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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 16:12





LE POINT : Quel est votre point de vue sur le développement d'un marché des médicaments stimulateurs sexuels ?


BORIS CYRULNIK : En peu de temps, à peine deux générations, nous sommes passés d'une sexualité métaphysique, sacrée - elle donnait la vie -, à une sexualité physique. Grâce à la pilule, on peut dissocier enfantement et acte sexuel. Autrefois, le plaisir était honteux ; maintenant, l'acte sexuel tend à devenir une performance musculaire. Simone de Beauvoir était furieuse de se sentir objet sexuel sous le regard de ses amants. Aujourd'hui, la femme et l'homme sont des objets sexuels.

 



LE POINT : Allons-nous vers une médicalisation du sexe ?

B. C. : C'est la poursuite du processus. Après la pilule, il y a eu la procréation médicale assistée, et maintenant le sexe chimiquement assisté. On est passé de Dieu à la prothèse. Le risque ? Dissocier acte et sentiment sexuel, cette émotion provoquée par une représentation et qui participe du plaisir. On accomplira des performances sexuelles. Mais sans sentiment. Déjà, des patientes m'ont dit que, quand leurs maris ne les sollicitaient pas, elles n'avaient pas de désir. Mais une fois que les maris les sollicitent, elles « ne peuvent plus s'arrêter », c'est l'expression qu'elles ont employée.

 


LE POINT : Quelles sont les conséquences ?

B. C. : Ces inventions, comme toute innovation technologique, modifient la représentation que l'être humain se fait de lui-même. On passe d'une culture de l'homme sacré, dans laquelle le corps était une dépouille mortelle dont on ne pouvait pas jouir, à celle d'un homme-machine. Il est alors revendiqué comme un programme d'existence d'avoir des jouissances répétées, alimentaires, vacancières ou... sexuelles. Cette image de l'homme-machine va devenir prégnante dans le discours social : on revendique le plaisir, on en fait des oeuvres d'art, des films, des livres, des publicités. Mais, et c'est un phénomène bien connu en neurophysiologie, tout plaisir qui dure conduit à la souffrance. Toute culture, donc, qui s'organise autour des plaisirs aboutit au dégoût, à l'amertume, à l'acrimonie...

 


LE POINT : Cette évolution est-elle soumise à forte pression sociale ?

B. C. : Enorme. Le sexe est l'endroit le plus civilisé de notre corps. Toute société se constitue au départ sur des interdits alimentaires et sexuels. Si l'on « détabouise » les interdits sexuels, on libère la violence ; l'être humain redevient soumis à ses pulsions. La prothèse chimique permet de réaliser ces pulsions, en dehors de tout sentiment. Une partie de la population va désormais évoluer dans ce sens. On va voir progresser le nombre d'agressions sexuelles, de viols, d'incestes. En réaction, pour se sécuriser, l'autre partie de la population risque de vouloir renforcer l'interdit.



LE POINT : Va-t-on vers l'apparition de nouveaux mythes sexuels ?

BORIS CYRULNIK : Le sexe n'est plus mythique, et c'est tout le problème. On entre surtout dans un domaine de normalité statistique. Sans que personne sache ce qu'est la norme... J'ai reçu un jour à mon cabinet un jeune homme de 27 ans qui se sentait devenir impuissant. Je lui ai prescrit un médicament destiné à combattre la maladie de Parkinson, mais qui avait aussi des effets sur l'impuissance (le Viagra n'était pas sur le marché). Peu après, comblé, il m'a dit : « Je suis à nouveau normal, j'ai six rapports par nuit alors qu'avant j'étais tombé à trois... »



LE POINT : De quelle manière ce recours chimique peut-il modifier les comportements ?

B. C. : D'une manière bénéfique quand la prothèse chimique pallie une défaillance et évite l'angoisse liée à l'échec, ce qui n'est pas rare : tout homme qui défaille prépare une future défaillance. Mais il y a aussi les effets négatifs, ces hommes qui disent « Je suis plus performant, mais je pense à autre chose pendant l'acte » , ces femmes qui soupirent « Mon mari bande, mais ce n'est pas moi qui le fais bander... »

 


LE POINT : Et, plus globalement, quelles sont les conséquences ?

B. C. : Une nouvelle organisation du couple. Jusque dans les années 70, les femmes ne pouvaient pas vivre sans les hommes. Aujourd'hui, chacun a de moins en moins besoin de l'autre. Et j'entends de plus en plus souvent des femmes dire : « Je me suis fait trois enfants. » Avec cette plomberie de la sexualité, les hommes risquent de devenir pour les femmes des godemichets ou des planteurs d'enfants. Il y aura profusion de couples en CDD ou se formant pour une rencontre sans lendemain, une jolie folie. Ce sera la fin de l'organicité du couple, qui, autrefois, liait pour la vie, en entravant le développement des personnalités.




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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 16:05




On parle aussi de vaginodynie (de "vagino-" pour vagin et "-dynie" pour douleur) mais on connaît mieux le terme vaginisme. Il désigne un problème grave, difficile à vivre. Pour la femme qui en est victime, pour son couple.




Le vaginisme est un processus psychophysiologique complexe qui interdit toute pénétration vaginale. C'est la contracture involontaire des muscles péritonéaux à l'approche d'une pénétration vaginale. Ce resserrement réflexe des muscles du plancher pelvien se produit lors de toute tentative d'insérer dans le vagin un tampon, un spéculum pour un frottis ou, bien sûr, le pénis de son partenaire. L'acte sexuel est ainsi impossible.


Le resserrement des muscles crée une douleur. Celle-ci peut varier d'un léger inconfort à une sensation de brûlure ou de déchirement aiguë. Il ne s'agit pas d'une difformité physique  les organes génitaux sont normaux.


Cette contraction involontaire rend l'examen gynécologique parfois difficile, voire impossible. La patiente exprime son refus de toute pénétration par une gestuelle de recul et de fermeture des cuisses ainsi que par une contraction involontaire des muscles qui entourent le vagin.


Le trouble s'apparente parfois à une phobie du coït. La pénétration est vécue comme un danger. Le vaginisme n'est cependant pas toujours incompatible avec la vie de couple: certains couples développent ainsi une sexualité de plaisir sans pénétration et vivent ainsi ensemble pendant plusieurs années. Souvent, c'est le désir d'avoir "leur" enfant qui les amène à consulter un médecin ou un thérapeute spécialisé pour un problème intime considéré comme gênant à exposer.

Des vaginismes

Le vaginisme est dit "primaire" s'il débute avec la vie sexuelle de la femme. Il est dit "secondaire" s'il survient après une période de vie sexuelle sans problème de pénétration.

