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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 15:52

Si, pour les raéliens, le clonage est la clé de la vie éternelle, pour le reste du monde, c'est une effrayante transgression. Vraie ou fausse, l'annonce de la naissance d'Eve par la secte de Raël lance un débat vertigineux.






Eve, l'enfant cloné, fracasse l'humanité. Pour la première fois depuis un milliard d'années, un humain naît conçu sans sexualité. Une révolution, un cataclysme. Désormais, on peut fabriquer des bébés sans se toucher, sans s'aimer, sans même être un fugace instant deux, un homme et une femme, pour le faire. Dupliquer des pères, copier des mères, remplacer des frères, modéliser des soeurs, tout est possible. Il suffira d'arracher une cellule de peau de l'index d'un homme - mort ou vivant - pour lui donner neuf mois plus tard un fils à son image. Son fils, son jumeau, son frère ? Son clone, en tout cas.


Eve, l'enfant cloné, on n'osait y croire, on en riait un peu, on jouait à se faire peur en se donnant des frissons de science-fiction. Or, c'est possible. L'humain cloné, si la secte des raéliens, ses étranges concepteurs, dit vrai, existe. Il respire, il regarde, il vit. C'est une fille, copie conforme de sa mère, une Américaine de 31 ans dont le mari est stérile. Eve jette à la face des six milliards d'hommes, prosaïquement conçus par les ébats de leurs parents, une avalanche de questions. Cet enfant appartient-il à la communauté humaine ? Doit-on avoir peur de ces humains clonés ? Pourquoi n'avoir pas à temps interdit le clonage reproductif ? Comment l'humanité en est-elle venue à écarter la sexualité ? Les femmes pouvant désormais se reproduire seules, pourra-t-on demain vivre sur une planète sans hommes ? Comment en est-on arrivé là ? Comment une secte d'adorateurs des ovnis a-t-elle réussi l'impensable ?

Brigitte Boisselier, chimiste de formation, la chevelure orangée et la voix mal assurée, est la porte-parole des raéliens. Le 27 décembre, elle annonce en Floride, devant un parterre de journalistes fort sceptiques, la naissance « quelque part » d'Eve, fille clonée de sa mère. Les parents, un couple anonyme d'Américains, ne souhaitent pas être présents. Le nouveau-né n'est ni montré ni photographié, son lieu de naissance demeure caché. Brigitte Boisselier suscite une grande incrédulité dans la communauté scientifique. Et l'ironie de ses concurrents, mauvais joueurs, qui, comme le gynécologue italien Severino Antinori ou le Chypriote Panos Zavos, clament qu' « il n'y a aucun événement, aucune preuve. Tout cela n'est rien d'autre que des mots » . Brigitte Boisselier, fortement soupçonnée d'imposture, affirme pouvoir fournir au monde dans les prochains jours des preuves irréfutables par le biais d'une comparaison d'ADN (voir page 46).


Qui sont, s'ils disent vrai, les premiers cloneurs, ces drôles de raéliens ? Une secte de doux dingues, fondée par Claude Vorilhon, 56 ans, alias Raël, ancien chanteur et journaliste sportif, fils adultérin d'un réfugié juif élevé par sa tante et quelques internats catholiques. Claude Vorilhon vivait paisiblement en Auvergne jusqu'au jour où, au sommet d'un volcan, un extraterrestre lui annonce que l'humanité fut fabriquée en laboratoire et exportée sur Terre. Claude Vorilhon se taille la barbe, prône la quête du plaisir sexuel, prêche, récolte des dons. Et rend visite dans l'espace à ses amis extraterrestres en 1975. De retour sur Terre, Raël en est désormais convaincu : le clonage est la clé de la vie éternelle. Aux clonés, aux cloneurs, le paradis et l'amitié des extraterrestres. Pas de quoi affoler les rationalistes, sauf qu'en trente ans Raël, tunique blanche intergalactique, dit avoir converti quelque 55 000 personnes dans 84 pays. Et amassé un imposant trésor de guerre, chaque raélien étant invité à fournir gracieusement à la secte 10 % de ses revenus. Raël et ses fidèles se sont installés au Canada, où ils obtiennent le statut fiscal d'Eglise. Entre les maquettes de soucoupes volantes et deux séances d'extase avec messages de l'au-delà, ils créent la société Clonaid aux Bahamas en 1997, deux semaines à peine après l'annonce de la naissance de la brebis Dolly.

La chimiste française Brigitte Boisselier, raélienne convaincue, prend les rênes de Clonaid, dont le siège social quitte les Bahamas sous la pression des autorités locales. Un riche avocat, Mark Hunt, accepte de financer un laboratoire aux Etats-Unis dans l'espoir de cloner son fils disparu. Il investit 500 000 dollars. En avril 2001, les autorités américaines ouvrent une enquête sur Clonaid. Des inspecteurs de la Food and Drug Administration perquisitionnent leur laboratoire secret, installé dans un lycée désaffecté de Virginie. Echaudé, Mark Hunt renonce à faire cloner son bébé. Brigitte Boisselier s'engage à ne pas poursuivre ses expériences sur le sol américain. En avril 2002, la chimiste française annonce que des embryons ont été développés jusqu'au stade du blastocyte (cinq ou six jours après la fertilisation) dans un laboratoire « situé hors des Etats-Unis » . En novembre, quelques jours après l'annonce faite par son rival italien, le professeur Antinori, Brigitte Boisselier annonce que deux Américaines, deux Asiatiques et une Européenne seraient enceintes d'embryons clonés. Un mois plus tard, elle reprend le micro. Eve est arrivée sur Terre. Raël en rit d'aise. Les extraterrestres se frottent les mains. Le monde s'indigne.

