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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 15:01


La longue histoire de Byzance fourmille de faits et
gestes d’eunuques qui, agissant au grand jour ou intriguant dans les coulisses, ont influencé la destinée de l’empire.


DIVERS TYPES D’EUNUQUES

Il y avait plusieurs espèces d’eunuques. On rencontrait  dans les rapports d’hommes normaux sur les  eunuques, les épithètes "courageux", "téméraire",  " énergique", en relation avec ce méprisant "quoique  eunuque". On peut se demander devant l’énergie que  la plupart de ces eunuques déployèrent, s’il s’agissait  vraiment de castrats au sens où la chirurgie moderne  l’entend, «membri ablatione». Bien des historiens penchent  plutôt pour une demi-castration compatible avec  l’ardeur amoureuse. Lorsqu’on songe au rôle  prépondérant  joué par la caste des eunuques dans tous les  domaines, on se demande si ces hommes n’étaient pas  soumis à une opération du genre de celles du docteur
STEINACH plutôt qu’à une castration complète [14].

Bien que l’hypothèse précédente ne puisse encore être  prouvée, de nombreuses raisons parlent en sa faveur.

Comment s’expliquer autrement le grand nombre  d’eunuques non dégénérés, conservant jusque dans  leur plus haute vieillesse leurs qualités géniales qu’on  trouve à travers toute l’histoire de l’Empire d’Orient?

La méthode la plus radicale, l’émasculation complète,  consistait en l’ablation des deux testicules et du pénis  (eunuque complet). La suppression de la fonction testiculaire
pouvait être obtenue soit par ablation des  deux testicules (eunuque partiel, castrat) soit par écrasement  des testicules, intervention sauvage relatée par  Hippocrate dans Genitura, à laquelle étaient soumis  les malheureux «thlibiae» (froisser, écraser).

Une autre catégorie comprenait les spadones (fracturer)  qui avaient subi une presque totale atrophie testiculaire  due à un traumatisme ou une infection des testesticules,  ou une torsion du cordon dans les bourses ou  une section des vaisseaux spermatiques. Chez les spadones  le pénis persistait et les tentatives de rapprochements  sexuels pouvaient aboutir à des satisfactions  mutuelles, bien que stériles. C’est précisement à cause  de ce résultat négatif que les nobles romaines recherchaient  autrefois les spadones pour leurs ébats lascifs,  sans compromission consécutive. Dans ces cas, il y  avait tout de même éjaculation, mais elle était constituée  par le liquide prostatique mêlé au produit de  sécrétion des autres glandes accessoires de la génération.

L’ orgasme se terminait donc par une expulsion  quasi-voluptueuse qui était une véritable fiche de  consolation. Ainsi que les Romaines, les Byzantins se  servaient de spadones. Ce qui explique les fréquentes  ententes et coopérations des eunuques avec les impératrices
mêmes dans les complots contre les empereurs  et les succès des eunuques dans la haute aristocratie.

Une dernière catégorie comprenait les «thlasiae»  (contusionner) qui présentaient une atrophie testiculaire  [13].


LA TECHNIQUE.

La castration proprement dite était à la fois simple et  complexe. Simple dans son principe, mais complexe  dans son application et surtout très dangereuse, tant  l’opération pouvait être inégalement réussie et provoquer  des hémorragies ou des infections, mortelles dans
beaucoup de cas. GODARD situait la mortalité entre 10  et 80% selon les opérateurs [6].

Ces chiffres tenaient  compte à la fois des moyens médicaux précaires de  l’époque et des différences probablement considérables
  qui apparaissaient entre des chirurgiens aussi réputés  que ceux de Bologne et quelques "faiseurs d’anges"  improvisés des villages les plus reculés. L’opération  n’avait jamais lieu avant sept ans et rarement après  douze ans : il était essentiel qu’elle intervînt avant le  début de la fonction glandulaire des testiculaires.
L’acte en lui-même devait être très rapide.

IBN AL ABBAS cité par ERLICH [4] décrivit en détails la  technique. On commencait par mettre un garrot serré à  la base des testicules et du pénis, on coupait le tout  avec un rasoir très aiguisé! L’hémostase était obtenue  par l’application de poudres hémostatiques à base  d’aloès, et par compression. Ce procédé est resté en  usage jusqu’au XIXe siècle, dans un monastère Copte  à Assiout, en Haute Egypte pour produire de jeunes  eunuques.