On décrit aussi le vaginisme comme global, s'il se produit dans toutes les situations, avec tous les objets ou partenaires. Il est qualifié de situationnel s'il ne se produit que dans certaines situations, avec certains objets ou partenaires.

Primaire

Le vaginisme primaire peut avoir pour cause la non intégration par la femme du vagin dans le schéma corporel: elle connaît mal son corps et se représente son vagin comme petit, étroit ou pense avoir un hymen scléreux et épais obstruant complètement l'orifice vaginal. Elle n'a jamais regardé sa vulve à l'aide d'un miroir, ni introduit un doigt dans le vagin et, souvent, n'utilise pas de tampons périodiques.

 

L'origine peut être "culturelle". En raison d'une éducation trop rigoureuse où le sexe est réprimé, banni, où règnent de forts interdits face à la nudité, aux caresses, à la masturbation, la femme rejette l'image de son sexe associé à des sentiments de honte, de dégoût et de culpabilité.


La cause peut également être de nature traumatique avec une première tentative de rapport sexuel douloureuse ou mal vécue, des abus sexuels incestueux ou pédophiles, des violences sexuelles.


Le problème peut également être lié à des conflits inconscients ou à l'attitude ambivalente face à la venue d'un futur enfant. Dans ce cas, seule une psychothérapie analytique ou une psychanalyse permettront le traitement.


Ce trouble peut aussi être superficiel: une information sexuelle et une sexothérapie peuvent alors le régler en quelques mois.

Secondaire

Le vaginisme secondaire survient, lui, après une période de sexualité sans problème de pénétration. Il peut être conséquent à un abus sexuel, un choc affectif, à la conduite (maladresse, précipitation) du partenaire, une maladie sexuellement transmissible.

Le vaginisme secondaire peut également s'installer après une période de douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie). C'est alors un réflexe de défense face à la douleur. Une sexothérapie de couple peut permettre de retrouver détente et confiance et ainsi d'annihiler ce réflexe.

Conseils

En cas de suspicion de vaginisme, il est demandé de ne plus tenter d'avoir des relations sexuelles complètes (avec pénétration).


De manière plus générale, il est vivement conseillé se s'adresser à un médecin qui pourra éventuellement orienter la femme ou le couple vers un thérapeute spécialisé. Le thérapeute devra notamment:

  • vérifier que la femme a des connaissances anatomiques suffisantes et, éventuellement, lui fournir cette information;
  • évaluer son appréhension de la sexualité;
  • souligner le rôle du partenaire ;
  • conseiller à la femme d'explorer elle-même son corps et son sexe (notamment banaliser le toucher vaginal);
  • l'inciter par des exercices à maîtriser son activité musculaire
Dans le cas du vaginisme phobique, la femme doit apprendre à "s'approprier le pénis de l'homme" tandis que, dans le cas du vaginisme fusionnel, elle doit "régler des problèmes" avec sa mère. Des situations qui demandent un long travail.






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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 15:00

infographie[[Voir l'infographie]

Viagra, Cialis, Levitra, ces médicaments ont non seulement éliminé les problèmes d'érection, mais ont permis d'autres découvertes prometteuses, en particulier dans le domaine cardio-vasculaire.


C hez l'homme, les histoires de sexe et de coeur sont très sérieusement imbriquées : de plus en plus d'études scientifiques prouvent, en effet, l'existence de liens directs entre les troubles érectiles et vasculaires. D'ailleurs, le terme d'impuissance fait maintenant place à celui de dysfonction érectile, parfois révélatrice d'une maladie cardio-vasculaire. Les spécialistes parlent de « symptôme sentinelle ».


L'arrivée sur le marché français du Viagra, il y a plus de sept ans, puis de ses petits frères Cialis et Levitra, a transformé la vie des couples et contribué à dédramatiser (en partie) les troubles de l'érection. Mais la commercialisation de ces médicaments a surtout induit de notables changements de comportement chez les cardiologues, les diabétologues, les urologues et les psychiatres. Bref, il y a un avant et un après-Viagra, dont on ne mesure sans doute pas encore totalement l'étendue.


Certes, la plupart de ces mécanismes physiologiques - et psychologiques - de l'érection avaient été découverts avant la mise au point du Viagra ( voir encadré ). Mais les travaux réalisés avec ce produit ont permis de parfaire les connaissances et de préciser le rôle exact de la phosphodiestérase de type 5 (pde 5). « Et surtout, à l'époque, on n'imaginait pas qu'il puisse y avoir divers types de phosphodiestérases dans l'organisme, se souvient le professeur Pierre Costa, chef du service d'urologie du chu de Nîmes. Qui plus est avec des actions différentes selon les endroits. » Les spécialistes en ont dénombré onze ; certaines sont ubiquistes - présentes un peu partout - comme la pde 9 ; la 5 est concentrée dans les corps caverneux, la 6 se trouve plutôt dans la rétine et la 1 plutôt dans le coeur.


Des recherches ultérieures ont montré que les inhibiteurs de la PDE 5 agissaient sur les cellules endothéliales qui tapissent l'intérieur des vaisseaux sanguins et qui participent au contrôle de la vasodilatation. Ces découvertes ont très vite suscité l'intérêt des cardiologues. Car si le Viagra est bénéfique pour les artères de la verge, pourquoi ne le serait-il pas pour tous les vaisseaux, notamment pour les artères coronaires ?

Et là, jackpot ! « Des études montrent que la réserve coronaire, donc la capacité des coronaires de s'adapter à l'effort, augmente de 13 % quand les patients prennent ces médicaments », s'enthousiasme Pierre Costa. Une autre expérience consiste à placer un garrot serré au niveau de l'avant-bras d'un patient jusqu'à ce que sa main devienne blanche et froide, puis à le retirer et à mesurer le temps que met le sang pour irriguer à nouveau la main. Résultat : le flux sanguin est alors supérieur de 14 % chez les hommes sous Viagra.


Forts de ces constats, les cardiologues ont commencé à regarder ces traitements et les troubles érectiles d'un autre oeil. Ils ont « exploré » l'acte sexuel. « Un rapport avec sa partenaire habituelle équivaut à monter un étage ; celui avec une nouvelle compagne correspond à au moins deux étages, mais à davantage en cas de charge émotionnelle importante », déclare doctement l'un d'eux.


Pas de quoi fatiguer le palpitant. Pour en savoir plus, ils ont proposé à des couples volontaires que l'homme porte un Holter (un appareil qui enregistre en permanence l'activité cardiaque) lors de rapports sexuels. Là encore, tous ceux qui avaient passé avec succès le test à l'effort ne prenaient pas le moindre risque en se livrant à des ébats amoureux. Et ils étaient performants au lit.