 


Pas une prouesse scientifique

En fait, la boîte de Pandore fut ouverte il y a six ans, le jour où est née Dolly, la brebis clonée par l'embryologiste écossais Ian Wilmut. Depuis, la liste des mammifères « dupliqués » n'a cessé de s'allonger. « Depuis le premier clonage réussi d'un mammifère, la communauté scientifique savait que ce serait possible un jour chez l'homme » , reconnaît Xavier Vigneau, un des chercheurs du Laboratoire de biologie du développement. Cloner un être humain n'a rien d'une prouesse scientifique. La méthode (voir encadré p. 44) est la même que celle employée pour Dolly et consorts. « Pour cloner un être humain, il suffit de 120 000 euros de matériel et d'une équipe de cinq personnes. Parmi ces scientifiques, il faut des gens qui maîtrisent les techniques de procréation médicalement assistée et d'autres qui ont travaillé sur le clonage animal » , précise Jean-Paul Renard, de l'Institut national de recherche agronomique (Inra). Plus d'un millier de scientifiques dans le monde auraient les compétences requises pour « dupliquer » un homme. Et ce sont ceux qui se sont mis au service de la folie raélienne, et de ses moyens financiers, qui ont, les premiers, franchi l'étape.


Pas une prouesse scientifique, donc, mais le fruit d'un acharnement logistique, peu regardant de la dignité humaine. Axel Kahn, généticien et directeur de recherches à l'Inserm, rappelle ainsi que la société américaine Advanced Cell Technology, en novembre 2001, annonça n'être parvenue qu'une fois sur 71 tentatives à obtenir un embryon humain cloné, dont le développement s'arrêta d'ailleurs brutalement après vingt-quatre heures. « Il faut fabriquer cent embryons clonés pour faire naître un enfant normal , précise Xavier Vigneau, chercheur au laboratoire de biologie du développement de l'Inra. Jusqu'au huitième mois, on assiste à des malformations mortelles du foetus. Si vous obtenez deux enfants vivants, l'un des deux a toutes les chances de mourir rapidement. »


La fabrication d'un clone s'apparente à une industrie. Les raéliens, peu diserts sur les méthodes employées pour parvenir à la naissance d'Eve, affirment (voir interview ci-contre) avoir obtenu un taux de réussite, peu crédible, de 50 %. En revanche, ils ont dû recruter plus d'une vingtaine de femmes pour porter chacune une réplique du bébé cloné qui vient de naître. Et plus d'une vingtaine d'autres ont subi une stimulation hormonale afin de fournir une dizaine d'ovocytes chacune. Un acte qui n'a rien d'anodin. « Cela suppose quinze jours à trois semaines d'injections et de ponctions, avec des effets secondaires : prise de poids, bouffées de chaleur... » , souligne Jacqueline Mandelbaum, responsable du laboratoire de fécondation in vitro de l'hôpital Tenon à Paris. Pour fabriquer un clone vivant, il suffit de disposer de cheptels d'hommes et de femmes, donneurs de cellules, donneuses d'ovocytes et ventres porteurs, de multiplier l'expérience en additionnant les embryons morts, les fausses couches, les avortements, les stimulations ovariennes, les prélèvements d'ovocytes. Cheptel dont dispose la secte Raël.


Si les raéliens sont peut-être les premiers, ils ne sont en tout cas pas les seuls dans cette effarante course. Les docteurs Antinori, Zavos, des équipes africaines, coréennes, russes sont sur les rangs. Quelle folie a poussé ces médecins à vouloir défier la reproduction sexuelle ? « L'intolérance croissante à des filiations non biologiques, l'acharnement procréatique » , répond le professeur Kahn. C'est un fait, depuis plus d'une vingtaine d'années, la médecine reproductive s'efforce de pallier la stérilité, surtout masculine. Et réussit à donner des enfants à des couples auxquels la biologie n'offrait aucun espoir. La stérilité n'est plus un obstacle. Fécondations in vitro, fécondation après concentration du sperme, injection intra-ovocytaire de spermatozoïdes : les techniques se multiplient, les enfants naissent, les couples stériles ne le sont souvent plus. « Ce rejet de la seule filiation par le coeur et les valeurs, proprement humaine, au profit de l'exigence d'une filiation par les gènes caractérise nos sociétés mondialisées au début du IIIe millénaire » , conclut Axel Kahn. Le clonage en est le dernier avatar.


