Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 00:00


Sites pornos, cybersexe : la sexualité par ordinateurs interposés compte de plus en plus d’adeptes, et vient chambouler la vie des couples installés. Enquête sur une nouvelle forme d’infidélité.


Je surfe sur la Toile depuis plus de dix ans et j’ai vite découvert que cet outil s’avère formidablement puissant pour assouvir ses vices, raconte Pascal, marié depuis vingt ans et père de trois enfants.

Tout est permis

En deux ou trois clics, on passe dans un monde où pratiquement tout est permis : vidéos pornos à profusion, pratiques variées, rayons blondes, brunes, rousses, Asiatiques, Blacks, femmes mûres, partouzeurs… tous les gabarits ; bref, le grand supermarché. » Douze millions d’internautes sont aujourd’hui connectés à domicile via le haut débit. Et pour celui ou celle qui rêve de s’offrir une petite escapade extraconjugale, les tentations sont infinies et à portée de clic. Mais pas sans risque…


Une nouvelle forme d’infidélité ?

Que ressentent ces hommes et ces femmes en pianotant sur leur clavier, alors que leur compagne ou leur conjoint dort peut-être dans la pièce à côté ou regarde la télévision ? Surfer sur des sites de rencontres, consulter sa messagerie, brancher sa webcam quand l’autre travaille ou s’occupe des enfants… Est-ce là une nouvelle forme d’infidélité ? Cliquer, est-ce tromper ? « Non, répond Alex, marié depuis deux ans. Parce que je ne rencontre jamais physiquement les femmes avec qui je “chatte”. Et lorsque je suis avec ma compagne, je ne pense qu’à elle. Et nous faisons souvent l’amour. »


Secret, culpabilité...

Damien, grand amateur de sites pornos, qui surfe pour se défouler quand sa femme n’a pas envie de faire l’amour, n’a pas non plus le sentiment de la tromper, mais avoue un sentiment de culpabilité à se masturber trop souvent devant son écran d’ordinateur. « Bien sûr que l’on peut parler d’infidélité, avance Alain Héril (auteur de "Journal d’un sexologue" Courrier du livre, 2003), psychothérapeute et sexologue. Quand, dans un couple, l’un des partenaires commence à se cacher, à consacrer du temps à un ou une autre, même via l’ordinateur, il se désinvestit de l’espace intime. Et en dépossède également celui ou celle qui vit avec lui. Les femmes que je reçois se sentent toujours trompées. Et elles imaginent leur compagnon menant une vie parallèle très riche, plus intense que celle de leur couple. D’ailleurs, ajoute-t-il, j’accueille dans mon cabinet de plus en plus de patients confrontés à un partenaire qui passe beaucoup de temps à visiter des sites érotiques sur Internet. En règle générale, les hommes surfent, les femmes viennent me consulter. » Logique : selon Catherine Solano, sexologue, « pour un homme, regarder des images excitantes est un autre monde, qui n’influence pas, ne pollue pas sa relation de couple ». Les femmes, en revanche, ont tendance à « vivre dans un seul monde où tout se mélange ».


Le clic infidèle

Pour le psychanalyste Loïck Roche, ce n’est pas celui qui surfe qui déterminera si son clic est infidèle, mais celui qui ne surfe pas. Pauline sait que son mari visite des sites pornos : « Cela ne me dérange pas tant que nous avons toujours une vie sexuelle tous les deux. A la limite, je préfère même qu’il regarde des filles faire des fellations dans des positions avilissantes et qu’il ne me demande jamais ça à moi. Je considère que cela fait partie de ses fantasmes et que c’est son monde à lui. » Pour Isabelle, en revanche, le choc a été rude. « Je me suis sentie trahie, humiliée, salie. Par ce qu’il visionnait, mais également par le fait qu’il ne m’en ait jamais parlé. Lorsque je l’ai découvert, ce fut pour moi un déclic, une prise de conscience de la profondeur du mal-être de notre couple, et cela a précipité notre séparation. »


Passage à l’acte

Bon nombre des internautes pratiquant le cybersexe ne passent cependant jamais à l’acte, ne franchissent pas la barrière du virtuel. Pascal a entretenu une liaison avec sa cybermaîtresse pendant plus d’un an sans jamais la rencontrer. Dès ses premières visites sur un site, Alex annonce qu’il est marié et qu’il ne souhaite pas de rencontres physiques, même s’il se masturbe devant d’autres femmes par le biais de sa webcam.


« Le virtuel offre une très grande protection et procure un indéniable sentiment de déculpabilisation puisqu’il n’y a pas toujours de rencontre charnelle, analyse Alain Héril. Et l’on se rassure en se disant que l’on peut y mettre fin à tout moment, simplement en déconnectant son ordinateur. Peut-on d’ailleurs parler de sexualité quand il n’y a pas de corps à corps, pas de confrontation avec l’autre ? Le cybersexe s’apparente finalement à une forme d’engagement désengagé : on va loin dans le fantasme avec l’autre, mais on ne le fait qu’avec soi. Cela induit une sexualité très narcissique, liée aux pratiques masturbatoires. »

Le fantasme tient en effet une très large place dans la pratique de tous ces internautes. Beaucoup le reconnaissent, ils ne feraient pas un dixième de ce qu’ils écrivent à leur cyberpartenaire. « Internet invite certainement beaucoup d’hommes et de femmes à exprimer un certain nombre de pulsions sexuelles, qu’ils assouviraient peut-être ailleurs, dans l’alcool ou la violence, et ces petits arrangements pulsionnels permettent de libérer la pression », souligne Jean-Marie Sztalryd, psychanalyste et responsable de l’enseignement de sexualité humaine à l’université de Paris-XIII (auteur de "L’Intime civilisé" L’Harmattan, 1994).