A l'opposé, les spécialistes ont remarqué que l'impuissance pouvait être le signal d'alarme de problèmes vasculaires plus généraux. La « partie immergée de l'iceberg », comme l'ont défini certains. « Les artères péniennes sont les plus étroites du corps humain et elles peuvent être les premières à s'obstruer en cas d'athérosclérose », a expliqué le professeur Xavier Girerd, cardiologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, lors d'une récente conférence de presse. C'est surtout le cas chez les hommes souffrant d'hypertension artérielle, d'un excès de cholestérol, d'un diabète et chez les fumeurs. L'apparition d'une dysfonction érectile devrait alors être considérée comme un symptôme sentinelle puisqu'elle précéderait en moyenne de trois ans un infarctus du myocarde ou un accident cérébral.


Conséquence : tout homme souffrant d'impuissance devrait consulter et tout médecin suivant un homme présentant des risques cardio-vasculaires devrait l'interroger sur sa sexualité. Et lui faire subir un bilan cardiologique complet.


Les cardiologues étudient même la possibilité de prescrire du Viagra quotidiennement pendant un an, mais à faible dose, chez des patients à risque (en plus des traditionnels conseils hygiéno-diététiques). Avec l'espoir que ce médicament ait un effet bénéfique sur le fonctionnement des cellules endothéliales de tout l'organisme. D'ailleurs, c'est pour ces mêmes propriétés que la pilule bleue peut désormais être prescrite dans l'hypertension artérielle pulmonaire, y compris chez les nourrissons (cette maladie provoque un rétrécissement des vaisseaux pulmonaires et peut être responsable de défaillances cardiaques, en l'absence de traitement).


D'autre part, les spécialistes ont remarqué l'existence d'une association entre les symptômes de l'hypertrophie bénigne de la prostate et les troubles sexuels (dont l'insuffisance érectile) chez les hommes qui avancent en âge. Et, là encore, la prise quotidienne de Viagra aurait un effet bénéfique. Beaucoup d'équipes s'y intéressent.


En revanche, l'impuissance ne suscite plus guère d'études, à la différence de l'éjaculation précoce. L'explication est simple : le « marché » du dysfonctionnement érectile est largement couvert par les trois médicaments commercialisés. Mais, « effet Viagra » aidant, les équipes de recherche n'ont guère de mal à trouver des volontaires pour étudier d'autres problèmes sexuels. Manifestement, certaines inhibitions ont été définitivement levées.


Une expérience ludique. D'ailleurs, c'est le plus souvent dans une ambiance ludique que les couples ayant accepté de participer à une grande étude destinée à chronométrer le temps moyen d'éjaculation se sont acquittés de leur tâche, tranquillement, chez eux. « Les femmes, personnellement chargées d'effectuer les mesures, étaient particulièrement décontractées », raconte le docteur Sylvain Mimoun, qui a supervisé la partie française de cette enquête internationale. « Ce travail a été demandé par un laboratoire qui s'apprête à commercialiser un médicament contre l'éjaculation rapide, précise ce spécialiste qui dirige le centre d'andrologie de l'hôpital Cochin (Paris). Il avait besoin de références pour mener ses expérimentations et établir son dossier d'autorisation de mise sur le marché. » Près de 900 volontaires, en Europe, se sont prêtés au jeu.


Première partie : les partenaires, interrogés séparément, devaient évaluer le temps moyen de leurs rapports, ou plus exactement de l'acte sexuel proprement dit. « Cinq minutes », lâchent souvent les hommes, comme ils diraient « je reviens dans cinq minutes », donc pas tout de suite mais assez vite quand même. Les femmes donnent en général un temps précis... et inférieur à celui avancé par leur compagnon.


Deuxième partie : les résultats objectifs de la mesure. Il semblerait que la durée moyenne soit d'environ sept minutes chez les hommes qui ne déclarent aucun trouble et de deux minutes chez les autres. Mais « seuls » 15 % d'hommes souffrant de ce problème ont participé spontanément à ces recherches, alors que l'éjaculation prématurée est considérée par les spécialistes comme le trouble masculin le plus fréquent, susceptible d'affecter un homme sur trois.


« Attention, il ne faut pas se polariser sur les chiffres, insiste le professeur Costa. J'ai dans ma consultation des hommes qui éjaculent en moins de deux minutes dont le couple va bien et d'autres capables de "tenir" vingt minutes, mais dont la femme n'est pas satisfaite. » Ce qui explique sans doute l'évolution de la dénomination de ce problème. Les médecins ont longtemps parlé d'éjaculation précoce, puis ils ont opté pour prématurée, donc arrivant trop tôt par rapport au désir de la partenaire. Aujourd'hui, ils privilégient le terme de rapide, encore plus flou que les précédents. Et surtout, ils ne veulent plus limiter ce trouble à la seule durée de la pénétration.


« Il est impératif de tenir compte de la souffrance qu'il entraîne, chez l'homme et au sein du couple, note Sylvain Mimoun. Et il faut aussi intégrer une troisième notion, celle de la maîtrise de l'acte. L'éjaculateur rapide est un homme qui ne sent rien venir, sauf quand c'est trop tard. »


Des recherches sont menées actuellement avec des médicaments de la famille du Prozac.


Les spécialistes savent depuis longtemps que certains antidépresseurs permettent de retarder l'éjaculation. C'est même un de leurs effets secondaires positifs. En revanche, pris quotidiennement, ils émoussent le désir. D'où l'idée de sélectionner les produits à action rapide et de les prescrire une à trois heures avant un rapport. Des travaux sont en cours.

Si les premiers résultats sont confirmés, les cousins du Prozac pourraient entamer une nouvelle carrière en sexologie. Parallèlement, le Viagra et sa famille ont de bonnes chances d'effectuer un retour glorieux en cardiologie. De belles reconversions en perspective.



Pauvres mâles !

 

«L a nature n'a pas gâté les hommes, constate mi-figue mi-raisin le professeur Pierre Costa. D'abord, nous ne commandons pas nos érections. Ce n'est pas un acte volontaire, mais réflexe. Notre système nerveux orthosympathique rend toute érection impossible à un moment inopportun. Pour cela, il sécrète de la noradrénaline qui contracte les alvéoles dans la verge. Et c'est le désir qui, en bloquant le centre orthosympathique, libère ce frein puissant de l'érection. » D'ailleurs la peur de ne pas « assurer », tout stress ou pensée négative sont interprétés, par le cerveau masculin, comme des situations de danger. Avec des conséquences immédiates sur les capacités sexuelles.