On pourrait d'ailleurs remonter bien au-delà de ces vingt dernières années pour inscrire le clonage dans l'histoire de nos folies. Le philosophe Michel Onfray, qui rédige un livre, « Féeries anatomiques, généalogies du corps faustien », à paraître prochainement chez Grasset, rappelle ces « vieux mythes de la créature artificielle, Prométhée, Faust, Frankenstein » . L'homme fut de tout temps tenté d'en découdre avec les mystères de la création, de triompher de la fatalité biologique, de devenir maître de la vie. Et le clonage est, à cet égard, une fantastique éprouvette magique. Le cloneur n'est-il pas plus fort que la mort, puisqu'il peut à l'infini se perpétuer. Plus fort que la vieillesse, puisqu'il pourra toujours se contempler plus jeune dans le miroir du visage de son clone. « Et vous serez comme des dieux » , dit le serpent de la Genèse à Adam et Eve, qui viennent de croquer la pomme du savoir. Et de fabriquer des petits clones. Divin vertige !


Est-ce finalement si mal d'avoir trouvé un moyen autre que la reproduction sexuelle pour donner la vie ? Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, est horrifié. Il compare le clonage à « cette entreprise qui, dans sa logique, est comparable à toutes les entreprises eugéniques et même à celle, qui se croyait rationnelle et scientifique, des nazis » . Didier Sicard, professeur de médecine et président du Comité national d'éthique, est également convaincu que le clonage est une horreur. « Le clonage est une régression par rapport à l'être humain et à la reproduction sexuée. Pourquoi le hasard serait-il mieux ? Parce qu'il n'enferme pas, qu'il permet chaque fois le génie. La fabuleuse loterie génétique de la reproduction sexuelle permet à deux êtres différents de créer un être nouveau, porteur d'un destin qui n'a jamais existé. Le clonage, c'est le renoncement à l'aventure humaine, la certitude d'un enfermement misérable. » Car voilà, la reproduction sexuelle a beau être injuste - offrir des enfants à certains et pas à d'autres, donner des enfants handicapés à des génies et des enfants géniaux à des débiles -, elle a au moins le mérite de donner la vie au hasard et de permettre chaque fois la création d'un humain radicalement unique, totalement nouveau. L'inverse du clonage.


Didier Sicard, qui se dit « désespéré de l'humanité » , a beaucoup travaillé à faire interdire le clonage reproductif. Avec lui, la France et l'Allemagne se sont échinées auprès des Nations unies pour que soit adoptée, en avril 2002, une interdiction internationale. Les Etats-Unis y firent obstruction parce qu'ils souhaitaient, afin de plaire au Vatican, que soit, dans le même paquet législatif, réprimée toute tentative de clonage thérapeutique. Une obstruction acharnée. C'est ainsi que, lors du sommet mondial de bioéthique à Brasilia, en octobre 2002, Didier Sicard se fit alpaguer par la chargée des affaires éthiques à la Maison-Blanche. La communauté internationale, empêtrée dans ses dissensions, n'a donc rien fait « et assiste muette au spectacle » , déplore Didier Sicard.


Ajoutons à ces atermoiements diplomatiques la dispersion des scientifiques. Encore récemment, quelques-uns, parmi les plus médiatiques, ont cru bon de rassurer le grand public en expliquant que cloner un être humain était techniquement impossible... Si la communauté scientifique n'a pas joué du tambour, c'est par peur de voir les politiques, pressés par l'opinion, limiter ou interdire la recherche dans certains domaines, comme le clonage thérapeutique.

Il est donc là, l'enfant cloné. Va-t-il grandir, vivre ? « On peut avoir les plus grandes inquiétudes sur la santé des bébés clonés » , avertit Jacqueline Mandelbaum. Et pour cause, même si Eve était enfin présentée au public et paraissait en bonne santé, rien ne garantirait qu'elle aurait une espérance de vie normale. La plupart des animaux clonés souffrent d'obésité, d'anomalies du coeur ou des poumons et ont un système immunitaire déficient. Les scientifiques soupçonnent une erreur de programmation de la cellule du parent donneur. Une anomalie quasi impossible à détecter au stade du foetus.

 


Le rôle de l'Histoire, de l'éducation

L'humanité a-t-elle quelque raison de s'inquiéter de l'avènement du clonage ? Doit-on avoir peur de cet enfant cloné ? A cette question fondamentale, les réponses divergent. Radicalement. Michela Marzano, philosophe à l'Iresco et auteur de « Penser le corps » (paru aux PUF), s'inquiète des motivations parentales. « Pourquoi ces parents, peut-être stériles, ont-ils refusé une procréation médicalement assistée avec donneur ? Parce qu'ils veulent un enfant à eux, un enfant qu'ils espèrent maîtriser à partir de la connaissance de ses gènes. Ces parents refusent d'adopter ou d'en passer par un donneur de sperme, vécu comme un étranger. Ils sont obsédés par la pureté génétique de leur famille. C'est l'avènement de l'enfant produit et le triomphe de la folie génétique. »


Un argument que réfutent deux philosophes. Luc Ferry, d'abord, qui écrivait en décembre 1999 dans Le Point : « On dit encore que la duplication à l'identique serait contraire à la dignité humaine, qui repose sur la singularité de chaque individu. Mais c'est accorder, consciemment ou non, un poids exorbitant aux dimensions génétiques et passer sous silence la dimension épigénétique : le rôle du milieu, de l'Histoire, de l'éducation. » Craindre le clonage, c'est croire que l'homme n'est que le produit de ses gènes. Un avis que développe Michel Onfray. « Il serait temps d'arrêter de délirer sur Aldous Huxley. Cet enfant cloné pourra devenir l'inverse de ce qu'ont pensé ses parents. Il n'y a pas que la nature pour faire un homme, il y a la culture. Nous ne sommes pas réductibles à du matériel génétique. »