Mais qui dit cybersexe dit bien souvent cyberdépendance

Pascal attendait impatiemment que sa femme et ses enfants quittent la maison pour se précipiter sur son ordinateur qui, toute la nuit, avait téléchargé de nouvelles vidéos. « J’avais toujours ce besoin de jouir encore plus, une vraie drogue, besoin de ce flash de mon éjaculation. Mais la descente devenait à chaque fois plus rapide, alors j’en voulais plus, tellement plus que je me suis retrouvé à surfer chez les terribles : les SM, les zoophiles, les scatos, les bas-fonds du web… » Pour lui, le sevrage a été brutal : plus de connexion à Internet, puis plus d’ordinateur pendant plusieurs mois. Une abstinence qui lui a permis de redécouvrir une nouvelle intimité avec sa femme. « Pendant toutes ces années de surf dont elle n’a jamais rien su, nous avons toujours continué à faire l’amour. Mais aujourd’hui, nous avons redécouvert une sexualité plus ludique, plus créative. Je fais plus attention à son plaisir qu’au mien. »


Bien des couples ne résistent pourtant pas à cette intrusion du web dans leur intimité

« Quand l’un des deux partenaires commence à avoir une autre relation, même virtuelle, c’est toujours difficile à vivre. Cela remet en face de sa vie de couple, note Jean-Marie Sztalryd. Mais si des sentiments et une envie d’avancer ensemble existent encore, il est toujours possible de rebondir. La parole est alors essentielle, quitte à faire le point avec un thérapeute. Malheureusement, beaucoup de couples demeurent très silencieux. »


Valérie n’a pas hésité à interpeller son mari dès qu’elle a découvert ses fréquentations sur le web. « Ce fut une grande claque, je me suis sentie aussi trahie que s’il m’avait trompée. J’ai décidé de crever l’abcès dès le soir même. Une fois la colère passée, nous avons parlé. J’ai peu à peu compris que nos vingt-deux ans de vie commune avaient érodé notre vie de couple. Je ne faisais pas assez d’efforts, je ne le sollicitais guère pour faire l’amour. J’ai donc eu la curiosité de m’inscrire avec lui sur quelques sites, ce qui a contribué à nourrir nos fantasmes et nos envies, et à relancer un processus de séduction égaré. Notre chance était qu’il existait beaucoup d’amour entre nous et qu’il fallait seulement revenir l’un vers l’autre. » En chair et en os.


Delphine : « Je suis allée très loin dans ces rencontres »

Ce sont surtout des hommes qui ont répondu à l’appel à témoins lancé sur notre site. Une exception : Delphine, enseignante, mariée depuis dix ans et mère de deux enfants.


« A l’époque, j’étais obèse, avec un passé de boulimique. Je m’ennuyais dans mon mariage et j’avais la sensation de subir ma vie. J’ai commencé à discuter sur un forum et, rapidement, des hommes m’ont complimentée sur mes talents d’écriture. Pour la première fois, j’ai eu le sentiment que je pouvais être séduisante. Tout s’est alors enchaîné. Je dialoguais avec des inconnus ; s’ils me plaisaient, je les rencontrais l’après-midi même. Je suis toujours restée lucide car je n’attendais pas le prince charmant. Internet me donnait une sorte de surpuissance. J’étais connectée en permanence, aidée en cela par un époux qui ne voulait rien voir. Mes filles, en revanche, en ont beaucoup souffert, car je passais tout mon temps disponible devant mon écran. J’étais devenue dépendante. Je suis allée très loin dans ces rencontres, jusqu’à me retrouver attachée dans une chambre, avec deux inconnus.


Un jour, j’ai rencontré un homme différent. Il est mon amant depuis un an. J’ai tout arrêté, les “chats”, les forums, les rencontres. Mais je ne regrette rien. Je n’ai jamais été aussi authentique que dans tout ce que je racontais. Je n’endossais aucun rôle, je m’écrivais. Je suis en thérapie. J’ai compris que j’avais vécu avec ma boulimie, avec mon mari, avec Internet, avec les hommes. Aujourd’hui, j’ai envie de vivre avec moi. »


Face caméra : Notre journaliste a testé les rencontres par webcam.

« Installée devant mon ordinateur, il me suffit de taper « Rencontres par webcam » sur un moteur de recherche pour trouver mon bonheur. Je crée mon pseudo, "Chercheuse" – tant qu’à faire jouons le jeu –, je ne mets pas de photo, pas question, je clique dans la case hétéro, et c’est parti ! Une multitude de photos d’hommes s’affichent sur mon écran. En l’espace de vingt secondes, ils sont une trentaine à défiler, des hommes qui se proposent de parler, de jouir, de regarder, de se montrer…

Des messages salaces, vulgaires, explicites ou dignes du prince charmant. Je clique sur l’un d’entre eux, une fenêtre s’ouvre, « Jm69 » apparaît : environ 25 ans, torse nu, il est manifestement installé dans sa cuisine. Il entame le dialogue, je le vois réagir à la lecture de mes messages. Non, je n’ai pas de webcam, elle est en panne, en revanche, je peux le regarder. Cela a l’air de lui plaire. C’est étonnant, perturbant et très rapide. Trente secondes plus tard, il est prêt à me montrer son sexe. Je ferme la fenêtre, je passe à un autre… Lui est dans sa chambre. Habillé. Le lit défait. Au bout de trois échanges du style « Tu veux du sexe ? », je me déconnecte… Il est 11 heures du matin, un jour de semaine. A cet instant, deux cent trente-neuf hommes sont branchés sur ce site, en attente devant leur webcam. »




©Psychologie.com

Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Internet
commenter cet article
7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 18:00


Les Suédoises surfent de plus en plus sur les sites à caractère sexuel, d'après l'Institut Mondial de l'Internet. Un surfeur sur deux se rendrait sur ce genre de site.

"Il n'est pas surprenant que de plus en plus de surfeurs se dirigent sur les sites dédiés au sexe car c'est un sujet important dans notre société et Internet permet de trouver des services facilement et en toute intimité", explique Janne Elvelid de l'institut.

