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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 14:37

C'est en étudiant une espèce de coccolithophore particulière,
Emiliana huxleyi, cousine de celle ci-dessus,
que les chercheurs du CNRS ont trouvé une origine possible à la sexualité


Des chercheurs du CNRS proposent une idée étonnante: la sexualité aurait trouvé son origine dans unestrategie de lutte d'un micro-organisme marin contre une menace biologique.

Et si la sexualité était apparue à la suite d'une guerre dans les océans ? C'est l'étonnante hypothèse des chercheurs du laboratoire "Adaptation et diversité en milieu marin", à Roscoff. En se penchant sur la vie d'Emiliania huxleyi, un organisme marin unicellulaire, Colomban de Vargas et ses collègues de l'équipe "Évolution du plancton et paléocéans" ont fait une curieuse découverte: lorsqu'elle est attaquée par un virus, la bestiole change littéralement de corps et devient ainsi totalement invisible à son ennemi.

Quel rapport avec la sexualité ? Eh bien, la transformation la fait passer d'un stade dit diploïde, c'est-à-dire avec deux lots de chromosomes, comme la grande majorité de nos cellules, à un stade haploïde, avec un seul lot de chromosomes. Tout comme nos spermatozoïdes et nos ovules, issus du passage de cellules diploïdes à un stade haploïde, et qui fusionnent ensuite pour donner un nouvel être humain formé à nouveau de cellules diploïdes.

Les biologistes sont parvenus à cette thèse un peu accidentellement. "À l'origine, nous nous intéressions à Emiliana huxleyi, dont l'ancêtre serait apparu dans les océans il y a environ un milliard d'années, pour mieux comprendre sa physiologie, raconte Colomban de Vargas. Mais un jour , un de nos étudiants en thèse, Miguel Frada, a noté la présence de cellules nageant – un peu comme les spermatozoïdes – dans le milieu de culture ." En y regardant de plus près, les chercheurs ont noté avec surprise que ces cellules inédites possédaient exactement les mêmes gènes que la forme classique du micro-organisme, mais en un seul lot et non en deux.

Par ailleurs, ils ont observé la présence de virus EhVs (pour Emiliania huxleyi Viruses), réputés pour décimer les populations gigantesques d'Emiliania huxleyi, des masses laiteuses visibles depuis l'espace. Un lien de cause à effet ? Oui: les tests effectués par Miguel Frada montrent clairement que les virus déciment les cellules diploïdes tout en forçant leur transformation en cellules haploïdes. "Alors totalement invisibles aux virus – car elles présentent une surface impénétrable –, ces cellules permettraient à l'espèce de vivre en paix en attendant la dilution des virus par les courants océaniques", détaille Colomban de Vargas.

D'un point de vue évolutif, cette parade, d'où serait issue la sexualité, aurait permis aux premiers êtres vivants d'échapper à une lutte perpétuelle avec les virus et de pouvoir, ainsi, évoluer en des organismes plus complexes et performants, formés de plusieurs cellules. Et les chercheurs de la baptiser "stratégie du chat du Cheshire", du nom du célèbre chat d'Alice au pays des merveilles, capable de disparaître à volonté pour échapper à l'ordre de décapitation de la Reine de cœur.



©TechnoScience
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 18:00





La plus vieille maman du monde est... un poisson. Son fossile, âgé de 380 millions d'années, a été retrouvé en Australie, avec à l'intérieur de l'abdomen un embryon encore attaché au cordon ombilical. Il s'agit de la trace la plus ancienne de reproduction vivipare, ce qui implique également une forme de copulation interne, les gamètes devant se rencontrer dans le corps de la mère.


Materpiscis attenboroughi tire d'ailleurs son nom de cette caractéristique exceptionnelle. Le nom de genre signifie mère poisson et celui d'espèce est un clin d'oeil à sir David Attenborough, naturaliste britannique qui a découvert la formation de Gogo où a été retrouvé le spécimen. Il s'agit d'un immense lagon fossilisé, à l'ouest de l'Australie, parsemé de milliers de nodules de carbonate de calcium contenant des fossiles conservés en trois dimensions.