Une position qui débusque chez les adversaires du clonage le retour suspect d'une pensée « sociobiologique ». « Le tout-génétique est une fiction qui nie l'interaction, le milieu, les influences, le monde et les autres qui nous structurent et nous construisent essentiellement. Un être procède de son capital génétique, certes le nier conduit à des erreurs d'appréciation intellectuellement mortelles, mais il dépend aussi de son enfance, de ses parents, de son époque, de son éducation, de son milieu, du don des tiers, mais aussi des manques, des blessures et des joies, d'une histoire qui implique hommes et femmes, pères, mères, frères, soeurs, des amis, des amants, des maîtresses... Refuser cette évidence procède du même ridicule que de croire au tout-génétique » , écrit-il. Sauf qu'on pourrait, à ce point-là de la réflexion, remarquer que ce sont bel et bien les adeptes du clonage qui sont des adorateurs du tout-génétique. Sinon, pourquoi ont-ils accepté de s'embrigader dans un tel délire, si ce n'est pour perpétuer leurs merveilleux gènes et se reproduire à l'identique ? Michel Onfray en convient volontiers, persuadé que les parents cloneurs « relèvent de la psychiatrie » .



La disparition symbolique du père

En effet. Car désormais, dans les éprouvettes, vous pourrez passer commande de votre grand-père trop tôt disparu en prélevant une mèche de ses cheveux, vous faire livrer un fils tué sur la route en lui coupant un morceau de peau. Faisable, donc, la vie dupliquée à partir d'un défunt. Faisable, aussi, un clone parfait de la boulangère dont vous êtes secrètement épris, à condition de lui subtiliser une écorchure de peau. Faisable encore, un enfant par une femme seule. Un enfant absolument dénué de père, ce qui constituerait là encore une grande innovation biologique. Car voilà : l'homme, s'il souhaite se voir cloné, devra se mettre en quête d'un ovocyte donné ou acheté et s'enquérir d'un ventre hospitalier pour porter l'embryon conçu de sa cellule clonée. Bref, l'homme aura toujours besoin d'une femme pour se cloner. En revanche, les femmes ont libre loisir de se fabriquer des filles à l'infini en se prélevant des cellules et en les implantant en leur sein. On a donc mis en place un mode de reproduction non sexué, qui pourrait théoriquement déboucher sur une société sans hommes, puisque l'on n'aura plus besoin de spermatozoïdes. Audacieux renversement de la domination masculine. « Le clonage inscrit la disparition symbolique du père, remarque Michela Marzano. Les hommes deviennent des sous-produits dont on conserverait quelques exemplaires pour celles qui souhaiteraient cloner des fils. » Mais on est là dans la science-fiction, dans un monde où le clonage aurait supplanté la reproduction sexuelle, qui a - soyons raisonnables - encore quelques beaux jours devant elle. La couette est plus douillette que l'éprouvette !


Qu'on le redoute ou le célèbre, nous voici en tout cas contraints de donner l'hospitalité à cette Eve, enfant cloné arrivé sur Terre. Sera-t-elle psychiquement saine ? Parviendra-t-elle à se construire une tête à peu près rangée en n'étant l'enfant d'aucun père, le fruit d'aucune étreinte si ce n'est celle d'un apprenti sorcier et d'une tentatrice transgression ? En étant la soeur jumelle et la fille de sa mère ? Le docteur Myriam Szejer travaille au côté du père des bébés-éprouvette, René Frydman, à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart. Cette psychanalyste, présidente de l'association La Cause des bébés, ne souhaite pas s'encombrer de circonlocutions. « Il faut inventer une place pour les enfants clonés. Je suis absolument contre le clonage, mais ils sont là, donc faisons-leur une place au soleil. Je vois bien que ces enfants clonés auront de sérieux problèmes de filiation, mais il faut désormais les penser. Quant à leurs parents, disons que j'ai de la compassion pour leur souffrance. »

Louise Lambrichs, écrivain et philosophe, a publié, voilà quatre ans, un roman sur le clonage, « A ton image » (paru à L'Olivier), dont Luc Besson s'apprête à faire un film. Elle ne nie pas les difficultés qu'il y a à accueillir cet humain « non obtenu par la recombinaison des génomes » , mais leur oppose une argumentation astucieuse. « On peut interdire l'inceste, mais on ne peut interdire les enfants nés de l'inceste. Alors, oui, le clonage est un crime. Mais les bébés clonés sont là. On ne peut donc interdire le clonage, car il y aurait une législation internationale qui poserait aux enfants clonés un interdit de vivre. Cela équivaudrait à donner aux cloneurs un texte de référence leur octroyant le terrible pouvoir de faire ce qu'ils veulent de leurs petits clones, auxquels on aurait refusé le statut d'humains. On aurait deux catégories d'humains, ceux nés de la reproduction sexuelle, et les autres, les sous-humains. Ce serait terrifiant. » Donc, poursuit l'écrivain, ces clonés doivent d'emblée être accueillis comme des humains. Paradoxe cruel pour l'humanité, qui aura accouché d'un autre humain, en s'obligeant à lui accorder sa dignité. Au nom du père et de son drôle de fils. Au nom d'une mère et de son étrange Eve




©LePoint.fr

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 14:00



Les hommes montrent des activations plus importantes que celles des femmes dans les zones cérébrales liées du langage. C'est ce que viennent d'observer des chercheurs du CNRS, de l'Université de Montpellier I et Montpellier III. Ces travaux sont publiés dans la revue Cortex de février 2009.