Depuis 2003, le pourcentage de "surfeurs du sexe" en Suède a été multiplié par six. 4% des surfeurs suédois disent consulter régulièrement des sites à caractère sexuel. La majorité d'entre eux sont des jeunes hommes âgés de moins de 25 ans, mais ils ne sont pas les seuls.

D'après cette étude, il apparaît que de plus en plus de femmes se rendent sur des sites parlant de sexe. "Nous remarquons aussi que l'utilisation d'Internet se différencie de moins en moins selon le sexe, les hommes comme les femmes recherchent le même type d'infos" ajoute Janne Elvelid.
Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Internet
commenter cet article
7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 15:00
Marc et Grégory Dorcel, dirigeants de la société d'édition de films pornographiques du même nom, le 8 septembre.
AFP/LIONEL BONAVENTURE
Marc et Grégory Dorcel, dirigeants de la société d'édition de films pornographiques.



Aux côtés du cinéma et de la musique, le X fait partie des industries les plus piratées sur Internet. Alors que le projet de loi Hadopi fait son grand retour devant l'Assemblée nationale, mardi 15 septembre, Gregory Dorcel, directeur général de l'éditeur de films X du même nom, regrette la logique de stigmatisation du consommateur. Pionnier de l'offre légale de téléchargement sur Internet, il reproche au gouvernement une profonde méconnaissance des modes de consommation sur le Web.

Quel est l'impact du piratage sur l'industrie pornographique ?


Grégory Dorcel : 90 % de nos vidéos sont consommées de manière illégale sur le Web. Pour une grosse nouveauté, sur les deux premiers mois de sortie, nous réalisons 8 000 à 10 000 téléchargements légaux pour 800 000 à 900 000 téléchargements de fichiers illégaux, d'après nos mesures. C'est simple, on ne travaille plus que sur 10 % du marché. Mais je ne veux pas jeter la pierre à Internet. Marc Dorcel réalise 18,7 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel avec un taux de croissance à deux chiffres. On représente 30 % du marché total de la VOD [vidéo à la demande] française et notre courbe de croissance suit scrupuleusement celle de l'accès au haut débit.


Les éditions Marc Dorcel ont développé un important réseau de distribution sur Internet. C'est ce qui vous permet de résister au téléchargement illégal ?


Si Marc Dorcel ne distribuait pas sur le Net et si nous n'avions pas développé fortement la VOD, la société serait mal en point. Elle n'aurait pas la possibilité d'investir en production. Nous avons mis en place une offre de VOD dès 2001, alors qu'on n'était qu'une petite PME.


Aujourd'hui, toutes nos nouvelles productions sortent simultanément en DVD, en téléchargement et en streaming [diffusion en direct sans téléchargement] sur notre site et sur les plateformes VOD de nos partenaires (Free, Orange, SFR…). A l'époque, on a pris exemple sur le marché de la musique pour comprendre ce qu'il ne fallait pas faire et comment réagir. A la vue du succès de nos offres, il semble que notre recette soit la bonne !


Les éditions Marc Dorcel se concentrent sur le marché du X haut de gamme. Est-ce un moyen de lutter contre le piratage ?


Bien entendu, les contenus gratuits et illégaux sont, dans leur très grande majorité, des contenus bas de gamme. Ils sont réalisés par des petits producteurs qui n'ont pas les moyens de se défendre ou, qui distribuent eux-même leur contenu gratuitement pour essayer de se faire connaître. Il y a donc un rejet du public pour cette masse de vidéos, toutes identiques. Le peu de contenus haut de gamme qui reste sort fortement du lot.


Pensez-vous que le projet de loi Hadopi puisse limiter l'impact du téléchargement illégal ?


C'est mieux que rien, mais le projet de loi montre une méconnaissance profonde des enjeux d'Internet et du piratage. Si on laisse à disposition sans surveillance un sac de bonbons devant des enfants, il ne comprendront pas qu'on leur tape sur les doigts s'ils en prennent. Les fichiers illégaux sont à la portée de n'importe qui en à peine trois clics. C'est normal que les consommateurs en profitent. Surtout, en accusant le consommateur, on fait passer les éditeurs de plateformes de téléchargement pour des Robin des bois, alors qu'ils réalisent des profits colossaux sur le dos des producteurs. C'est insupportable ! Pourtant, la réponse est d'une simplicité enfantine. Les gros sites pirates sont clairement identifiés. Il faut se mettre d'accord avec les fournisseurs d'accès à Internet pour couper les accès à ces sites.


Pour vous, le législateur se trompe en visant le consommateur ?


Il est important de comprendre à quel point Internet a modifié les habitudes de consommation. Les consommateurs veulent avoir tout et tout de suite et le plus facilement possible. On fait tout pour donner envie aux spectateurs de voir un film, mais tous ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas aller au cinéma doivent attendre plusieurs mois avant la sortie du DVD et encore plusieurs semaines avant la VOD. C'est un non-sens.


Les consommateurs ne comprennent pas. Le piratage, lui, est non seulement gratuit, mais il offre en plus l'accès aux films dès leur sortie en salles ! Cependant, on a tellement laissé se développer le piratage qu'on arrive aujourd'hui à une situation catastrophique pour le cinéma comme pour la musique. Le gouvernement doit intervenir pour encadrer le téléchargement illégal et permettre aux acteurs du secteur de réaliser les investissements nécessaires pour faire évoluer leurs modèles de distribution.

 

 


 

©LeMonde.fr

Mael Inizan
Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Internet
commenter cet article
7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 12:00


On pensait avoir tout vu en matière de sites de rencontres mais c'était sans compter sur l'imagination fertile des Américains! Voilà que débarquent les rendez-vous arrangés sur base... de votre ADN. D'après les entremetteurs, les gènes garantissent un mariage heureux, par contre, niveau romantisme, on repassera.