S'il ne mesure qu'une dizaine de centimètres, Materpiscis attenboroughi appartient à un ancien groupe de poissons, les placodermes, dont les plus grands atteignaient cinq mètres de long. La partie antérieure de leur corps était recouverte de plaques osseuses, et ce sont également les premiers vertébrés dotés d'une véritable mâchoire. A ce titre, ils ont été surnommés les «dinosaures des mers».


Des indices, comme des nageoires pelviennes proches de celles que les requins utilisent pour copuler, indiquaient que certains placodermes pouvaient avoir adopté un mode de reproduction interne. Le fossile retrouvé en constitue la première preuve directe. Elle serait d'ailleurs passée inaperçue sans l'obstination de deux chercheurs qui ont voulu passer «un dernier coup d'acide» sur le fossile afin de dégager les structures osseuses de leur gangue de calcaire.


C'est à ce moment-là qu'ils ont vu apparaître les minuscules os de l'embryon, notamment une mâchoire de 4 millimètres et une structure calcifiée pouvant être le sac vitellin. Des fragments d'os avaient déjà été retrouvés à l'intérieur de poissons du même groupe mais les spécialistes pensaient qu'il devait s'agir de cas de cannibalisme, les os présentant des traces de digestion par du suc gastrique.

 

Repères

LES TROIS MODES DE REPRODUCTION

VIVIPARITE : une espèce est vivipare lorsque sa progéniture se développe dans l'utérus et qu'il existe des échanges nutritifs avec la mère. La présence d'un cordon ombilical chez Materpiscis attenboroughi plaide en faveur d'un tel mode de reproduction.

OVOVIVIPARITE : une espèce est ovovivipare lorsque les oeufs incubent et éclosent dans le ventre de la mère, sans relation nutritive avec celle-ci.

OVIPARITE : une espèce est ovipare lorsque les femelles pondent des oeufs fécondés dont la croissance embryonnaire se terminera hors de l'organisme maternel.

 




©Sciences&Avenir

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 13:40

De nouveaux fossiles de placodermes contenant des embryons prouvent que ces poissons archaïques se reproduisaient bien par fécondation interne.

Reconstitution d'un placoderme et de ses organes reproducteurs par Peter Trusler, Museum Victoria.

Reconstitution d'un placoderme et de ses organes reproducteurs par Peter Trusler, Museum Victoria.

Découvrir des indices concernant le mode de reproduction sur des fossiles est plutôt rare. Bien que la preuve d’une fécondation interne
ait déjà été faite chez un petit groupe de placodermes, cette nouvelle découverte confirme que ce mode de reproduction était répandu chez ces poissons.

C’est en effet plusieurs embryons qui ont été extraits de fossiles d'Incisoscutum ritchiei, un petit placoderme d’une dizaine de centimètres de long. Cette découverte, publiée dans la revue Nature, constitue la première preuve de viviparité chez cette espèce. 

Les embryons, vieux de 380 millions d’années proviennent de la formation de Gogo. Il s'agit d'un immense lagon fossilisé, à l'ouest de l'Australie, parsemé de milliers de nodules de carbonate de calcium contenant des fossiles conservés en trois dimensions. 

S'il ne mesure qu'une dizaine de centimètres, Incisoscutum ritchiei appartient à un ancien groupe de poissons, les placodermes, dont les plus grands atteignaient cinq mètres de long.

La partie antérieure de leur corps était recouverte de plaques osseuses, et ce sont également les premiers vertébrés dotés d'une véritable mâchoire. A ce titre, ils ont été surnommés les «dinosaures des mers». Des indices, comme des nageoires pelviennes proches de celles que les requins utilisent pour copuler, indiquaient que certains placodermes pouvaient avoir adopté un mode de reproduction interne.



©Sciences&Avenir




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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 17:00

 

Le petit crâne du Raptorex découvert, comparé à celui de son grand frère le T.Rex (Paul Sereno)
Le petit crâne du Raptorex découvert, comparé à celui de son grand frère le T.Rex (Paul Sereno) (AFP)

Le fossile de l’ancêtre nain du plus grand des tyrannosaures a été retrouvé en Chine. Il s’agit de l’exemple unique d’un animal de petite taille qui présentait déjà tous les traits de ses descendants.