Les chercheurs ont étudié l'ampleur des activations cérébrales liées aux performances élevées et basses en fluidité verbale chez les hommes et les femmes. Pour cela, ils ont constitué deux groupes d'hommes et deux groupes de femmes sélectionnés sur la base de leurs performances soit élevées, soit faibles à une tâche de langage (génération de mots). Puis, ils ont demandé à chacun des participants des quatre groupes selon un protocole d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) de générer mentalement le plus grand nombre possible de mots commençant par une lettre donnée . Les chercheurs ont alors observé, en recourant à une technique d'IRMf, que des zones cérébrales sont activées différemment en fonction du sexe mais aussi de la performance verbale (variation du nombre de mots générés).

Ainsi, quel que soit le nombre de mots générés, les hommes activent davantage que les femmes les zones cérébrales classiques du langage. Par ailleurs, quel que soit le sexe de la personne, les participants ayant une performance verbale faible activent davantage une zone cérébrale (le cingulaire antérieur) tandis que ceux montrant une performance verbale élevée activent plus le cervelet.

Les chercheurs ont aussi mis en évidence les effets combinés du sexe et de la performance verbale dans l'ampleur des activations de zones cérébrales particulières.
- Le groupe d'hommes ayant de hautes performances en fluidité verbale activent davantage que les trois autres groupes de participants deux zones cérébrales (le précunéus droit et le cortex préfrontal dorsolatéral gauche) et plus faiblement une autre zone (le gyrus frontal inférieur droit),
- Chez les femmes ayant des performances faibles en fluidité verbale, les chercheurs ont observé une activation plus importante du cingulaire antérieur gauche que chez les femmes ayant des performances élevées.

En dissociant pour la première fois les effets du sexe et de la performance sur l'ampleur des activations cérébrales, cette étude montre soit un effet exclusivement lié au sexe de la personne, soit un autre effet exclusivement lié à la performance, soit un effet lié aux deux facteurs dans des régions cérébrales différentes. Les auteurs concluent que pour explorer les corrélats neuraux de la fluidité verbale en visant à connaître les différences liées au sexe, il est impératif de prendre en compte les niveaux de performances pour ne pas fausser les conclusions.



©techno-science.net
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 13:55


Ah, l'amour… on en parle parfois avec une petite gêne. Mais, à en croire certains scientifiques, c'est également une question de… gènes. Les plus récentes recherches « coup de cœur » sur ce mystère universel.





Le clin d'œil discret ou le petit compliment bien placé ont désormais un sérieux rival dans la gamme des outils de séduction. Son nom — MHC — est certes moins sexy. Mais il est efficace. Le Major Histocompatibility Complex est une région du génome humain agissant comme une tour de guet immunitaire, détectant infections et autres indésirables microscopiques. Or, d'après des recherches menées en Europe et aux États-Unis, un individu en quête de sa douce moitié serait aussi influencé par son MHC!


Les résultats de leurs études étonnent! En effet, plus le patrimoine génétique des tourtereaux serait différent, plus grande serait la probabilité qu'ils se désirent. La raison? Le choix d'un conjoint muni de gènes complémentaires sur le plan immunitaire permettrait de transmettre aux enfants du couple une gamme plus large de récepteurs. Bref, un bouclier contre les infections plus large et plus efficace.


Difficile cependant de s'échanger une analyse de son MHC comme on se glisserait un numéro de téléphone (même si des entreprises américaines proposent ce nouveau service matrimonial!). C'est pourquoi chaque individu a la faculté d'émettre et de détecter des molécules odorantes — les phéromones — marquées de ce sceau génétique. Des chercheurs suédois de l'Université d'Uppsala sont arrivés aux mêmes conclusions : qui ne se ressemblent (génétiquement) s'assemblent!


Pour aller plus loin, l'ethnobiologiste Raphaëlle Chaix et son équipe ont passé au crible le patrimoine génétique de couples issus de populations ciblées du Nigeria et des États-Unis. Mais, comme toujours, l'amour n'est pas si facile à dompter. Dans le premier cas, le MHC n'a pas vraiment joué les entremetteurs, tandis qu'il apparaît comme un élément crucial et systématique dans le second.


« Chez les Yorubas, en Afrique, nous avons remarqué que les membres du couple étaient plus similaires génétiquement, tant au niveau du génome entier qu'au niveau du MHC. Dans cette population, ce sont davantage les facteurs sociaux, comme les mariages entre cousins, qui déterminent le choix du conjoint », remarque la chercheuse. Par conséquent, si les barrières sociales sont peu rigides quant au choix du conjoint, l'importance du facteur MHC est donc mise en évidence.