A l'opposé, l'aire parasympathique joue un rôle d'accélérateur en sécrétant des médiateurs actifs, dont le principal est l'oxyde nitrique. Ils sont responsables de la production d'une enzyme qui permet l'afflux de sang dans la verge. Et donc l'érection. C'est après l'éjaculation qu'une autre enzyme, la phosphodiestérase de type 5 (ou pde 5), entre en jeu pour mettre fin à la tumescence. Les médicaments de la famille du Viagra inhibent l'action de cette dernière. En d'autres termes, ils ne provoquent pas l'érection, mais ils la font durer.




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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 14:39
La douleur pelvienne a longtemps été associée à un trouble féminin, c'est pourquoi la compréhension du traitement accuse un net retard en ce qui concerne les hommes. Les chercheurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) tentent de remédier à cette situation en cernant la cause fondamentale de la douleur sexuelle chez l'homme. Pour ce faire, les chercheurs et cliniciens ont mis sur pied une clinique multidisciplinaire sur le thème de la douleur sexuelle, destinée spécifiquement aux hommes.

Une douleur incomprise : la prostate n'est pas en cause

Jusqu'à récemment, la douleur pelvienne ressentie par un homme était diagnostiquée comme une prostatite par les urologues. Ces derniers tenaient pour acquis que ce mal était nécessairement lié à une inflammation ou à une  infection de la prostate. Pourtant, dans 90 % des cas, ce diagnostic s'avérait erroné, puisque la prostate des patients semblait saine.

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La compréhension de la douleur pelvienne chez l'homme n'en ait qu'à ses débuts et le Dr Irv Binik, directeur du service de thérapie sexuelle et de couple du CUSM et professeur de psychologie à l'Université McGill, remarque que les hommes subissent le même sort que les femmes il y quelques années.


«C'est le parallèle avec la situation qui prévalait chez la femme qui m'a frappée. Par le passé, comme les professionnels de la santé n'étaient pas en mesure de traiter la douleur pelvienne, ils avaient tendance à faire comme si celle-ci n'existait pas. De nos jours, personne n'aime traiter ces hommes au même titre qu'il y a quelques années, personne n'aimait traiter ces femmes», précise-t-il. Cette situation s'expliquerait par le fait qu'il n'existe aucun traitement simple et évident. «Le fait d'aborder ce problème selon une approche multidisciplinaire constitue une stratégie positive dont l'utilité a été démontrée, sur le plan thérapeutique, pour les femmes souffrant de douleur génitale et pelvienne», ajoute-t-il.

Des répercussions négatives au quotidien

Le SDPC a des répercussions négatives dans la vie quotidienne des hommes qui en souffrent. Lorsque la douleur se situe au niveau du périnée, des testicules ou du pénis, elle peut se répandre dans le bas du ventre, le haut des jambes et même dans le bas du dos. La douleur peut donc être ou non associée à l'activité sexuelle. Pour certains hommes, le mal se manifeste lors de la pratique d'un sport ou en travaillant, ce qui devient pénible à supporter à long terme.

Les hommes qui en sont atteints

Le syndrome de la douleur pelvienne chronique touche en majorité des hommes actifs dans la trentaine ou la quarantaine. Il est la première raison pour laquelle les hommes âgés de moins de 50 ans consultent un urologue.


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Les hommes au pris avec le syndrome connaissent de graves difficultés psychosociales, puisqu'ils font partie d'une tranche d'âge dans laquelle la plupart sont en couple ou du moins tente d'en former un. Le problème a donc des incidences dans leur rapport avec leur partenaire et peut nuire à leur vie sexuelle et affective. «Pour les hommes qui présentent un SDPC, le simple fait de craindre d'éprouver de la douleur durant les relations sexuelles peut avoir des répercussions sur les liens qu'ils entretiennent avec leur partenaire ainsi que sur leur fonctionnement, sur le plan sexuel. Il peut s'agir d'un authentique problème auquel nous avons cependant entrepris de nous intéresser», conclu le Dr Binik.




©servicevie.com
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 13:31
Un agrandissement du pénis sans passer par une lourde chirurgie ni un charlatan? L'espoir renaît pour les hommes...


Des scientifiques américains ont enfin réussi, après dix-huit ans de recherches et de tentatives, à transformer et transplanter des pénis de lapins. Cette avancée redonne espoir aux recherches en vue de réparer des pénis endommagés chez l'homme, explique la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences.

Le bon facteur de croissance
Les scientifiques ont reproduit en laboratoire les cellules des sexes de lapins, afin de pouvoir régénérer des organes abimés. Selon le chercheur Anthony Atala, c'est une combinaison parfaite entre cellules musculaires et endothéliales (celles que renferment les vaisseaux sanguins) qui a été élaborée. "Et c'est dans ces cellules que réside le vrai facteur de croissance du pénis", explique le médecin.

Six semaines
Bonne nouvelle pour les lapins testés, ils ont tous pu continuer à avoir des relations sexuelles. Quatre de ces lapins sont même devenus papas, nous dit l'histoire. Le tout après un processus de transplantation de cellules de six semaines.

Augmentation de la taille
Atala espère évidemment que cette toute nouvelle technique fera ses preuves sur les hommes. Cela permettrait, à terme, de venir en aide aux hommes souffrant de problèmes érectiles ou d'un cancer. Et évidemment, d'envisager une augmentation de la taille du pénis humain. "Dès que le tissu est greffé, l'organisme l'assimile comme étant propre à l'individu. Et une transplantation réussie promet un bon développement de l'organe", conclut Atala.




©7sur7

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 12:03



Un médicament qui a échoué dans sa fonction d'antidépresseur pourrait s'avérer être la réponse féminine au Viagra, la célèbre petite pilule bleue contre l'impuissance sexuelle, a annoncé mardi le responsable de l'équipe analysant les essais effectués sur ce traitement.
 
Les femmes ayant pris du flibanserin lorsque ce médicament était testé en tant qu'antidépresseur ont rapporté que s'il ne les avait pas aidées à retrouver le moral, le médicament avait "augmenté leur libido d'une façon appréciable", a indiqué John Thorp, l'un des chercheurs analysant les résultats de trois essais cliniques.
 
L'absence de désir est le problème sexuel cité le plus fréquemment par les femmes de 30 à 60 ans, comme le sont les troubles de l'érection chez les hommes de la même tranche d'âge, pour lesquels le Viagra est une solution efficace, selon M. Thorp.
 
"Donc là où le Viagra et d'autres traitements contre les troubles de l'érection fonctionnent sur les flux sanguins, le flibanserin agit sur le cerveau", a-t-il dit. Près de 2.000 femmes non ménopausées ont reçu du flibanserin ou un placebo pendant 24 semaines et se sont vues demander d'apporter leur témoignage sur six variables, dont le nombre de leurs relations sexuelles satisfaisantes et le niveau de leur désir sexuel.
 