Le squelette fossilisé d’un dinosaure T.Rex miniature découvert en Chine s’avère la réplique exacte de son descendant, l’un des plus grands carnivores de l’histoire de la planète, une découverte étonnante selon les paléontologues qui l’ont étudié, et publié sa description dans la revue Science du 18 septembre. Ce nouveau T-Rex, baptisé Raptorex kriegsteini, qui mesurait trois mètres de long pour un poids d’une soixantaine de kilos, remonte à au moins 125 millions d’années, soit des dizaines de millions d’années avant l’apparition des T-Rex de grande taille.


Il s’agit d’un exemple unique d’un animal de petite taille qui avait déjà tous les traits physiologiques de ses descendants dont la masse était dans ce cas cent fois plus grande, explique Paul Sereno, paléontologue à l’Université de Chicago (Illinois, nord), principal co-auteur de cette recherche. «C’est étonnant car aucun autre exemple ne me vient à l’esprit d’un animal qui était déjà la copie exacte de ce que ses descendants allaient devenir» avec une taille beaucoup plus grande, observe-t-il.

Un odorat très développé


Tout comme le T-Rex, le Raptorex était un bipède doté d’un crâne massif, démesuré par rapport à son torse et équilibré par une queue longue et lourde. Il avait une mâchoire puissante, de petits bras et était aussi doté de membres postérieurs musclés qui lui permettaient de courir vite.L’empreinte du cerveau du Raptorex faite par les chercheurs montre que l’animal avait des bulbes olfactifs surdimensionnés qui lui donnaient un odorat très développé, tout comme le T.Rex.


«Il avait déjà tous les traits de la famille des tyrannosaures, ne laissant à ses descendants que de caractéristiques pour la plupart liées au développement de la taille», relève Paul Sereno. Le T.Rex, le plus gros des tyrannosaures et l’un des plus grands carnivores ayant vécu sur la planète, pouvait mesurer près de 15 mètres de long et peser jusqu’à quatre tonnes.


Le plus gros dinosaure carnivore


Le T.Rex a vécu entre 90 et 65 millions d’années avant notre ère, disparaissant avec tous les dinosaures et nombre d’espèces vivantes à la suite, selon l’hypothèse la plus communément avancée, de la chute d’une grosse météorite qui a bouleversé le climat terrestre. Avant l’apparition du T-Rex, le plus grand dinosaure carnivore était l’Allosaure, mesurant douze mètres de long, apparu il y a 150 millions d’années en Afrique, en Chine et en Amérique du Nord avant de connaître une extinction, laissant peut-être la voie libre aux tyrannosaures.Rien n’indique que les tyrannosaures aient éliminé les allosaures, relève Paul Sereno «car nous n’avons jamais trouvé de fossiles de grands tyrannosaures et d’allosaures ensemble».

 

C’est Henry Kriegstein, un collectionneur privé de fossiles qui, après avoir acheté à un vendeur le fossile du squelette quasiment complet du Raptorex, a signalé la découverte du T.Rex miniature au paléontologue Paul Sereno. Une fois que ce dernier et l’équipe de paléontologues auront terminé d’autres études détaillées du T.Rex miniature, ils le remettront à un musée en Mongolie, pays où le fossile avait illégalement été excavé.

 

©LeTemps.

 

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 14:01



AFP/GREG WOOD
(La péninsule du Burrup, au nord-ouest du continent australien, abrite trois cent mille pétroglyphes).



I
l s'agirait de la plus grande concentration d'art rupestre au monde. La péninsule du Burrup, au nord-ouest du continent australien, abrite trois cent mille pétroglyphes. Pourtant, ce trésor national est menacé par divers projets industriels, et fait partie de la liste des sites en danger du Fonds mondial des monuments. Samedi 20 décembre, l'association Friends of Australian Rock Art (FARA) organisera des actions de protestation en France, en Egypte et en Australie.