La mortalité de cette intervention était  effrayante, ce qui rendait élevé le prix de ces jeunes
eunuques [8]. Au cours du Moyen-Age la plupart des  barbiers ambulants faisaient la  castration simultanément  à la cure de hernie ou d’hydrocèle.

Parfois, mais  rarement, les jeunes africains qui avaient atteint la  puberté étaient châtrés par les procédés employés pour  les chevaux et les taureaux, en se bornant à l’extirpation  ou bien à l’écrasement des testicules. Dans ces derniers  cas la mortalité aurait été moins grande. Mais  aussi ces mauvais eunuques étaient vendus à vil prix,  leur anaphrodisie n’étant pas complète. Ce n’est que  bien rarement que les «perevertysi» pratiquaient le bistournage  (torsion–écrasement des cordons spermatiques)  et les «prokolyschi» la perforation des cordons  spermatiques par des aiguilles. Les résultats obtenus  ayant été mauvais on y avait, depuis bien longtemps,  renoncé.

La mortalité des eunuques complets était immense. A  la suite de l’excision pratiquée au ras de la peau, la plupart  des eunuques se servaient, pour uriner, d’un tube  en argent qu’ils s’introduisaient comme une sonde,  dans le but de pouvoir s’exonérer debout et sans
mouiller leurs effets. Pour remédier à ces inconvénients  ou plûtot pour les prévenir, les opérateurs à soutane  laissaient, parfois, un petit bout de verge. Mais ces  eunuques étaient dépréciés. Localement on voyait chez  un eunuque complet, au-dessous du pubis, un froncement  de la peau, pareil à celui d’une bourse à coulants,  au fond duquel se trouvait un pertuis qui était l’orifice  du restant de l’urèthre pénien. Parfois on y voyait un
bourgeonnement en choux-fleur, suintant avec persistance,  devenant même très exubérant et simulant une  tumeur maligne. Parfois aussi la miction devenait douloureuse
; il y avait même cystite et dans certains cas  incontinence d’urine nécessitant l’emploi d’une éponge  ou d’un appareil en caoutchouc avec tous les inconvénients  qui s’y  rattachaient. Ce qui constituait une tare  qui empêchait le service et dépréciait le sujet.

 Parfois  aussi une cicatrice vicieuse rendait le pertuis très exigu  et impossible à franchir par une sonde. On était alors obligé d’avoir recours à la  dilatation et même à une urétrotomie.

Selon un autre procédé, par une incision à l’aine, le chirurgien  tirait le cordon et les testicules. L’ablation totale  était alors effectuée par un couteau, tandis que les  canaux étaient ligaturés. Cette opération différait beaucoup  de celle des eunuques de harem à qui on enlevait  tous les organes sexuels extérieurs, généralement après  la puberté [2].

 L’amputation était faite à l’aide d’un  rasoir. La plaie était ensuite pansée avec du petit plomb  de fusil , des substances astringentes, de l’huile  bouillante ou du miel très chaud.

 Une fois l’hémorragie  arrêtée, on fixait dans l’urètre, jusqu’à parfaite guérison,  une sorte de clou en plomb d’une longueur de 5  centimètres, légèrement recourbé et terminé par une  extrémité renflée. Cette tige métallique pénetrait dans  la vessie ; elle y était reliée par des fils et une bande de  linge qui ceintait le ventre et les reins, et était maintenue  par un morceau de toile fixée à la ceinture en avant  et en arrière. Pour PELIKAN [9], la principale utilité de  ce clou était de mettre obstacle au rétrécissement du  canal et de parer aux accidents de rétention pouvant  résulter de l’inflammation, de la rétraction et de l’obturation
du canal. L’opération, comme on le voit, était  primitive ; elle pouvait laisser après elle des cicatrices  vicieuses ou des chéloïdes cicatricielles.

Un moyen plus barbare était encore employé [5].

Aussitôt l’ablation des organes faite, on introduisait  dans l’urèthre non plus un clou, mais un morceau de  roseau saillant de deux pouces, afin que le rejet de  l’urine se fasse sans interruption. On appliquait ensuite  un emplâtre sur la plaie, et le patient était enterré jusqu’au  cou dans un trou rempli de sable chaud et sec.

Cette manoeuvre était faite dans le but de réduire le  blessé à l’immobilité la plus  rigoureuse. La fièvre  intense ne manquait pas de se déclarer dans les heures  qui suivaient. Pendant trois jours le blessé était soumis  à la diète hydrique. Une alimentation liquide, saine et  fortifiante suivait. Une semaine après on l’exhumait.