Les essais ont montré qu'une dose quotidienne de 100 milligrammes par jour de flibanserin avait provoqué des "améliorations notables" de ces deux variables. Le flibanserin est encore à l'essai et n'est accessible qu'aux femmes participant à des essais cliniques.





(belga/ca)
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 13:09



Vaginisme : le vaginisme est spasme involontaire des muscles du périnée et des muscles élévateurs. Le vaginisme primaire est en rapport avec des problèmes psychologiques. Le vaginisme secondaire est une réponse conditionnée à une douleur comme vestibulodynie. L’Hypertonicité du plancher pelvien est présente, avec réduction de la capacité de décontraction.


Le traitement du Vaginisme primaire se base sur des techniques de désensibilisation permettant à la patiente de contrôler de relaxation de sa musculature. Le plancher pelvien est traité par kinésithérapie. Si la vestibulodynie est présente elle doit être traitée. Les exercices de Kegel et insertion de petits objets (seringue, doigt) dans le vagin peuvent être un bon apprentissage, et sont indolores en général.

 


 

Vestibulodynie Vulvaire est une douleur au contact du vestibule. La vestibulodynie est présente avec l’insertion du tampon ou du spéculum, et avec les premières relations sexuelles. La vestibulodynie secondaire est une douleur après une période de relations sexuelles confortables. L'infection génitale répétée, certains traitements et l'usage des contraceptifs oraux sont à l’origine de cette maladie selon certaines études. La vestibulodynie est la cause la plus fréquente chez les femmes âgées de moins de 50 ans.


La vestibulite vulvaire est une sous catégorie de la vulvodynie, une inflammation chronique et douloureuse des structures vestibulaires. Candida et papillomavirus humain (HPV) sont parfois en cause. Le traitement peut utiliser une crème avec xylocaïne ou d’autres préparations (5% de lidocaïne dans une base neutre)appliquée au vestibule dix minutes avant et après le rapport sexuel. Des crèmes contenant lidocaïne et prilocaïne sont disponibles. Il existe des protocoles pour un traitement à long terme.


Vulvodynie : douleur ayant la forme de brûlure, irritation sur la vulve. L’étiologie est inconnue et c’est un diagnostic d'exclusion typiquement. Le diagnostic se fait par exclusion. La patiente a une histoire de multiples traitements avec peu de résultats. Dans certains cas, les manifestations douloureuses perturbent les activités non-sexuelles

Le traitement est basé sur la xylocaïne (5 % dans une base neutre) ou crèmes (lidocaïne et prilocaïne)


Atrophie Vulvovaginale : c’est la cause la plus fréquente de la dyspareunie chez la femme ménopausée. Les symptômes incluent : douleur vaginale, brûlure post-coïtale et dyspareunie. L’examen physique montre une muqueuse vaginale mince, avec érythème diffus, ecchymoses, et raréfaction des plis vaginaux. L'atrophie Vulvaire peut être visible. Le traitement est basé sur une crème oestrogénique locale.


La crème devrait être utilisée quotidiennement pendant quatre semaines puis une à deux fois par semaine. D’autres protocoles sont disponibles. Le traitement Non hormonal incluant crèmes hydratantes et des lubrifiants est utile.


Lubrification inadéquate

La lubrification Inadéquate est une cause importante de la dyspareunie. Le manque d’œstrogène prédomine chez la femme âgée. Chez la femme jeune, la lubrification inadéquate est associée avec excitation inhibée suite à des préliminaires insatisfaisants, conflits, tensions, et certains traitements pour hypertension ou dépression.


Le traitement est d’éviter certains médicaments, d’utiliser des lubrifiants ou une thérapie de l’œstrogène. Augmenter la durée des préliminaires et retarder la pénétration jusqu'à l’excitation maximale peut améliorer la lubrification naturelle.


Diverticule Uréthral : les diverticules de l'urèthre sont caractérisés par dyspareunie et dysurie. L’examen démontre une masse tendre palpable à travers la paroi vaginale antérieure. Un scanner ou une échographie peut aider avec diagnostic. Le traitement est chirurgical.

 

La cystite interstitielle : Lésion d’étiologie inconnue qui s’associe avec urgence et fréquence urinaire, dysurie, et douleur pelvienne. La dyspareunie peut se produire dès l’insertion superficielle ou durant une pénétration profonde. La douleur de la vessie peut être provoquée par les mouvements coïtaux ou par la présence de lésions associées comme vestibulite, endométriose ou syndrome du colon irritable (30). La douleur augmente après le rapport sexuel et avant le début de règles (31, 32). Le traitement spécifique n’existe pas. (33,34)


Vulvo-vaginites Ces infections sont dues à filaments mycéliens de type candida albicans ( mycoses) ou parasite de type Trichomonas vaginalis. La douleur génitale est superficielle pouvant provoquer des douleurs pendant le rapport sexuel. Le diagnostic se base sur un frottis et sur des analyses biologiques. Le traitement est spécifique selon chaque lésion.


Vaginite bactérienne : colonisation du vagin par des bactéries de type streptocoque B. Les E.coli ne provoquent pas de dyspareunie.


Episiotomie peut être à l’origine de la dyspareunie. Un tissu de granulation ou une cicatrisation imparfaite peuvent causer une dyspareunie. Une correction chirurgicale avec périnéoplastie est curative.

 

Endométriose et adénomyose : C’est la présence d’un tissu endométrial à l’extérieur de l’endomètre. L’endométriose est responsable de la dyspareunie profonde. Le diagnostic est possible chez une patiente ayant des douleurs qui s’accentuent durant les jours du cycle. Le traitement est hormonal ou chirurgical selon l’indication.

Le prolapsus utérin peut être la cause de douleur, et peut produire une dyspareunie.


Fibromes : Les fibromes utérins sont généralement asymptomatiques, mais sources de dyspareunie en cas d'un grand myome postérieur. Le traitement est chirurgical.


Lésions des annexes : un kyste ovarien peut être responsable d’une dyspareunie profonde dont certaines patientes peuvent identifier comme «latérale ». Le traitement varie selon la pathologie, soit attente et contrôle soit chirurgie.


Adhérences pelviennes : les adhérences pelviennes consécutives à chirurgie, à l’infection ou à l’endométriose sont responsables de la dyspareunie dans certains cas.


Hypersensibilité au plasma séminal. Cette lésion se caractérise par une démangeaison post-coïtale vulvo-vaginale accompagnée d’œdème, d’érythème mais sans signes systémiques ni symptômes. Le diagnostic se fait par la disparition des symptômes après l’usage du préservatif et par les tests cutanés (35).