Ces gravures aborigènes, dont certaines seraient vieilles de 10 000 ans, ne sont pas connues depuis longtemps. Dans les années 1960, le Muséum d'Australie-Occidentale avait estimé leur nombre à quelques centaines seulement. Des compagnies minières ont alors pu s'implanter dans la région, riche en ressources naturelles. Mais depuis quelques décennies, archéologues et anthropologues se sont rendu compte de la richesse des lieux. Sur l'ensemble de l'archipel de Dampier, dont fait partie le Burrup, on compterait même un million de pétroglyphes, indications précieuses de la présence aborigène. Il s'agit de représentations de plantes et d'animaux, dont le tigre de Tasmanie, disparu du continent australien depuis 6 000 ans, mais aussi des silhouettes humaines. "C'est la plus grande galerie d'art au monde. Ces pétroglyphes présentent une grande diversité, que ce soit pour leurs thèmes, les styles, ou même les techniques utilisées. Cela suggère un degré de "liberté artistique" inconnu dans les autres sites d'art rupestre en Australie", commente Robert Bednarik, spécialiste d'art rupestre, qui a oeuvré à la reconnaissance du Burrup depuis des décennies.


UN QUART DES PÉTROGLYPHES DÉTRUIT


Malgré tout, l'industrialisation continue dans la région. Un port important a été construit et une usine de fertilisants s'est implantée. Récemment encore, le géant australien du pétrole Woodside a obtenu l'autorisation de construire sur la péninsule une usine de gaz naturel liquéfié. Pour l'occasion, Woodside a déplacé 170 roches gravées.


"La relocalisation des rochers a été faite sur un site naturel proche, sur les conseils des représentants des groupes aborigènes locaux", défend Roger Martin, porte-parole de la compagnie. Le gouvernement d'Australie-Occidentale, cherchant à encourager le boom minier dont profite l'Etat, soutient le développement d'activités industrielles dans la région.


Une position qui indigne Robert Bednarik : "24,4 % des pétroglyphes ont été détruits depuis les années 1960. Que dirait-on en France si quelqu'un suggérait de détruire un quart de la grotte de Lascaux ?" Les défenseurs du Burrup ont désormais une autre bataille à mener : bientôt, une usine d'explosifs devrait être construite à proximité. "L'endroit est dépourvu d'art rupestre, mais en cas d'explosion, cela déplacerait totalement les formations rocheuses alentour", affirme Rémi Vignals, de l'association FARA.


Depuis 2007, l'archipel de Dampier est classé au patrimoine national. Néanmoins, le site n'est pas protégé contre les vols et dégradations. Craignant la pollution et le développement de nouveaux sites industriels, plusieurs associations militent désormais pour que la péninsule du Burrup soit classée au patrimoine mondial de l'humanité.



http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/19/une-concentration-majeure-d-art-rupestre-menacee-en-australie_1133099_3244.html#ens_id=1133200

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 13:50




La science, certains débats ne finissent jamais : ainsi de la disparition des dinosaures. A quoi est due cette crise biologique, qui marque la transition entre le crétacé et le tertiaire ? A la chute d'une météorite, il y a 65 millions d'années, au large de l'actuel territoire mexicain, répond une grande majorité des scientifiques. Non : à un volcanisme intense qui sévissait à la même époque dans le Deccan, sur le territoire actuel de l'Inde, objecte une petite minorité de chercheurs. Peu nombreux, les tenants de cette théorie n'entendent pas rendre les armes. Bien au contraire. A l'occasion du congrès de l'American Geophysical Union (AGU), qui se tenait à San Francisco

(Californie) du 15 au 19 décembre, plusieurs équipes ont rendu publics de nouveaux résultats à l'appui de leur conviction.

A la fin des années 1970, Luis Alvarez (Prix Nobel de physique 1968) et son fils Walter ont l'idée de doser l'iridium dans la couche argileuse dite "K-T" qui, presque totalement dépourvue de fossiles, signale la crise biologique. Ce niveau sédimentaire se retrouve à peu près partout sur Terre, ce qui atteste du caractère global de l'événement. Les mesures des deux chercheurs montrent que l'iridium, métal très rare sur Terre, s'y trouve en abondance. En 1980, ils formulent l'hypothèse d'un impact météoritique, l'iridium étant l'une des signatures des objets extraterrestres. Quant au cratère d'impact, on le retrouve, au début des années 1990, grâce à des mesures de gravimétrie, au large du Yucatan (Mexique), non loin d'un bourg du nom de Chicxulub. Bien que gigantesque (plus de 200 kilomètres de diamètre), l'accumulation de plusieurs centaines de mètres de sédiments l'avait jusqu'alors dérobé aux regards.


