquiétudes, ses craintes, accepte sa propre peur et la révèle aux autres. Il exprime parfois ses peurs qui témoignent de son existence. Le candauliste qui s’assume comme tel ne peut alors plus reculer dans son acceptation de cette peur. Sinon cela reviendrait à se renier, renier l’être qu’il est devenu à travers cette sexualité ainsi que la peur qu’elle génère et qui lui procure du plaisir.

Cependant, cette émotion de peur recèle encore bien des mystères et des surprises que les scientifiques découvrent chaque jour un peu plus.

La grande majorité des individus (ce qui fait la grande force de l’être humain) est capable d’échapper à la peur. L’individu est en effet capable de gérer cette peur. Il est capable de s’adapter. Il est même capable d’en faire son miel. Nous allons à présent tenter d’aborder la physiologie de la peur et quel en est le lien avec le plaisir.



Les organes de la peur et du plaisir.

Tout d’abord, il faut bien savoir que ce qui nous permet de nous adapter à la peur est situé, dans notre cerveau, dans une partie très développée chez les singes mais surtout chez l’être humain qui se nomme le cortex préfrontal. C’est un cortex qui est capable de juger les émotions, de leur donner un sens, de les replacer face à la mémoire des choses, à la personnalité de l’individu. Cette région est surtout capable d’exercer un frein sur ce que l’émotion pourrait avoir de fatal tout au moins de nocif. Grâce à cela l’être humain va pouvoir résister à la peur, la transformer et l’utiliser pour bien vieillir.

Mais le cortex préfrontal qui permet d’appréhender les émotions comme la peur n’est pas le seul élément impliqué dans la gestion de la peur et du plaisir. Ainsi, considérons que le cerveau repose comme une fleur sur sa tige, sur une partie qui se nomme le tronc cérébral, c’est là que sont les centres qui commandent les muscles ainsi que les organes, y compris les réponses à la peur.

Par ailleurs, les structures impliquées dans le mécanisme de la peur sont des structures profondes situées au cœur du cerveau composées comme nous venons de le voir de ce que nous pouvons appeler le tronc cérébral au-dessus duquel se trouve le thalamus qui est une région où tous les sens vont converger. Ils y font relais. Comme du temps des relais de poste, les sensations vont ici changer de chevaux. En effet au niveau du thalamus, les émotions vont aller soit vers le cortex soit vers les structures profondes où se font les réactions émotionnelles notamment la peur primitive conditionnée comme l’amygdale.

L’amygdale est en quelque sorte le cerveau des émotions. C’est une structure relativement complexe située au fond du lobe temporal et orientée vers l’avant du cerveau. C’est là que se trouve le siège des peurs inconscientes (innées ou fondamentales). Ensuite viennent des formations beaucoup plus complexes qui entourent ce cœur de l’amygdale et qui vont être reliées aux différents cortex (sensoriels, visuel, auditif et olfactif) et converger vers l’amygdale pour préparer une réponse essentiellement végétative qui se matérialise par une accélération de la fréquence cardiaque, des sueurs, une dilatation des pupilles et un rythme respiratoire accentué.


Le mécanisme de la peur et du plaisir

Pour que cela fonctionne bien, il faut la présence de systèmes activateurs qui vont gérer aussi le plaisir qui est le support du désir ; ce que nous nommerons le système désirant. Ce système désirant passe dans une sorte de feutrage et ceci au milieu du tronc cérébral qui est alimenté par tout ce qui rentre dans le cerveau et tout ce qui en sort.


Ce système désirant va être sous jacent à la peur (au fond, la peur fait bien partie des émotions). Cela fait donc partie de ce que nous pourrions appeler le désir. Ce qui va pousser les individus candaulistes à rechercher la peur comme un stimulus de leur système désirant. Ce système fonctionne essentiellement à coup de dopamine (hormone du plaisir mais aussi de la souffrance) qui est un des principaux neurotransmetteurs. C’est elle qui va s’élever dans le plaisir comme dans la souffrance.