Dans le détail
Un site américain de rencontres travaille depuis 2007 avec un laboratoire d'ADN qui contrôle vos gènes afin de rechercher le partenaire qui vous convient génétiquement parlant. Ils analysent trois paires de gènes qui font partie du 'Major Histocompatibility Complex (MHC)'. Sur base de celui-ci le site garantit un pronostique personnalisé, c'est-à-dire si vous partagerez les mêmes goûts, si vous aurez une vie sexuelle épanouie et même si vous aurez des enfants en bonne santé...

Vous pensiez que ce genre de rencontres "scientifiques" allait choquer les personnes en manque d'amour ? Absolument pas! L'idée fait un carton outre Atlantique, les adeptes voyant dans ces données scientifiques une sorte de garantie pour leur avenir sentimental.


"C'est génétique"

Scientificmatch.com promet de trouver dans un délai record votre âme soeur tout en vous évitant quelques rendez-vous pénibles. Le fondateur Eric Holzle explique: "Une étude scientifique a démontré que les femmes préfèrent les hommes ayant un MHC génétiquement différent du leur. Ces hommes seront de meilleurs partenaires et ils leur donneront des enfants en meilleure santé". Les femmes qui prennent la pilule, au contraire, choisissent un homme ayant une structure génétique identique.

Eric Holzle ajoute: "Je me suis dit que c'était le moyen idéal de rencontrer quelqu'un et que cette façon de faire n'est pas pire ou moins intéressante que d'interroger quelqu'un sur ses passions ou ses films favoris".

Le site Eric Holzle - créé en 2007 - reste particulièrement cher puisque vous payerez près de 2.000 euros pour devenir membre (sans limite de temps), mais les tests ADN demandent sûrement une certaine somme.


Excessif?
Scientificmatch.com ne contrôle pas seulement les gènes des candidats, il vérifie aussi leur statut social et leurs valeurs morales. Le seul problème est qu'actuellement le site n'a pas encore beaucoup de clients, la chance de rencontrer votre moitié chimique est donc limitée. Mais des couples passent également ce test scientifique pour vérifier qu'ils sont bien compatibles et afin de voir si leurs enfants seront en bonne santé, avant de se passer la bague au doigt...

Sur le site GenePartner, qui utilise des t-shirts embaumés de sueur comme indicateurs, le travail se fait en collaboration avec des sites de socialisation, comme Facebook, car ils reconnaissent que même si les gènes aident, il est difficile de débuter une relation uniquement sur base de ceux-ci.

"La génétique peut donner de bons résultats mais si l'un habite à l'autre bout du monde ou si les âges sont radicalement différents, la chance est faible de voir une relation prendre forme", d'après Tamara Brown de GenePartner.


Tout de suite
Le créateur du site sense2love.com, Anju Rupal, est moins romantique: "De nombreuses femmes voient leur horloge interne tourner. Elles veulent des enfants et n'ont aucune envie d'attendre l'homme "de leur vie". Elles veulent un mec normal avec lequel fonder une famille et peu importe les difficultés que rencontreront leur couple, elles s'en accommoderont".

Malgré tout, cette analyse ADN ne garantit rien d'après le Professeur Philip Hedrick: "D'après moi, le MHC ne sera jamais dans le top 100 des manières de rencontrer l'homme ou la femme de sa vie. Il y a trop de choses qui entrent en compte, comme le bagage social, le caractère, la concordance chimique n'est qu'un élément parmi d'autres."




©7sur7

Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Internet
commenter cet article
24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 15:00

Un site innovant va bientôt voir le jour. Son objet? Permettre aux personnes mariées de faire de nouvelles rencontres, extra-conjugales.

L'adultère comme produit commercial, il fallait y penser. Gleeden l'a fait. Grâce au nouveau site Gleeden.com les gens mariés pourront désormais se rencontrer sans avoir à cacher leur situation de peur de n'être pas considéré. La plateforme communautaire est en effet entièrement dédiée aux hommes et femmes mariés ou en couple qui cherchent de nouvelles relations, extra-conjugales.


La plateforme communautaire Gleeden sera entièrement dédiée aux personnes mariées ou en couple.



La plateforme communautaire Gleeden sera entièrement dédiée aux personnes mariées ou en couple.

Le site ne sera actif que le 1er décembre mais les personnes intéressées peuvent d'ores et déjà s'inscrire. Gleeden compte à l'heure actuelle, et depuis dix jours seulement, environ 10 000 membres, répartis entre l'Europe (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) et les Etats-Unis, hébergeur du site. Ils sont déjà 4000 en France à avoir adhéré à ce projet novateur, dont les prix iront de 7 euros à 900 euros pour un abonnement à vie.


"L'origine de Gleeden part d'un constat: selon les statistiques, 34% des hommes mariés et 25% des femmes ont avoué avoir eu au moins une relation extra-conjugale pendant leur mariage, explique David Zuchermann, directeur de communication de Gleeden.com. Notre site a donc pour objectif de répondre aux besoins de ce type de population qui ne se retrouve pas sur Internet."


"Ce n'est pas nous qui avons inventé l'adultère"


Le marché du célibat est en effet déjà assailli par un nombre incalculable de sites qui ont tous leur spécificité. "Sur notre site, les gens mariés et en recherche de nouvelles rencontres pourront s'affirmer et ne plus être dans le mensonge", justifie David Zuchermann. Quant à savoir si le concept n'est pas un peu choquant, le directeur de communication se défend: "Ce n'est pas nous qui avons inventé l'adultère. Cela existe depuis des siècles!"


Mais Gleeden ne sera pas qu'un simple site de rencontre. Ses concepteurs veulent en faire une véritable plateforme communautaire sur laquelle les personnes pourront s'échanger des conseils, discuter de leur situation maritale, de leur envie d'adultère...