L'anomalie en iridium coïncidait avec l'absence de fossiles, le cratère était découvert... l'affaire était-elle entendue ? Non. Au début des années 1980, plusieurs chercheurs proposent de regarder du côté de l'Inde et ses trapps, ces formations basaltiques étagées sur des épaisseurs de plusieurs milliers de mètres, conséquences d'un volcanisme d'une énorme intensité.


En 2004, la micropaléontologue Gerta Keller (université de Princeton) jette le trouble en annonçant que l'étude d'une carotte prélevée sur le site de Chicxulub l'amène à la conclusion que la météorite est tombée 300 000 ans avant l'extinction du "K-T" ! Elle n'a donc pas provoqué de crise biologique, et il faut chercher ailleurs la source de l'iridium accumulé dans la couche qui marque l'extinction...


Au congrès de l'AGU, la chercheuse a présenté de nouvelles analyses de séquences sédimentaires qui, selon elle, confirment ces précédentes conclusions. Celles-ci laissent bon nombre de ses pairs dubitatifs. "Ses arguments et interprétations ont été examinés en détail par de nombreux scientifiques et rejetés", dit Philippe Claeys (Vrije Universiteit Brussel), spécialiste des impacts météoritiques. "Qu'elle travaille sur les roches du cratère ou sur les matériaux éjectés et déposés aux alentours du golfe du Mexique, elle n'est à ce jour pas parvenue à convaincre la communauté géologique", ajoute-t-il.


Mais les partisans du Deccan ont de nouveaux arguments en main. En étudiant notamment la signature laissée par le champ magnétique terrestre dans plusieurs centaines d'échantillons de roches basaltiques, des chercheurs de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) sont parvenus à reconstruire la séquence des événements ayant conduit à la formation des trapps. Les écoulements de lave se sont-ils opérés de manière lente sur plusieurs dizaines de millions d'années ? "Non, répond Vincent Courtillot, directeur de l'IPGP et "volcaniste" de la première heure. La lave du Deccan nous apparaît comme une sorte de structure fractale, explique-t-il. Elle est formée de coulées regroupées en super-coulées, elles-mêmes regroupées en trois épisodes majeurs. C'est une structure à trois, peut-être quatre niveaux."


Selon ces travaux, menés par Anne-Lise Chenet et Frédéric Fluteau (IPGP), des empilements de près de 200 mètres de lave ont pu s'accumuler en quelques décennies seulement, revoyant considérablement à la baisse les estimations précédentes. Au total, ce sont trois épisodes volcaniques majeurs, relativement brefs et disjoints, qui auraient conduit à la formation de ces trapps. Le premier il y a 67,5 millions d'années, le deuxième juste avant l'extinction, il y a 65 millions d'années, le troisième 100 000 ans plus tard.


L'enchaînement chronologique des trois épisodes n'est pas le seul paramètre important. La dynamique de chacun d'eux, revue à la hausse par ces travaux, est cruciale : elle détermine l'intensité des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de dioxyde de soufre (SO2). Car, même considérables - de 10 à 150 milliards de tonnes (Gt) de SO2 émis par épisode -, ces émissions, si elles avaient été "diluées" sur plusieurs dizaines de millions d'années, n'auraient guère pu avoir d'effet massif sur la biosphère. Cet effet repose sur un mécanisme simple : le SO2 émis se transforme en particules sulfatées qui, dans la haute atmosphère, réfléchissent le rayonnement solaire, conduisent à un refroidissement général et à des pluies acides.