À la lumière des travaux menés par d'autres scientifiques, il apparaît en effet que le rôle joué par la génétique n'est qu'une étincelle qui met le feu aux passions. Bref, vous avez le même indicatif, mais d'autres éléments décisifs, comme l'aspect physique, le vécu de l'individu ou son comportement viendront compléter le numéro gagnant.

 


Ma pilule adorée 

Pour ceux qui auraient encore foi en Cupidon, voici de quoi les faire fléchir. Larry Young, chercheur à l'université américaine d'Emory, croit en la possibilité de confectionner une pilule qui, dotée de l'hormone appropriée, pourrait provoquer une réaction chimique et stimuler les émotions amoureuses. Bref, un véritable élixir d'amour en capsule.


« Il y a une grande différence entre être amoureux et tomber amoureux, précise cependant Ariel Fenster, professeur de chimie à l'Université McGill. Quand on est avec un conjoint pendant longtemps, on a un sentiment de satisfaction, associé au niveau d'ocytocine. » Cette molécule agirait sur le sentiment d'attachement.  Donc, l'effet de cette fameuse pilule sur le taux d'ocytocine serait plutôt comparable à celui d'un antidépresseur. Une vraie roue de secours pour couples en panne.

 


Qui voudrait bien piquer la copine de Wall-E ?

Encore mieux (ou pire). Les scientifiques pensent aussi aux désespérés. Après le robot pour jouer aux échecs, voici venir l'automate pour se prêter à vos jeux… amoureux. Entièrement programmable pour répondre à des besoins affectifs et sexuels personnalisés. Pourquoi chercher un conjoint dans une fourmilière infinie alors que son futur époux peut être monté de toutes pièces? Il y a fort à parier que les passionnés d'Isaac Asimov seront emballés. Accusée hier de subtiliser les emplois, la robotisation pourrait bien aujourd’hui voler des cœurs!

 


Le chocolat, pas si olé olé!

La petite gâterie des amoureux pour la Saint-Valentin est généralement qualifiée d'aphrodisiaque. Des chercheurs italiens ont mis en parallèle sa consommation régulière et l'activité sexuelle. Leurs résultats ont tôt fait de mettre K.O. le mythe du cacao. « Le chocolat contient de l'ocytocine, une molécule qui a effectivement un impact sur les sentiments amoureux. Mais elle ne se rend pas au cerveau, elle va directement dans les hanches! », prévient Ariel Fenster. Hors zone cérébrale, la molécule n'a aucun effet…



©sciencepresse.qc.c
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 16:00


C’est scientifique : les strip-teaseuses sous pilule contraceptive reçoivent moins de pourboires que leurs autres collègues, qui, elles, touchent des rémunérations variant du simple au double. Les soirs où ces dames sont en période d’ovulation, le public leur distribue jusqu’à 70 dollars chacune.


En revanche, lorsque, quinze jours plus tard, ces professionnelles ont leurs règles, leurs pourboires chutent de moitié. « Les femmes dégagent une odeur plus excitante quand elles ovulent », ont conclu, après deux mois d’observation in vivo, les chercheurs de l’université d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique.


Cet exemple prouve, comme d’autres bien plus convenables, à quel point les odeurs nous influencent, voire nous dominent. L’odorat est pourtant un sens méconnu. A tort. Car « aucun autre sens ne peut influer de manière aussi directe sur notre production hormonale, et donc sur notre comportement », affirme Hanns Hatt, un des grands spécialistes mondiaux de l’odorat, qui publie aux éditions du CNRS ses derniers travaux, joliment titrés « La chimie de l’amour ».


A 62 ans, le scientifique allemand, directeur d’une équipe de 60 personnes à l’université de Bochum, se targue de quelques découvertes capitales. C’est lui qui démontra le premier que notre nez n’était pas le seul à sentir, tant s’en faut. Parmi nos 30 000 gènes, 350 servent à produire des récepteurs olfactifs, ils sont parmi tous nos chromosomes. Ainsi, notre intestin peut sentir des odeurs (il est sensible à la brise marine, par exemple), la prostate renifle, elle, l’odeur de la violette. Pour savoir si d’autres de nos organes sont dotés de telles capacités, le professeur Hatt bosse encore. A quoi cela peut-il servir ? Eh bien, à beaucoup de nouveautés médicales. Ainsi, « nous démontrerons bientôt qu’en envoyant une odeur antagoniste à celle de la violette dans le tissu de la prostate on peut y ralentir la division cellulaire ». Ce qui constituerait une piste prometteuse et totalement inédite pour freiner la progression d’un cancer, « nous n’en sommes qu’au début, les travaux sur l’odorat ouvrent des perspectives thérapeutiques immenses ».


Le professeur Hatt élabore en ce moment une odeur qui, dix fois plus puissante que le Valium, un anxiolytique, pourrait obtenir les mêmes résultats curatifs. Il affirme également qu’une odeur pourrait demain servir de contraceptif, sûr et naturel. Car voilà une autre de ses découvertes : les spermatozoïdes sont des renifleurs talentueux, ils se guident grâce aux odeurs, celles-ci faisant office de panneaux indicateurs dans leurs déplacements. Deux récepteurs, situés juste au-dessous de leur tête, réagissent avec une énergie vibrionnante aux odeurs du muguet comme à celles, fruitées, paraît-il, de l’aldhélyde myrac. Du coup, il n’est pas fou de songer qu’en empêchant les spermatozoïdes de sentir on les réduirait à l’immobilité. Impossible alors d’aller rencontrer l’ovule, au fond des trompes de Fallope. Pas de muguet, pas de bébé.