Plusieurs options de traitements sont disponibles incluant l’usage du préservatif ou des crèmes comportant Sodium Cromoglycate. Ces crèmes comportent les mêmes substances actives utilisées contre l’asthme. L’utilisation est intra-vaginale, 30 minutes avant les relations sexuelles(36). La désensibilisation vaginale par immunothérapie est possible (37).


Dyspareunie post-partum

L'étiologie de cette dyspareunie est inconnue. 45 % des patientes ayant une douleur à l’entrée du vagin due à une cicatrisation vulvaire alors que la douleur était non localisée dans 39 % des cas. 20 % des femmes sont dyspareuniques après une césarienne, 41 % des femmes allaitantes souffrent de dyspareunie. Le temps moyen pour la résolution d’une dyspareunie non - focale post-partum est de 5,5 mois.

 


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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 18:00


Les personnes qui ont accordé des faveurs sexuelles buccales à plus de cinq partenaires durant leur vie augmentent de 250% leur chances de développer certains cancers de la gorge par rapport à celles qui ne pratiquent pas. Combien parmi vous ne se sentent pas concernés?

Les chercheurs ont mis en évidence le rôle du papillomavirus humain dans l'augmentation inquiétante du nombre de cancers de la gorge observée depuis trente ans. Certaines variantes de ce virus se transmettent par voie sexuelle et sont par ailleures également responsables du cancer de l'utérus. D'où le lien avec la fellation et le cunnilingus, dont la pratique s'est largement démocratisée au cours des dernières décennies.

La scientifique Maura Gillison, de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health de Baltimore dans le Maryland a collecté des échantillons de sang et de salive sur plus de 100 patients atteints d'un cancer des amygdales ou de l'oropharynx (partie du pharynx à l'arrière de la bouche), ainsi que sur plus de 200 patients en bonne santé à des fins de comparaison. Elle a ainsi pu déterminer ceux qui avaient déjà été infectés par le PVH.

Tous les participants à l'étude ont fourni des informations quant à leur historique sexuel, notamment le nombre de partenaires avec lesquels il se sont engagés dans des pratiques sexuelles orales (fellation ou cunnilingus). Après avoir controllé les autres facteurs de risque tels le tabagisme ou la consommation d'alcool, l'analyse a révélé que les personnes ayant été contaminé par le PVH avaient 32 fois plus de chances de contracter un cancer de la gorge. Pour celles infectées par une forme particulièrement agressive du virus, le PVH-16, le risque est multiplié par 58. En comparaison, la consommation d'alcool ou de tabac ne font que tripler le risque.

Le lien entre les pratiques sexuelles orales et le cancer de la gorge causé par le PVH a également été démontré: Les personnes ayant eu de 1 à 5 partenaire(s) pour ce genre de pratiques doublent leurs chances d'être atteintes. Au delà de 5 partenaires, le risque est augmenté de 250%.


©Squidd/ The New England Journal of Medicine, Case–Control Study of Human Papillomavirus and Oropharyngeal Cancer

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 12:00


Les maladies vulvaires sont assez courantes, environ 15 % des patientes qui consultent un gynécologue en souffrent. On entend par vulve les parties visibles des organes génitaux féminins externes, dont le clitoris, les lèvres vaginales et l’entrée du vagin. Bon nombre de maladies différentes peuvent affecter la vulve, comme les infections, les conditions cutanées, le cancer et la douleur chronique.

Bon nombre de ces maladies présentent des symptômes faciles à diagnostiquer et à prendre en charge pour les professionnels de la santé. Un certain nombre d’entre elles pourraient ne pas présenter de symptômes visibles, rendant ainsi la détection difficile même pour un médecin chevronné. La douleur vulvaire appelée vulvodynie figure dans la littérature médicale depuis les années 1980, bien que bon nombre de médecins puissent ne jamais en avoir entendu parler. C’est pourquoi une femme qui souffre d’inconfort chronique à long terme dans la région vulvaire pourrait avoir à trouver un professionnel de la santé familier avec ces maladies pour s’assurer de recevoir un diagnostic approprié.

Quel type d’infections peut affecter la vulve?

La plupart des femmes ont déjà eu une infection aux levures. Les symptômes sont habituellement des rougeurs, des enflures et des démangeaisons. Cette condition peut être associée à une perte épaisse qui ressemble à du fromage cottage. Cependant, il est inhabituel d’avoir plus de trois infections aux levures par année. Si vous souffrez de démangeaisons vulvaires constantes, vous devriez consulter un médecin pour subir un examen. Il est fort probable que vous ayez une condition cutanée. Au nombre des autres infections courantes affectant la région vulvaire, on note les infections à l’herpès et l’eczéma marginé.

Quel type de conditions cutanées peut affecter la vulve?

Toute condition cutanée qui affecte la peau d’autres parties du corps peut également se manifester sur la vulve. Parmi celles-ci, on note l’eczéma, le psoriasis, le lichen scléreux, le lichen plan, et le lichen simplex.  Il est souvent difficile de diagnostiquer des conditions cutanées particulières, puisque bon nombre d’entre elles présentent les mêmes symptômes. Souvent, une biopsie cutanée peut être nécessaire pour en arriver à un diagnostic approprié.

Une des conditions cutanées la plus courante est la dermatite de contact irritant. Cette condition résulte d’une exposition à certains types d’agents irritants qui causent une inflammation cutanée, soit des rougeurs, des enflures et des démangeaisons. Les agents irritants courants comprennent le savon, les protège-dessous synthétiques et les assouplisseurs.


Les bonnes pratiques suivantes en matière de soins cutanés peuvent favoriser la guérison de la peau :

  • Évitez le savon. Tout savon peut assécher la peau. Envisagez de ne rincer qu’à l’eau ou de plutôt utiliser un nettoyant pour la peau.
  • Ne portez pas de protège-dessous synthétiques à tous les jours. Si vos symptômes s’aggravent à la suite de vos règles, envisagez de porter des tampons ou une coupe menstruelle. Des serviettes sanitaires et des protège-dessous 100 % coton non blanchi sont disponibles sur le marché.
  • N’utilisez pas de produits chimiques forts comme des savons antibiotiques, du vinaigre et du Lysol pour nettoyer la peau. Aucun produit ne fera disparaître les symptômes.
  • Hydratez votre peau après le bain ou une douche avec des hydratants non parfumés en vente libre et approuvés par un dermatologue.

La vulvodynie

Qu’est-ce que la vulvodynie?

La vulvodynie est définie comme étant un inconfort vulvaire qui se produit pendant plus de six mois. Les femmes peuvent ressentir une intense sensation de brûlure, une sensation d’avoir la vulve « râpée »,  des douleurs aigue et de la sensibilité pouvant affecter toute partie de la vulve. L’inconfort peut gêner leur capacité de s’asseoir, de porter des vêtements, de marcher et d’être actives sur le plan sexuel. En fait, les relations sexuelles peuvent causer des douleurs agonisantes.