On ne redoutait plus l’hémorragie. La cicatrice était  définitivement obtenue dans un mois.

 L’arsenal chirurgical  était primitif : un rasoir ou sa lame enchassée  dans deux morceaux de bois, des couteaux de diverses  grandeurs, de fragments de vitres, de morceaux de fer
ou de tôle, de morceaux d’os de boeuf bien aiguisés  [11].

Pour les pansements  consécutifs, des fils d’archal,  de la charpie, des éponges, divers emplâtres, des  onguents, du cérat, de la graisse, de l’huile d’olive, de  la suie, différents sels, de la couperose bleue, de l’alun,  des herbes et des médicaments, du salpêtre, de l’eau  régale et d’autres substances médicinales ou non.

L’opération totale, en deux temps, c’est-à-dire, celle  qui consistait à enlever le pénis après les testicules était  fréquente. L’ablation du pénis aurait lieu plusieurs  années après l’ablation des testicules; elle se faisait à
  l’aide d’une hache frappant sur un billot, ou plus simplement  à l’aide d’un fort couteau. L’opération était  simple et rapide. Par des manoeuvres préliminaires on  produisait une légère atrophie des testicules; par l’absorption
de drogues spéciales, on obtenait une anesthésie  qui diminuait la douleur des 9/10.

L’opérateur était,  en général, assisté d’aides et de deux apprentis. Le  patient était couché sur une sorte de lit de camp. Des  bandes comprimaient les cuisses et le ventre. Un assistant  le fixait vigoureusement par la taille, tandis que  deux autres tenaient les jambes écartées. L’opérateur  était armé soit d’un couteau courbe, en serpette, soit de  longs et forts ciseaux. De la main gauche, il saisissait  «le ou les» au hasard et les comprimait, les tordait pour  en chasser le plus de sang possible [8].

Au moment de  trancher, il posait une dernière fois au client, s’il était  adulte, ou aux  parents, si c’était un enfant, cette question  : "Êtes-vous consentants?" Si la réponse était affirmative,  d’un coup rapide, il coupait le plus ras possible  les bourses et le pénis. Une petite cheville de bois ou  d’étain, en forme de clou, était placée dans l’urètre. La  plaie était lavée trois fois à l’eau poivrée, puis des  feuilles de papier imbibées d’eau fraîche étaient appliquées  sur la région et le tout était soigneusement bandé[12].

Le patient, soutenu par des aides, était ensuite  promené deux ou trois heures dans la chambre, après  quoi on lui permetait de se coucher. Pendant les trois  jours qui suivaient, l’opéré était privé de boissons; le  pansement n’était point touché et le malade souffrait
non seulement de sa plaie, mais surtout de la rétention  d’urine par obstacle mécanique.

Ce laps de temps écoulé,  les pièces du pansement étaient enlevées et le malade  pouvait tout au moins essayer d’uriner, car il ne  réussissait pas toujours. S’il pouvait uriner, il était
considéré comme guéri. Après l’amputation, il restait  une large plaie, de forme  généralement triangulaire, à  sommet inférieur. La réparation se faisait par  bourgeonnement  et demandait une centaine de jours en  moyenne. La complication la plus fréquente était l’incontinence  d’urine; plus tard venait la rétention. On la  voyait de préférence chez les sujets jeunes.

Les opérés  souillaient leur couche et leurs habits, et les fermentations  ammoniacales et la stagnation de l’urine étaient la  cause de fréquents calculs ammoniaco-magnésiens. Les
fermentations, à odeur désagréable, qui en résultaient  avaient fait créer l’expression populaire : "Il pue  comme un eunuque; on le sent à cinq cents pas".

Les  fermentations et la stagnation de l’urine sont la cause  de fréquents calculs ammoniaco-magnésiens. Pour lutter  contre l’atrésie, l’opérateur introduisait dans l’urètre  soit une petite cheville de bois, soit plutôt une sorte de  petite bougie en étain. Ce dilatateur était dans les premiers  temps maintenu dans l’urètre en permanence et  retiré seulement au moment des mictions.