 


Comportements impulsifs

Le champion de l’odorat demeure toutefois notre nez, « seul organe sensoriel dont les perceptions sont en prise directe avec le cerveau, notamment avec les amygdales. C’est sur ces deux glandes, pas plus grandes que deux noix, une pour chaque hémisphère du cerveau, que se concentrent toutes nos émotions, nos instincts et nos pulsions. Elles peuvent réagir en un éclair lorsqu’une odeur les atteint. » Ces odeurs nous dictent des comportements impulsifs, auxquels il est malaisé de résister.


Des chercheurs suisses firent ainsi renifler à des femmes des tee-shirts portés plusieurs jours par des hommes. Plus le système immunitaire d’un homme différait du leur, plus les femmes en trouvaient l’odeur érotique. Du coup, les chercheurs suisses à l’origine de cette expérience affirmèrent que le nez des femmes leur sert à trouver, pour se reproduire, des hommes dont le patrimoine génétique est le plus éloigné du leur, « assurant ainsi à leur progéniture une plus grande variété de gènes ».


Sans même penser à concevoir une postérité, les femmes recherchent instinctivement la compagnie d’odeurs fortement masculines. Pour le prouver, on imbiba les sièges d’une salle d’attente d’androstérone, substance puisée dans la transpiration masculine. Et tout spécialement celle des aisselles. Fumet peu délicat, donc. Les femmes entrent dans la salle et vont automatiquement s’asseoir sur les fauteuils secrètement parfumés. Quel que soit l’endroit où ils se trouvent-près de la porte, sous une fenêtre ouverte, etc.-ou leur niveau de confort. Les chercheurs renouvelèrent l’expérience en aspergeant d’androstérone des sièges de théâtre, des cabines téléphoniques ou les toilettes d’une pension pour jeunes filles. Bingo, les nez féminins s’y précipitèrent.


L’odorat donne des ordres à notre cerveau, sans qu’il parvienne à bien s’y soustraire. A tel point que les médecins réanimateurs s’interrogent sur les possibilités de réveiller des patients dans le coma en leur faisant sentir une odeur aimée. Lorsque Ariel Sharon, ancien Premier ministre israélien, sombra dans le coma, il fut tenté de le réveiller avec des odeurs de falafels. Sans succès, toutefois.


L’odeur nous mène. Et nous signe. Chacun d’entre nous sécrète sa propre odeur, aussi unique que son empreinte digitale. Infalsifiable, et impossible à masquer sous d’autres effluves artificiels. On s’en doutait, mais des universitaires autrichiens l’ont vérifié, voilà trois ans, dans une vallée alpine. Les 127 habitants eurent pour consigne de ne pas se laver, ni se parfumer, boire de café ou manger de l’ail pendant douze jours. Les 5 000 composants odorants prélevés dans leurs sécrétions corporelles permirent d’écrire un alphabet de nos odeurs. « Le profil olfactif d’un individu particulier et de son sexe se compose de 373 composants chimiques, explique Hanns Hatt, même après quatre semaines l’odeur d’un individu paraît inchangée. » Une empreinte chimique que la police secrète est-allemande recueillait avec minutie.

Le film « La vie des autres » commence par un interrogatoire. Le suspect 227, les mains posées sous ses cuisses, répond quarante heures durant à des questions sur son emploi du temps. Son calvaire fini, il est évacué, le policier Gerd Wiesler retire alors, les mains gantées, la housse de la chaise, puis la place dans un bocal numéroté. Ce tissu, imprégné de l’empreinte chimique du suspect 227, permettra à des chiens de déceler son passage, ou de retracer ses itinéraires. « Après la chute du Mur, plus d’un millier d’échantillons de ce type furent retrouvés dans des hangars isolés de Berlin et de Leipzig », témoigne Hanns Hatt.

Ces traces olfactives inspirent aujourd’hui des gouvernements plus démocratiques. Ainsi, lorsque en 2007 se tient à Heiligendamm le sommet du G8, des opposants présumés furent interpellés et priés de tenir des tubes métalliques dans leurs mains, afin d’y laisser leurs traces. A toutes fins utiles.





©LePoint.fr

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 16:00




























Tu es de sexe masculin, tu trompes ta compagne et tu culpabilises? Ce n'est peut-être pas de ta faute. Fais un test génétique, et si tu possèdes la forme 334 du gène du récepteur à la vasopressine, alors c'est mère nature qui est à blâmer !


Qu'est-ce que la vasopressine? Il s'agit d'une hormone qui influence l'attachement sexuel. Des chercheurs américains et suédois ont démontré qu'il existe un lien entre certaines formes du gène de la vasopressine et le comportement conjugal. Conclusions des études: la forme du gène dite 334 est 2 fois plus fréquente chez ceux qui ont essuyé de sérieuses turbulences conjugales. De plus, elle est 2 fois plus fréquente parmi ceux qui ne s'étaient pas mariés!