Mais sur laquelle "elles pourront également trouver du contenu", tient à préciser David Zuchermann. Des études sociologiques, avec par exemple pour thème l'avenir du couple, les valeurs d'un couple, ce qui peut mettre du piment à une relation..., seront ainsi mises en ligne "pour que les gens arrivent à se positionner et sachent ce qu'ils font", explique le directeur de communication. Une sorte de déculpabilisation? "Non, notre vocation est d'apporter de la qualité", soutient-il.


Une idée alléchante mais quelque peu déroutante. Tout en encourageant les âmes libertines à assouvir leur désir et en incitant les vertueux à sauter le pas, les rédacteurs du site ont cru bon de terminer sur cette phrase improbable: "Cultivez votre Jardin secret, votre Eden, et offrez à votre situation conjugale une nouvelle chance, un nouveau souffle et retrouvez votre sourire... Habituez-vous à être heureux!". C'était donc ça! Gleeden ne souhaite, au-delà des apparences, que vous rapprocher de votre conjoint. C'est sûr, il fallait y penser.

 

 

©lexpress

Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Internet
commenter cet article
24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 15:00

Une étude publiée par le fabricant de microprocesseurs Intel révèle que près d'une Américaine sur deux (46%) pourrait se passer de toutes relations sexuelles pendant deux semaines, mais pas d'internet. L'enquête ne précise toutefois pas la marge d'erreur des résultats obtenus.

54 % des américaines optent pout internet au profit du sexe

 Reuters

46% des Américaines optent pour internet au profit du sexe. Tel est le résultat d'une enquête menée en 2008 auprès de 2.119 adultes par l'institut Harris Interactive.

Autrement dit, 46% des femmes interrogées admettent pouvoir se passer de toutes relations sexuelles pendant deux semaines, mais pas d'internet. S'agissant de la gente masculine, seulement 30% feraient un choix similaire.

Ces résultats s'expliquent en partie par le fait que l'accès à la toile est jugé "très important", "important" ou "assez important" par 95% des Américains. 87% estiment que l'internet leur a déjà permis d'économiser de l'argent, 78% qu'il leur permet de mieux rester en contact avec leurs amis et leurs proches.

Internet supplante la télévision

Cette étude révèle en outre que la liaison internet est en tête des dépenses jugées incontournables. Elle est privilégiée par 65% des Américains, devant l'abonnement à la télévision par câble (39%), les repas au restaurant (20%), les achats de vêtements (18%) ou un abonnement à un club de sport (10%).

Dans le même ordre d'idée, une large majorité (58%) d'Américains préfèreraient renoncer à la télévision pendant deux semaines plutôt que de renoncer à l'internet pendant une semaine. L'accessibilité de nombreux films et émissions de télévision par une connexion à large bande en est l'explication majeure.
Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Internet
commenter cet article
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 18:00

Un sondage du site Retrevo.com l'affirme, près de 36% des moins de 35 ans se précipitent sur Facebook ou Twitter après du sexe. Histoire de raconter ses exploits ?


Element notable du sondage : cela concerne très majoritairement les hommes. Tiens, bizarre, bizarre...





Imaginons:


"Maxime vient de tirer son coup, la meuf à côté roupille. Touché-coulé!"


C'est chic, élégant et romantique. Je vais faire vieille France, mais quand même, ce qu'il y a de bon dans le sexe, à part le sexe, c'est aussi de passer un temps privilégié avec le chéri (que ce soit le chéri de la vie, ou le chéri de la nuit ou de l'après-midi).


Mais si on s'en va et qu'on se plonge dans son écran, où est la communication non verbale post-coïtale? Les regards, les câlins, mais aussi les discussions au lit qui rapprochent les partenaires et sont un moment de calme dans notre vie de fou ? Plus rien.


P.S : Aucun homme ne s'est jamais permis de faire ça devant moi, et c'est une bonne idée : je peux jeter les objets encombrants par la fenêtre.

 

 



Ce sondage a été réalisé en ligne par Retrevo.com auprès de 771 personnes aux Etats-Unis.
Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Internet
commenter cet article
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 18:00
I Just Made Lovepermet à l'internaute de localiser avec précision le lieu où il vient d'avoir une relation sexuelle et de le montrer au monde entier. Le site fonctionne avec les cartes de Google Maps, et l'on peut apposer sur les locations de son choix un grand nombre d'informations généralement privées.

L'adresse, le lieu exact (à l'intérieur, à l'extérieur, etc..), un commentaire et même la position pratiquée lors du rapport peuvent être indiqués. Il est aussi possible d'afficher les résultats de l'heure écoulée, de la journée ou encore du mois. Jusqu'ici, près de 12 000 lieux on été indiqués.
Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Internet
commenter cet article
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 18:00


Développé et testé par un ancien ingénieur de la NASA, le RealTouch constitue la dernière innovation en matière de sexe virtuel pour homme. Il se connecte à un ordinateur via un port USB pour se synchroniser avec un film téléchargé sur Internet et donne à son utilisateur l'illusion d'une véritable expérience sexuelle. Prix d'acquisition: 150$, disponible à partir de février.

Sur le site realtouch.com, on peut en savoir plus sur les trésors d'ingéniosité déployés pour procurer des sensations réelles:




1 : Un orifice ergonomique se dilatte et se reserre pour reproduire la sensation de la pénétration réelle.

2 : Un double système de tapis roulants permet la simulation de nombreuses positions sexuelles.


3 : Un réservoir de lubrifiant génère un niveau d'humidité naturelle.

4 : Un chauffage intégré permet d'atteindre la température du corps humain.

5 : Un servo moteur contrôle avec précision le mouvement des tapis roulants pour un maximum de sensations

Il suffit de choisir sa partenaire virtuelle (parmi une palette plutôt restreinte pour le moment)...

Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Internet
commenter cet article
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 14:45

" La passion dure trente mois"

L'amour dure-t-il vraiment trois ans, comme le proclame Frédéric Beigbeder dans un de ses ouvrages? Pour Lucy Vincent, neurobiologiste, la réponse ne fait guère de doute: oui, "nous sommes génétiquement programmés pour rester ensemble une trentaine de mois environ", constate l'auteure de La Formule du désir, paru récemment chez Albin Michel. Pourquoi cette durée? Parce que, depuis les temps préhistoriques, c'est la période nécessaire pour concevoir un enfant et l'allaiter: comme 3 % des mammifères - seulement - une femme donne en effet naissance à un être humain dépendant, vulnérable et incapable d'autonomie plusieurs mois durant. D'où la présence nécessaire de ses deux parents (c'est aussi le cas de la plupart des oiseaux) et la mise en place de différents mécanismes biologiques pour assurer cette présence.


Et si l'on reste ensemble plus longtemps, parfois même la vie entière, c'est pour des raisons sociales et culturelles, sûrement pas pour répondre à une nécessité, fût-elle hormonale, ajoute la scientifique.


Pour autant, selon que l'on est du sexe masculin ou féminin, la notion de fidélité ne renvoie pas à la même réalité. "Les modes de reproduction sont différents, les enjeux aussi", remarque Lucy Vincent: des millions de spermatozoïdes d'un côté, un seul ovule de l'autre ; une éjaculation de quelques secondes, pour neuf mois de grossesse. En regard, si la femme est sûre à 100 % que son enfant est bien le sien, l'homme, lui, n'aura jamais semblable garantie. Voilà pourquoi, sur le plan biologique, "il" ne supporte pas le moindre écart sexuel, tandis que "elle" pourra, parfois, s'en accommoder. En d'autres termes, comme le résume Lucy Vincent, "pour l'homme, l'amour, c'est le sexe. Pour la femme, c'est le contraire". Mais ajoute-t-elle aussitôt, ce qui est vrai "en général" souffre tout de même quelques exceptions....


A l'ère d'Internet, des e-mails et des SMS, de nouvelles formes d'aventures extraconjugales brouillent les frontières. Et il n'y a plus vraiment, dans ce domaine, de différence entre les sexes. Que signifie aujourd'hui être fidèle? Hommes et femmes réinventent un pacte qui a changé. A chacun le sien.



Cybersexe? "Sur les sites de rencontres Internet, j'ai l'embarras du choix !"



Cybersexe? "Sur les sites de rencontres Internet, j'ai l'embarras du choix !"


L'escapade en ligne aura duré deux mois. Tous les matins, Audrey n'avait qu'une hâte en rejoignant son bureau: ouvrir sa boîte à e-mails pour parcourir les messages de Maxime, les longs monologues rédigés durant ses insomnies. Les deux trentenaires - elle, expert-comptable à Vaucresson, lui, prof de maths à la fac de Rennes - s'étaient rencontrés à la station de taxis de la gare Montparnasse, un samedi soir. Ils avaient attendu une demi-heure côte à côte, fait connaissance, échangé leurs adresses Internet. Et ils s'étaient écrit, au début pour poursuivre la conversation, ensuite pour se raconter leur vie, enfin, dix fois par jour, pour exprimer leur attirance réciproque. Ils voulaient se revoir, mais, en attendant l'occasion, se satisfaisaient de ces échanges épistolaires jubilatoires.

Simple marivaudage en ligne? Flirt virtuel, léger, sans gravité? Bertrand en a jugé autrement: le compagnon d'Audrey a trouvé par hasard le dernier e-mail de Maxime, et il a patiemment reconstitué les échanges. Le couple a explosé. "J'ai eu beau lui répéter que je ne l'avais pas trompé, insiste la jeune femme, pour lui, peu importait que l'histoire soit restée platonique: l'essentiel, c'était que je pensais davantage à Maxime qu'à lui." Elle avait retrouvé, chez cet inconnu, le souffle romantique qui manquait désormais à son compagnon, ce jeu de la séduction tué par le quotidien. Mais, ajoute-t-elle le plus sérieusement du monde," Bertrand aurait dû y trouver son compte", puisqu'elle se sentait, grâce à son soupirant, "de meilleure humeur et bien plus épanouie à la maison"...


Que celui qui n'a jamais marivaudé par e-mail ou SMS lui jette la première pierre. "Internet, c'est du rêve, dédramatise Anne-Lise, 42 ans. Est-ce que mon mari va me blâmer si dans un rêve je m'imagine coucher avec un acteur de cinéma? Est-ce que je dois même le lui dire? Internet, c'est pareil, c'est irréel." Me Fabienne Minguet, avocate dans les Hauts-de-Seine, spécialisée dans les divorces, ne partage pas cet avis: "J'ai récemment eu connaissance de plusieurs cas où Internet avait été le déclencheur de la rupture."


Directement ou indirectement : sur la Toile, on rencontre l'homme ou la femme idéale, on joue avec le feu, on rêve de vie meilleure... ou on s'adonne au cybersexe sur les sites roses. Le Web, comme L'Ile de la tentation, serait un gigantesque vivier encourageant le libertinage et l'adultère. D'ailleurs, la fidélité, aujourd'hui, n'est-elle pas une valeur dépassée? Quand Berlusconi étale ses frasques sans perdre un électeur, quand Anne Sinclair passe l'éponge sur celles, répétées, de son mari DSK, la fidélité n'apparaît-elle pas ringarde ? Plusieurs livres publiés ce mois-ci semblent en attester : les femmes auraient rejoint les hommes dans leur traditionnel papillonnage. C'est en tout cas ce que veulent faire les héroïnes du Club des infidèles, le nouveau livre de l'Américaine Carrie Karasyov. Un pur produit de la chick lit - la version moderne du roman à l'eau de rose - certes, mais réjouissant de férocité, et non dénué de réalisme. "Mon mari et moi sommes comme deux bateaux qui traversent la nuit. Sans animosité, mais... chacun suit sa route", soupire Helen, l'une de ces quatre trentenaires ultrafriquées de Los Angeles qui vont se donner un an pour goûter à l'adultère. Dansconfidantialité assurée, de la même eau, Jessica Brody, une autre Américaine, prend plutôt le parti des épouses soupçonneuses et met à leur service une "testeuse de fidélité".