Pendant un examen médical, les symptômes se font rares, lorsqu’ils sont présents. Après avoir consulté bien des médecins différents dans une tentative désespérée de détecter ce qui ne va pas, certaines femmes croient que tout est dans leur tête, ce qui n’est pas le cas. Pendant des siècles, la douleur non diagnostiquée dans la région vulvaire était perçue par les médecins comme étant une question psycho-sexuelle et on orientait souvent les femmes vers des thérapeutes sexuels. La recherche moderne nous indique que la douleur est bien réelle. Il est important de trouver un médecin compréhensif qui est au courant des conditions vulvaires.


Différents types de douleurs affectent la vulve. Les deux types les plus courants sont :

un syndrome des brûlures vulvaires ou la vulvodynie dysesthésique

Le syndrome des brûlures vulvaires est plus courant chez les femmes périménopausées ou postménopausées. Les femmes souffrent d’inconfort constant, habituellement une sensation de brûlure, qui est ressentie dans toute la région vulvaire, plutôt qu’à des endroits particuliers.  La vulvodynie dysesthésique peut être accompagnée de douleur urétrale ou rectale.

la vestibulodynie vulvaire (anciennement connue sous le nom de syndrome de la vestibulite vulvaire)

La vestibulodynie vulvaire se caractérise par une douleur au toucher du vestibule, l’entrée du vagin, qui n’est perçue que lorsque les lèvres sont séparées. Cette douleur est habituellement associée à une pression qui rend le port de vêtements serrés, la position assise ou les randonnées à vélo inconfortables. Il peut être douloureux ou impossible d’avoir des relations sexuelles et l’insertion de tampons peut causer une douleur intense. Les femmes peuvent également ressentir une sensation de brûlure, une douleur cuisante, de la rougeur ou un besoin fréquent ou soudain d’uriner, qui peuvent davantage irriter la vulve. 

Comment diagnostiquer une vulvodynie? 

Un diagnostic de vulvodynie veut dire qu’on a éliminé toutes les autres causes possibles de douleur. Malheureusement, ce ne sont pas tous les médecins qui sont familiers avec cette condition et vous pourriez devoir consulter plus d’un médecin avant d’obtenir un diagnostic.


Le médecin prendra note de vos antécédents médicaux et se penchera sur votre douleur. Il vous demandera de décrire la douleur, où elle se manifeste et si elle irradie. Il voudra savoir si quoi que ce soit atténue la douleur ou l’aggrave. Il pourrait être utile de consigner par écrit la douleur dans un journal les jours précédents votre rendez-vous de façon à pouvoir répondre aux questions du médecin le plus précisément possible.

Votre médecin effectuera un examen pelvien pendant lequel il examinera la vulve et le vagin. Il cherchera des signes visibles d’une infection ou d’une condition cutanée. Puis, il touchera différentes zones de la vulve au moyen d’un coton-tige pour tenter de déterminer les zones douloureuses.


S’il est manifeste que la peau de vulve a changé d’apparence, le médecin peut recommander le prélèvement de tissus, soit une biopsie cutanée. Si la peau semble normale, il n’y a pas de raison de subir une biopsie cutanée. Si vous subissez une biopsie, on vous administrera un antidouleur topique ou un agent anesthésique pour engourdir votre peau. Le médecin prélèvera une minuscule partie de la peau touchée (4 à 5 mm) et pourrait avoir à faire un point de suture par la suite. Tout devrait être guéri en deux semaines. Le processus en entier ne devrait pas être trop inconfortable.

Qu’est-ce qui cause la vulvodynie?

La cause exacte de la vulvodynie est inconnue. La recherche démontre qu’une des conditions suivantes pourraient causer la vulvodynie ou y contribuer :

  • infections aux levures chroniques,
  • spasme des muscles du plancher pelvien,
  • irritation des nerfs de la peau, et
  • prédisposition génétique.

Comment traite-t-on la vulvodynie?

Il n’existe pas de remède unique contre la vulvodynie, mais les options en matière de traitement sont nombreuses selon les symptômes. Vous pourriez devoir subir plusieurs types de traitement avant de trouver celui qui vous convient. Si des effets indésirables se manifestent, consultez votre médecin avant d’abandonner le traitement. Trouver le traitement, ou une combinaison de traitements, qui vous convient pourrait prendre de la patience et plusieurs essais.

Traitements contre la vulvodynie :

  • Les médicaments topiques comme la xylocaïne ou une crème à l’œstrogène peuvent être appliquées sur la zone qui cause la douleur.
  • Les médicaments pris par voie orale comme les antidépresseurs ou les anticonvulsifs sont des adjuvants de la douleur utiles pour réduire la douleur chronique.
  • La physiothérapie du plancher pelvien et la rétroaction biologique comprennent des exercices qui peuvent vous aider à prendre en charge la douleur et à la soulager. La physiothérapie réduit la tension accrue dans les muscles du plancher pelvien et soulage tout spasme musculaire associé.
  • La chirurgie peut être utile pour les femmes souffrant de vestibulodynie. La chirurgie a pour but d’exciser la peau à l’entrée du vagin.
  • Le counseling devrait accompagner toute forme de traitement. Surmonter la douleur chronique n’est pas facile. La douleur associée aux activités sexuelles affecte naturellement la façon dont une femme se sent sur le plan sexuel. Les femmes se sentent souvent embarrassées, frustrées et déprimées. La dépression peut sembler aggraver la douleur. Les femmes perdent souvent intérêt envers les activités sexuelles et ont de la difficulté à devenir excitées sexuellement. Naturellement, certaines éviteront la douleur en ayant des relations sexuelles rarement ou pas du tout. Dans les relations, cela peut avoir pour effet une perte d’intimité sexuelle entre la femme et son partenaire. Il est important pour les femmes d’être ouvertes et honnêtes envers leur partenaire au sujet de la douleur qu’elles ressentent. La sexualité devrait être une activité agréable, et non douloureuse.

Pratiquez un auto-examen vulvaire

Certaines femmes n’ont jamais examiné de près leurs propres organes génitaux. Le meilleur moyen de maintenir votre santé vulvaire est de pratiquer des auto-examens. Les médecins recommandent aux femmes âgées de plus de 18 ans, ou aux femmes actives sur le plan sexuel, de pratiquer des auto-examens de la vulve régulièrement. C’est le meilleur moyen de détecter tout type d’infection ou de trouble et, plus vous le faites tôt, plus les possibilités de guérison sont élevées.