Au bout de trois mois, l’eunuque était considéré comme guéri. La  forme de la cicatrice pouvait être influencée : par le  mode opératoire, par la façon plus ou moins étalée dont
  les parties à enlever se seraient présentées à l’excision,  par les contractions particulières des  muscles de la  région, et enfin par les suites plus ou moins simples de  l’opération. La section du pénis, avec ou sans moignon,  offrait une cicatrice ronde ou polygonale percée à son  centre par l’ouverture du canal de l’urèthre. Si les testicules  avaient été enlevés par une ouverture latérale  sans perte de substance du scrotum, les cicatrices  étaient latérales et plus ou moins parallèles au raphé  médian. Si les deux testicules avaient été enlevés d’un  seul coup, la cicatrice variait suivant la façon dont avait  été faite la section de la peau du scrotum. Si celui-ci  avait été serré latéralement par la main, parallèle au  périnée, la cicatrice était dans le sens du raphé médian  et allongée; si, au contraire, le scrotum avait été saisi de  haut en bas entre le pouce et les doigts dirigés transversalement  au périnée, la cicatrice était toujours perpendiculaire  au raphé ; elle affectait dans ce cas une
apparence en fer à cheval à concavité tournée en avant,  parce que les deux extrémités étaient relevées par la  contraction des crémasters, tandis que le milieu était  tiré en arrière par celle du sphincter externe de l’anus.

Enfin, l’aspect de la cicatrice était d’autant plus net et  régulier que la marche de la guérison avait été plus  simple. S’il survenait soit une suppuration prolongée,  soit un phlegmon etc., ces accidents imprimaient leur  cachet particulier à la cicatrice qui en résultait. La cicatrice  variait en outre selon que l’opération avait été  faite en un ou en plusieurs temps. Si le pénis avait été  coupé séparément des testicules, il pouvait y avoir en  effet deux cicatrices distinctes, une ronde ou polygonale,  à la racine du pénis, elles étaient alors séparées par  un intervalle de peau saine dans l’angle rentrant pénoscrotal;
mais on pouvait retrouver cet aspect aussi dans  une section faite d’un seul coup. Dans ce cas cependant  il n’y avait qu’une seule plaie ovale à grand diamètre  parallèle au raphé.

La cicatrice à la longue se confondait  presque avec la peau voisine [3]. Les résultats lointains  de la castration variaient suivant la nature des  mutilations et étaient d’autant plus prononcés que  l’amputation des parties génitales était plus complète.

Les conséquences étaient locales ou générales.
Quels étaient les opérateurs? Quelles étaient leurs qualités  chirurgicales ? La castration était pratiquée un peu  partout, tant officiellement dans les hôpitaux de certaines  grandes villes, pour des raisons médicales plus  ou moins valables, que clandestinement dans les officines  de campagne connues de tous. Beaucoup de barbiers  avaient ajouté à leurs multiples activités médicales  la pratique de l’orchidectomie. Aussi, la pratiquaient  des châtreurs de bestiaux, des bistourneurs,  avec des instruments plus que primitifs et dans des  conditions d’hygiène que l’on peut imaginer.

 Selon les  temoignages des eunuques, ils auraient été liés avant  opération avec des serviettes ou des traits d’attelage,  des enfants auraient été attachés en croix sur un échafaud spécial, de la même façon que quelques médecins  attachaient leurs patients pour les tailler ; dans certains  cas, des gens trop craintifs, ou des réfractaires, après  avoir été narcotisés ou énivrés auraient été roulés dans  un drap, pieds et mains liés, la tête mise dans un sac et  transportés ainsi dans une retraite écartée.


MODIFICATIONS DUES A LA CASTRATION
Quel que fût l’âge auquel la castration était réalisée,  elle entraînait des modifications profondes de l’individu.

Ceux qui étaient castrés avant l’apparition de la  puberté se faisaient remarquer par leur grande taille,  due à l’allongement des membres, contrastant avec  l’absence de caractères sexuels secondaires : pénis  petit, bourses pâles et peu plissées, poils rares ou  absents.

Ceux qui étaient castrés après la puberté perdaient  leurs poils, leurs cheveux devenaient fins, leur  peau douce, féminine.

Les eunuques étaient remarquables par leur faiblesse et  leur défaut d’activité physique et intellectuelle. Ils  avaient la réputation d’être doux, bons avec les enfants  et les animaux, fidèles à leur maître, mais de ne pas être  courageux. Les uns restaient minces, les autres avaient  tendance à grossir, pouvant gonfler comme les  matrones. Ils vieillissaient  rapidement et paraissaient  plus que leur âge réel. Ils ne souffraient jamais de crise  de goutte ne devenaient jamais chauves [1].