Ces nouvelles données feront-elles changer d'avis les "météoristes" ? Rien n'est moins sûr. Car, même si les évaluations du choc de Chicxulub ne conduisent "qu'à" des émissions de 50 à 500 Gt de SO2, celles-ci se produisent sur une échelle de temps bien plus petite. "Il est ici question d'heures, dit Philippe Claeys. En outre, Chicxulub est de loin le plus grand cratère formé depuis qu'existent des fossiles, soit 540 millions d'années. Qu'il se soit formé juste avant une des plus grandes crises de la biosphère, sans l'avoir provoquée, constituerait simplement une coïncidence incroyable."


Stéphane Foucart (San Francisco, envoyé spécial)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/20/la-double-malediction-des-dinosaures_1133484_3244.html#ens_id=1133061

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 14:25








Ohio, États-Unis - La place réservée au cerveau à l'intérieur de la boîte crânienne de dinosaures prédateurs comme le Tyrannosaurus rex aurait été très inférieure à celle réservée à des poches d'air, selon les scientifiques.


Lawrence Witmer et Ryan Ridgely, chercheurs à l'université de l'Ohio, ont examiné le crâne de cinq espèces de dinosaures, parmi lesquelles le célèbre T. rex, et modélisé en 3D les différentes cavités, distinguant celles réservées à l'encéphale de celles abritant différents volumes d'air.


Les conclusions de leurs observations sont que le volume occupé par l'air dans le crâne des dinosaures était beaucoup plus grand que celui réservé à leur cerveau.


"On sait depuis longtemps que les dinosaures avaient des cerveaux relativement petits, et on plaisantait souvent sur leur tête vide. D'une certaine façon, c'est la vérité", explique Lawrence Witmer.


Pour les chercheurs, ce volume d'air crânien pouvait alléger le poids de la tête des lézards géants de 18%. Une tête de T.rex, dont le poids est estimé à 500 kilogrammes, aurait ainsi pesé 90 kilos de plus sans air. Le volume économisé par les poches d'air aurait pu favoriser le déplacement rapide des dinosaures prédateurs, augmenter la vitesse de leurs attaques et donc, les rendre encore plus efficaces.

 

 

http://www.maxisciences.com/dinosaure/en-images-le-crane-des-dinosaures-contenait-plus-d-039-air-que-de-matiere-grise_art291.html

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 13:25
Après vingt ans de recherche, Vassil Dobrev, de l'institut français du Caire, pense avoir résolu le mystère de l'identité de celui qui a ordonné la construction du Sphinx du plateau de Gizeh, en Egypte.

Pour cela, il s'est appuyé sur le travail de sculpteurs et de géologues, a consulté des textes anciens, déchiffré des hiéroglyphes et a eu recours à des technologies de pointe.

La piste archéologique que Dobrev remonte jusqu'aux origines du Sphinx plonge dans une histoire trouble de rivalités, d'intrigues et de révolution religieuse mettant en scène un pharaon désemparé.



















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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 13:03

Scanner du crâne dans lequel il reste des morceaux de cerveau, le 12 décembre 2008


Scanner du crâne dans lequel il reste des morceaux de cerveau, le 12 décembre 2008

Photo : York Archaeological Trust/AFP/York Archaeological Trust






Un cerveau datant d'au moins deux mille ans, qui serait le plus ancien jamais déterré dans le monde, a été découvert dans le nord de l'Angleterre, ont annoncé vendredi des paléontologues.

Le cerveau de l'Age de fer a été retrouvé dans un crâne mis au jour près de la ville de York dans un site de fouilles datant d'au moins 300 ans avant J.C. Le crâne aurait servi lors d'une offrande rituelle. Selon des paléontologues, il serait le plus ancien au monde.


Rachel Cubitt, paléontologue au York Archaeological Trust, a raconté avoir senti quelque chose bouger à l'intérieur du crâne quand elle l'a découvert, avant de voir une substance jaune à l'intérieur. "Cela m'a rappelé un cours d'université sur la survie de tissus anciens de cerveaux", a-t-elle déclaré.

 

http://www.metrofrance.com/fr/article/afp/2008/12/12/cng_7a70fbba970f2765737150d27b8a8678_21/index.xml

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«En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.»

«Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin.»

«La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.»
[ Carl Gustav Jung ]