La période idéale pour pratiquer un auto-examen de la vulve est entre les règles, tous les mois. Vous chercherez à détecter tout élément anormal, comme des changements de couleur (foncé, blanchâtre, rougeâtre), des bosses, des vésicules, des lésions, des ulcères et des verrues. Les symptômes à surveiller sont l’enflure, la sensibilité, l’irritation ou la démangeaison.

Comment procéder

  • Au moyen d’un miroir dans une main, assoyez-vous les jambes écartées et à l’aide de votre main libre, séparez les grandes lèvres, soit les lèvres externes du vagin en exposant l’orifice du vagin.
  • Vérifiez tout changement visible au niveau du mont de Vénus, soit la zone au-dessus du vagin, où se trouvent les poils pubiens. 
  • Examinez les petites lèvres, en écartant les petits plis de la peau entourant l’orifice de votre vagin, comme vous l’avez fait pour les grandes lèvres.
  • Vérifiez le périnée, soit la peau entre le vagin et l’anus.
  • Dernièrement, vérifiez la zone entourant l’orifice anal.
  • Si vous détectez quelque chose qui vous préoccupe, prenez rendez-vous avec votre médecin immédiatement. 

©Masexualité


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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 17:50

 

(Getty Images)
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L’utilisation successive de deux prototypes inopérants de vaccins réduirait d’un tiers le risque de contracter le sida. Une bonne surprise que l’on n’attendait plus.


Une bonne surprise! Et elle l’est d’autant plus que bien peu d’experts du sida l’attendaient. Pour la première fois depuis près de vingt ans, des résultats s’avèrent prometteurs sur le front du vaccin anti-sida. Hier ont été rendues publiques les données de l’essai d’un vaccin expérimental, agrégat de deux vaccins antérieurs. Cette combinaison réduirait d’un tiers le risque d’infection par le virus du sida.


Un tiers, c’est évidemment loin d’une protection totale, très loin de l’efficacité du bon vieux préservatif. Il n’empêche: ce vaccin semble induire une réponse immunitaire suffisamment forte pour que, dans certains cas, des personnes exposées au virus ne soient pas contaminées.


Comment en est-on arrivé là? Au vu des mauvais résultats de tous les essais précédents, les chercheurs ont imaginé de doubler la mise. Et de faire ainsi une première injection avec le vaccin prototype de l’entreprise française Sanofi-Pasteur, baptisé l’Alvac; puis quelques semaines plus tard, pour booster la réponse immunitaire, d’injecter un second produit, de la firme Vagen. Ni l’un ni l’autre n’ont donné de résultats probants utilisés seuls.

Depuis octobre 2003, plus de 16 000 volontaires thaïlandais hétérosexuels, venant de deux provinces, ont été intégrés à cet essai, dit de phase 3, c’est-à-dire réalisé en grandeur nature. Les volontaires, tous séronégatifs, ont été divisés en deux groupes, les uns recevant le double cocktail vaccinal, les autres un placebo. A tous ont été données, bien sûr, des consignes strictes: en particulier de ne pas avoir de relations sexuelles non protégées.


On a ensuite observé l’évolution des deux groupes. «Nous avons eu 74 infections dans le groupe dit placebo. Et 51 dans le groupe vaccin», a expliqué, hier, le docteur Jerome Kim, colonel de l’armée américaine, de l’Institut de recherche de l’armée Walter Reed, dans le Maryland, qui participait à l’essai. Une différence limitée mais bel et bien significative.


Qu’en déduire? Ce résultat déroute autant qu’il déconcerte. La plupart des chercheurs avouent ne pas comprendre pourquoi cette combinaison de vaccins fonctionne, alors que l’Alvac seul n’agit pas. De plus, les enquêteurs ont noté que, dans le cas où le virus pénètre quand même dans l’organisme, le vaccin se révèle ensuite sans action thérapeutique: les personnes contaminées ont ainsi eu autant de virus dans le sang et les mêmes atteintes du système immunitaire que des malades du VIH qui n’avaient pas été vaccinés. «Moi-même, comme d’autres, nous n’aurions pas parié grand-chose sur son degré d’efficacité», a reconnu le professeur Anthony Fauci, de l’Institut national américain des allergies et maladies infectieuses (NIAID) et personnalité incontestée dans le monde du sida.

«Bien que modeste, la réduction du risque d’infection par le VIH reste statistiquement significative», a ajouté Michel DeWilde, vice-président Recherche et développement de Sanofi-Pasteur. «L’étude est une avancée scientifique majeure», a poursuivi Jerome Kim. «C’est la première fois que l’on constate que le développement d’un vaccin sûr et efficace est possible.

Même si nous n’avons pas encore toutes les réponses actuellement, cela a des implications importantes pour l’avenir de la conception des vaccins VIH.»

En tout cas, c’est la première éclaircie dans un ciel jusqu’à présent particulièrement gris sur la question du vaccin contre le VIH. Depuis vingt ans, des grands noms de la virologie répètent que «dans dix ans, un vaccin sera possible». Mais il ne s’est rien passé, sinon une succession de déceptions. Pire, on a même assisté à des reculs.


Exemple: il y a un an tout juste, les experts attendaient beaucoup de l’essai du vaccin de la firme Merck. Ce vaccin, baptisé V520, était décrit comme très prometteur. Des tests ont été menés sur 3000 volontaires, de 18 à 45 ans. Dans un échantillon de volontaires négatifs au début de l’essai, 24 cas d’infections par le virus VIH ont été observés parmi 741 volontaires ayant reçu au moins une dose de vaccin, contre 21 parmi les 762 participants qui avaient reçu le placebo. Plus grave: dans un sous-groupe qui avait reçu deux doses, 19 cas d’infections par le VIH ont été observés, contre 11 parmi les 691 volontaires qui avaient reçu le placebo.


Bref, des résultats inquiétants qui ont contraint à arrêter l’essai prématurément. Comme si le vaccin avait pu faciliter des contaminations. Ces données avaient été une douche froide pour tous les virologues. Progressivement, on commençait à faire une croix sur l’idée même d’un vaccin.

Et voilà donc que, dans ce contexte désabusé, la nouvelle de ce double vaccin surgit. Pour autant, les questions restent entières. Faut-il aller vers des composés de vaccins? Faut-il jouer sur plusieurs cibles cellulaires? Y a-t-il d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte? Pour l’heure, ce cocktail de deux vaccins a changé de mains. Il est devenu la propriété d’une association à but non lucratif, Global Solutions of Infectious Diseases.

Les résultats complets de l’essai seront présentés lors de la conférence internationale AIDS Vaccine 2009, à Paris, le 20 octobre prochain.


©Eric Favereau.


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«En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.»

«Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin.»

«La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.»
[ Carl Gustav Jung ]