L’ablation des testicules, lorsque l’opération avait été  faite sur de très jeunes sujets – dans tous les cas sur des  individus n’ayant pas encore acquis l’état de puberté entraînait  un agrandissement considérable du corps,  celui-ci étant envisagé dans son ensemble.

La stature  moyenne des castrés dépassait de beaucoup la stature  moyenne des individus appartenant au même groupe ethnique.

Cet allongement de la stature était dû à un allongement  considérable des jambes. Les membres supérieurs  subissaient également un plus grand développement.
 
La castration arrêtait le développement du crâne  dans ses trois dimensions principales. Les eunuques castrés  avant la puberté, avaient tous les diamètres plus petits  que les individus normaux appartenant au même groupe  ethnique. Une telle diminution cranienne sous-entendait  fatalement une diminution concomitante de l’encéphale.

La castration opérée avant la puberté augmentait la largeur  du visage ainsi que sa hauteur totale. Cependant,  certaines régions de la face ne semblaient pas obéir aux  lois de croissance générale révélées par l’anthropométrie  [10]. On constatait chez eux soit des augmentations, soit  des diminutions de grandeurs.

A côté de ces modifications de croissance s’inscrivaient  encore d’autres modifications : conservation de  la voix infantile ; douceur particulière de la peau; rides  précoces ; absence totale de pilosités viriles : barbe,  moustache, poils du pubis, poils axillaires; aspect poupin
 ; sinus frontaux très accusés; selle turcique très  développée ; os hyoïde peu développé ; large bassin ;  fort diamètre bitrochantérien ; faible diamètre biacromial
; développement adipeux précoce ; cheveux abondants  ; et, chez les hommes âgés, ventre gros, jambes  massives, parfois pieds oedématiés, etc. [7].

Chez les eunuques castrés tardivement, la castration  tardive n’avait pas modifié la stature. Elle avait entraîné  un développement exagéré des seins et de la saillie  des fesses [11].

Ces castrés tardifs vieillissaient très  vite comme leurs congénères, castrés précoces. Ils
étaient prématurément ridés et avaient rapidement l’apparence  de vieilles femmes. Cela n’empêchait pas la  présence d’eunuques dans l’armée et l’administration  de Byzance.






REFERENCES:

1.ANDROUTSOS G., MARKETOS S., La castration à travers les âges.
Andrologie,1993, 3, 61-66.

2. BARBIER P. Histoire des castrats. Paris, Grasset & Fasquelle, 1989,


3. EL GUINDY M. Les eunuques. Etude anatomo-physiologique et
sociale. Thèse, Faculté de Médecine et de Pharmacie de Lyon, No
43, 1910.

4. ERLICH M., La mutilation. Paris, Presses Universitaires de France,
1990, pp. 72-83.

5. FELIX C.H., Recherches sur l’excision des organes génitaux chez
l’homme. Lyon, 1883.

6. GODARD E.,Observations médicales et scientifiques Egypte et
Palestine. Paris, Baillière, 1867,11-17.8

7. HAZARD J., PERLEMUTER L., L’homme hormonal. Paris, Hazan,
1995, pp. 98-100.

8. MATIGNON J.J. Eunuques du Palais impérial de Pékin. Arch. clin. de
Bordeaux, 1896, 5, 5, p.194-199.9

9. PELIKAN, Gerichtl ich medicinisch e untersuchungen über das
Skopzenthum im Russlan. Giessen, 1876, pp. 34-37.

10. PIRCHE J. De l’influence de la castration sur le développement du
squelette. Lyon, Stock, ,1902, p.6.

11.PITARD E, La castration chez l’homme et ses modifications morphologiques.
Paris, Masson, 1934, pp. 323-327.

12. RAPAPORT J., Introduction à la psychopathologie collective: La
secte des Skoptzy. Paris, Erka, 101.


13. ZAMBACO P. Les eunuques d’aujourd’hui et ceux de jadis. Paris,
Masson, 1911, pp. 22-45.

14. ZERVOS SK., La transplantation des testicules. Athènes, Iatriki
Proodos, 1935, pp. 22-45.





Georges Androutsos, Stéphane Geroulanos, Progrès en Urologie (2001), 11, 757-760

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Published by Perceval Le Gallois - dans Histoire
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