"Les moeurs évoluent moins vite que les discours"


Les chiffres, pourtant, ne reflètent que partiellement cettelibéralisation des moeurs : l'éditeur de ces deux ouvrages, Univers Poche/Fleuve noir, a commandé pour l'occasion un sondage à la Sofres, le premier de cet institut sur le sujet depuis quinze ans (1). Surprise! Ce rapport sur "Les Français et l'infidélité" fait état d'une faible augmentation du phénomène: 13 % des personnes interrogées disaient avoir été infidèles en 1994, elles sont 14 % en 2009 (18 % pour les hommes, 10 % pour les femmes).

Les moeurs évolueraient-elles moins vite que les discours, comme l'avance l'anthropologue Laurent Barry, de l'Ecole des hautes études en sciences sociales ? Ou le sondage sous-estimerait-il la réalité des pratiques ? "Le mythe d'une grande liberté sexuelle servant de ciment de l'identité conjugale a disparu, défend Robert Neuburger, psychanalyste et thérapeute de couples, auteur d'"On arrête ?... On continue ?'' Faire son bilan de couple (Payot). Depuis les années 1970, la fidélité est devenue une valeur phare."


Difficile à croire... quand "l'infidélité suinte de toutes parts en France", écrit Pamela Druckerman, auteure d'une enquête sur L'Art d'être infidèle. Paris, New York, Tokyo, Moscou (éditions Saint-Simon), qui vient de paraître. Cette journaliste américaine aligne les preuves : romans, films (dernier en date sur le sujet : Je l'aimais, actuellement sur les écrans), mythe du french lover entretenu par les incartades plus ou moins notoires de nos hommes politiques... Pourtant, les Français, statistiquement, ne seraient pas plus infidèles que les Américains. Mais les Françaises, constate Pamela Druckerman, en parlent beaucoup et semblent se laisser tenter de plus en plus fréquemment.


C'est aussi l'avis de Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste, auteur de La Danse du couple (Hachette littératures) : "L'infidélité s'homogénéise peu à peu entre les sexes. Les femmes n'ont plus de complexes sur la question. Elles vivent beaucoup plus facilement une aventure sans lendemain." Le comédien Elie Semoun en a fait les frais avec sa dernière compagne : "Dans le couple moderne, il y a la tromperie, l'infidélité, la trahison, les Texto, les portables. Et je déteste ça. Je trouve ça ignoble", déclarait-il l'année dernière à un magazine féminin, après avoir été largué.


Elles cherchent ailleurs le romantisme disparu


Emmanuelle, 45 ans, pacsée depuis une dizaine d'années, plaide pour la tolérance... réciproque : "Je n'ai jamais voulu savoir si mon conjoint avait des aventures, même quand j'ai eu des soupçons, car il n'a jamais mis notre couple en danger. J'estime maintenant que moi aussi, j'ai droit à des extras. Ils font partie de mon jardin secret et je refuse de me culpabiliser. Je continue de vivre avec mon homme, de m'investir à ses côtés, d'élever nos enfants. Où est le problème ?" Pas d'état d'âme non plus pour Liliane, 39 ans : "Mon mari buvait, il ne s'occupait plus ni de moi ni des enfants, raconte cette chargée de clientèle dans une banque de Toulouse. J'ai donc eu quelques aventures au bureau, mais c'était toujours un peu compliqué. Une copine m'a fait découvrir MSN et les sites de rencontres sur Internet. Et là, j'ai eu l'embarras du choix !" Analyse du psychiatre Jacques-Antoine Malarewicz, auteur de Repenser le couple (Livre de poche) : "De plus en plus de femmes trompent leur mari, de guerre lasse, pour trouver ailleurs la tendresse et l'attention qui font défaut dans leur couple, sans remettre celui-ci en question. Elles se rapprochent d'un vécu masculin et y voient un juste retour des choses. Or les hommes supportent encore beaucoup moins que les femmes d'être trompés."

Thierry, un informaticien lyonnais de 32 ans, en témoigne : "J'ai eu une petite aventure de rien du tout avec une collaboratrice, et ma copine l'a appris par un collègue "bien" intentionné. Elle m'a fait un peu la gueule, mais surtout elle s'est consolée sur Internet auprès d'un gentil garçon, attentif... Tellement qu'elle a fini par coucher avec lui. Je l'ai vite su, en fouillant dans son ordinateur. J'ai cru devenir fou, j'ai tout cassé à la maison. Nous avons mis du temps à nous en remettre."


Ce sexisme d'arrière-garde exaspère l'écrivaine espagnole Lucia Etxebarria, qui dissèque les rapports hommes-femmes dans ses romans : "Pourquoi notre culture considère-t-elle comme allant de soi que l'homme et la femme ont, en matière de sexualité, des sensibilités et des degrés de tolérance différents ?" demande-t-elle dans la préface d'un recueil de nouvelles qui vient de paraître, Ce que les hommes ne savent pas. Le sexe vu par les femmes (éd. Héloïse d'Ormesson).