Les neurotransmetteurs sont des molécules qui permettent à l'influx nerveux de passer d'un neurone à l'autre. D'après les pistes de recherches actuelles, la dopamine joue un rôle très actif et permet une grande concentration de l'attention et une forte motivation. Le niveau de dopamine est aussi lié à l'impression d'euphorie, d'extase et d'énergie débordante. C'est aussi elle qui provoque la sécrétion de testostérone, l'hormone du désir sexuel. C'est elle, enfin, qui donne le sentiment d'être "accro" à l'autre, de la même manière qu'elle est impliquée dans la dépendance aux drogues et dans le manque.


La recherche de plaisir et de satisfaction, dépendante en grande partie de la production de dopamine, serait même un élément essentiel à la survie de tous les vertébrés, bénéfice du maintien des espèces. Puisque le plaisir favorise les rapports sexuels, rien d'étonnant à ce qu'il se soit progressivement inscrit dans l'évolution de l'espèce humaine !


Alors que les femmes montrent surtout une activité dans les zones de l'attention, du traitement des émotions et de la mémoire, chez les hommes, ce sont les zones impliquées dans la perception visuelle et dans l'érection. Si le rôle de la dopamine est centrale, on suspecte aussi le rôle d'autres neuromédiateurs. La noradrénaline, dérivée de la dopamine, serait impliquée dans l'état de béatitude, mais aussi dans l'effort et l'attention. Elle renforce notre mémoire des nouvelles stimulations (ce qui nous permettrait de nous souvenir d'éléments infimes liés à la découverte de l'autre). Le dernier neurotransmetteur suspecté est la sérotonine. Contrairement aux autres, c'est sa faible concentration qui serait en jeu dans les pensées persistantes à l'égard de la personne aimée.


Mais il y a d’autres neurotransmetteurs au cœur même des cellules qui gèrent cette circulation, ce fleuve de dopamine, ce fleuve du plaisir et qui vont tirer en sens inverse, ce que nous nommerons processus opposant. Pour vous donner un exemple, prenons un sujet qui va ressentir une violente peur alors qu’il voit sa femme dans les bras d’un autre pour la première fois. Son cœur va s’accélérer puis va s’habituer. Son niveau de stress va atteindre un palier, certes élevé mais stable. Puis, quand la situation est terminée et que le couple se retrouve, le niveau de stress du candauliste va redescendre. Mais ce qui est étonnant, c’est qu’il ne redescend pas au niveau de départ mais qu’il redescend plus bas.

  • Quand la situation est répétée fréquemment et ceci dans un délai court, progressivement la réponse primaire à la situation anxiogène (le stress) engendrée par la peur disparaît. C’est ce que nous appellerons la tolérance. A l’inverse, l’effet secondaire (l’apaisement, la satisfaction) va quant à lui s’amplifier.
  • Quand il n’y a pas de stimulus lié au fait d’avoir peur de perdre son couple, il y a alors une sensation de manque chez le candauliste addictif.
  • Quand vous répétez de façon trop fréquente les situations adultérines, il vous faut bien savoir qu’il vous faudra souvent des situations de plus en plus poussées afin d’éprouver cette peur.
Les sujets qui recherchent la peur finissent par s’habituer et finissent par ne plus éprouver cette sensation de peur. Par contre, l’euphorie qui suit ce sentiment de peur est toujours présente. C’est la prise de conscience du lien entre la sensation de peur et du plaisir qu’elle engendre qui fait que certains candaulistes vont parfois allez jusqu’au bout de leur démarche.

Ceci pour retrouver cette sensation de peur en se disant que ce qui va suivre va être encore plus fort. Autrement dit, les candaulistes qui ont des pratiques extrêmes sont des drogués de la peur. Mais cette recherche de la peur peut les conduirent au naufrage de leur couple. Alors sachez user de cette pratique avec modération pour qu’elle vous procure à tous les deux, toujours autant de plaisirs et de surprises.





©Caudalisme.com

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Published by Perceval Le Gallois - dans SEXO
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commentaires

Djac 27/08/2011 12:37


n'importe quoi, moi je n'ai pas peur du tout que ma f me quitte etc, et pourtant jadore la voir ds les bras d un autre h, cela m'excite et me fait jouir et c'est tout.... sans peur ets ansreproche


Nadia 01/01/2010 13:01


Félicitation pour cet article et les nombreuses référence qu'il contient !
Un tour sur mon blog s'impose !
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Nadia


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«En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.»

«Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin.»

«La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.»
[ Carl Gustav Jung ]