En réalité, tout semble indiquer que de nouveaux pactes sont passés dans les couples. Le sociologue François de Singly, enseignant à Paris Descartes, confirme : "Aujourd'hui, l'infidélité passagère est ressentie comme un simple coup de canif, car elle ne remet en cause que l'exclusivité sexuelle." Le couple hétérosexuel fonctionne alors comme le couple gay. Ces nouveaux pactes hommes-femmes peuvent être tacites... ou dûment matérialisés. Certains s'offrent même le luxe d'aller à contre-courant du modèle dominant. Chrystel et Vladimir, 48 et 56 ans, ont eu, chacun de leur côté, un premier mariage, une première vie trop remplie et ils ont décidé de ne rien laisser au hasard pour réussir la seconde. Un soir de janvier, ils sont montés au troisième étage de la tour Eiffel et ont signé un "projet de vie" au sein duquel la fidélité est une clause essentielle. "La fidélité absolue, pas clintonienne", précise Chrystel, faisant allusion à la défense de Bill Clinton après son incartade, dans le bureau Ovale, avec Monica Lewinsky.


Car la définition de la fidélité est devenue floue. Où commence l'infidélité? A la relation sexuelle proprement dite ? Ou au flirt poussé, au baiser profond, au premier effleurement des lèvres... voire au marivaudage en ligne? Et l'on retrouve Internet, miroir et catalyseur de cette interrogation quasi philosophique : cliquer, est-ce tromper?


Le contrat conjugal est très variable d'un couple à l'autre


C'est peu de dire, en tout cas, que le Web se révèle l'espace de tous les possibles. "De plus en plus de conjoints jouent à se tromper l'un l'autre en fréquentant Meetic, sans passer à l'acte. Hommes et femmes se donnent ainsi le droit de cultiver la possibilité d'une rencontre", observe Jacques-Antoine Malarewicz. Pour la psychologue Dominique Devedeux, auteure de Contes de l'amour en ligne (Le Cherche-Midi), "la relation prolongée par e-mails relève surtout d'une démarche narcissique : on étale ses références culturelles et intellectuelles, il y a une surenchère dans la valorisation de soi". Les e-mails sont truffés de références chipées sur le Web et disponibles d'un clic ; plus besoin de compulser son dictionnaire des citations!


Et Dominique Devedeux de décrypter l'étape suivante, moins platonique: "L'intérêt d'Internet, c'est la quantité phénoménale de personnes disponibles, et la possibilité d'agir dans l'anonymat le plus total. Les "plans cul", pour reprendre le jargon des internautes, sont vraiment faciles. Il s'agit généralement d'aventures courtes, trois mois en moyenne, un an au maximum.

Derrière son écran, monsieur ou madame peut trouver un(e) amant(e) qui ne saura jamais son vrai nom, ni son métier." Cette dissimulation constitue aussi, en elle-même, une évolution. "Dans les années 1970, il était impératif de dire tout de suite à son partenaire qu'on l'avait trompé, dans un souci de transparence, pour se démarquer de l'hypocrisie de la morale bourgeoise, qui préférait la dissimulation, rappelle François de Singly, qui vient de publier, Les Sociologies de l'individu (Armand Colin). De nos jours, ce registre de l'authenticité a disparu. Chacun vit dans son monde, pas question d'agresser l'autre en lui révélant une trahison sans conséquence. Même chose lorsqu'on est infidèle par l'imaginaire. Or de l'imaginaire passif, on passe aisément à l'imaginaire actif via Internet."

Beaucoup de couples connaissent des difficultés à la suite d'un "marivaudage virtuel", sans passage à l'acte. Celui-ci agit alors comme le révélateur d'un malaise plus profond. "Il y a trahison au sens où quelque chose est donné à quelqu'un d'autre que le conjoint", avance Robert Neuburger. "On taxe d'"infidélité" des comportements aux implications très différentes, nuance François de Singly. La question est de savoir ce que l'on attend de son conjoint. La plupart d'entre nous avons encore besoin d'une relation unificatrice. C'est ce que j'appelle la "colle matrimoniale". Mais la courbe des divorces continue de grimper, car nos identités sont multiples et, comme nous cherchons à les exprimer au maximum, leur unification est compliquée. On cherche à concilier la liberté de soi et l'unité de soi, qui est dans la contrainte du couple fidèle."


Avec, pour corollaire, "la nécessité pour chaque couple d'inventer ses règles de fonctionnement, car elles ne sont plus imposées ni par la religion ni par les conventions sociales", analyse Serge Hefez. Il y a infidélité quand il y a accroc au contrat conjugal, or ce contrat, on l'a vu, est très variable d'un couple à l'autre. Internet y ajoute-t-il de nouvelles clauses ? Oui, aux subtilités terminologiques près, avertit Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste : "J'ai le souvenir d'une épouse furieuse de voir son mari fréquenter intensément Second Life, où pullulent les belles femmes en trois dimensions. Peut-on considérer que son mari la trompait ? Non, le terme est trompeur... Il faudrait parler de manque d'attention, au même titre que lorsque une femme est délaissée pour un match de foot.".


"La libération sexuelle n'a pas détrôné les sentiments"


Activateurs de libido, épanouisseurs de fleurs bleues, les nouveaux moyens de communication brouillent un peu plus les frontières de l'infidélité. Il n'a jamais été aussi facile de céder à la tentation, mais aussi d'y résister physiquement. "La libération sexuelle a permis l'exploration du corps mais elle n'a jamais détrôné l'importance des sentiments, souligne Serge Hefez. La peur du manque, de se tromper d'existence, est telle que la préoccupation de soi a tourné à l'obsession de soi. La passion amoureuse justifie l'existence." Rien ne vaut un SMS de trois mots pour se donner l'illusion de cette passion.


"Fidèle? Aujourd'hui, ça n'est plus qu'un nom de chien", affirmait Sacha Guitry, qui parlait d'expérience. On pourrait lui rétorquer désormais : "Infidèle ? Aujourd'hui, c'est surtout un pseudo très répandu sur le Net."

 

(1) Sondage réalisé les 8 et 9 avril 2009, auprès d'un échantillon national de 1 000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile, selon la méthode des quotas.


©lexpress








Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Internet
commenter cet article

Rechercher



«En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.»

«Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin.»

«La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.»
[ Carl Gustav Jung ]