Ces études admettent que le comportement amoureux humain est très complexe, qu'il dépend également des facteurs sociaux et existentiels. Mais voilà, la génétique s'en est mêlée et les cartes sont complètement brouillées!


Alors voilà, si l'espèce 334 humanoïde vivant en couple a enfin trouvé un parfait alibi pour forniquer la conscience libre en dehors du lit conjugal, mieux vaut que personne sache qu'il est un mutant, surtout pas sa compagne. Car il existe un inhibiteur de cette hormone, elle a été testée chez les campagnols polygames, et les résultats ont été plus que concluants: M. pennsylvanicus a immédiatement muté en un rongeur dévoué et fidèle rentrant dans son terrier tous les soirs!


Hou la la ! A quand les mariages précédés par un test ADN pour identifier ces mutants? Bientôt un médicament pour faire entrer tous ces hommes infidèles sur le droit chemin? L'espèce 334 humanoïde est-elle dépourvue de conscience et de maîtrise de soi? Sont-ils plus proches des bêtes que des hommes? La réponse à ce problème conjugal est-il foncièrement pharmacologique?


A quoi sert le CHOIX dans notre vie et que signifie le LIBRE ARBITRE si l'on est seulement conditionné par des gênes. Si nos CHOIX obéissent aveuglément à ces derniers, nous ne sommes donc que des machines à 4 pattes dépourvues de toute liberté.


Peut-être que mère nature indique seulement que l'infidélité est une nature de l'homme au même titre que la fidélité, que butiner plusieurs fleurs n'est pas un acte de dégénéré?

Peut-être faudrait-il offrir le choix au mariage, un choix qui résulte d'une conscience de soi et d'un accord commun fondé sur la transparence? Peut-être faudrait-il changer la promesse à sens unique «Jure d'être fidèle toute ta vie» en une question du genre «Alfonse, tu prends comme épouse Gertrude, que tu sois un humanoïde 334 ou pas, as-tu fait ton choix: veux-tu être fidèle ou infidèle?».


Et étrangement, cette étude ne dit rien sur les femmes!!!


©Dark Garen
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 18:59

 

(AFP)

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Les femmes qui prennent le contraceptif préfèrent les mâles moins dominants et plus similaires génétiquement. Des chercheuses estiment qu’il faut étudier sérieusement les conséquences que cela peut avoir.


Surmâle ou père idéal? Suivant les phases de leur cycle, les préférences des femmes en matière de virilité changent. Elles cherchent aussi un homme plus ou moins différent, génétiquement parlant. Mais il semble que la pilule fausse la donne et réduise l’attractivité des femmes. Quelles conséquences cela peut avoir sur le choix du partenaire, le succès reproductif du couple ou sa descendance? Ce sont les questions que posent deux chercheuses de l’Université de Sheffield, dans le numéro d’octobre de la publication Trends in Ecology and Evolution, après avoir passé en revue les études sur le sujet.


Pendant la période d’ovulation, relève Alexandra Alvergne, du Département des sciences animales et végétales, les femmes montrent une préférence pour des caractéristiques plus «masculines», liées à un fort taux de testostérone, comme une mâchoire carrée, plus de symétrie, un comportement dominant et compétitif vis-à-vis de ses congénères. «Ces traits sont liés à de bonnes capacités immunitaires», précise la biologiste. Il semble par ailleurs que, pendant cette phase, les femmes soient attirées par des hommes porteurs de gènes liés au système immunitaire plutôt différents des leurs (mais pas trop, selon une étude récente). Ce mécanisme, qui aurait pu évoluer lorsque les êtres humains vivaient en petites tribus et que les risques de consanguinité étaient élevés, permettrait à la progéniture d’avoir une plus vaste gamme de défenses contre les agents pathogènes.


Mais, en dehors de la période d’ovulation, les préférences changent: les femmes se tournent vers des hommes plus «féminins» et plus proches génétiquement. A plus forte raison quand elles sont enceintes. Or, la pilule simule un état hormonal proche de la grossesse: peu d’œstrogène, beaucoup de progestérone. Lors d’expériences menées dans les années 1990, Claus Wedekind, du Département d’écologie et évolution de l’Université de Lausanne, a effectivement observé que les femmes qui prenaient ce contraceptif préféraient les odeurs des hommes génétiquement plus similaires: «La meilleure hypothèse pour expliquer cela est que, dans des conditions semblables à la grossesse, les femmes recherchent un compagnon plus proche, plus apparenté, qui soit plus susceptible de les aider, comme un frère.» Mais il souligne que, si le phénomène a été démontré chez la souris, les mêmes conclusions restent spéculatives chez les êtres humains.

Certaines études, basées notamment sur le pourboire des danseuses de cabaret, indiquent en outre que les hommes sont plus attirés par les femmes en phase d’ovulation. Celles qui prennent la pilule ont-elles donc plus de peine à conquérir et à garder le compagnon qu’elles convoitent? Mais convoitent-elles seulement le bon? Seront-elles encore satisfaites de leur choix lorsqu’elles arrêteront la contraception?


Difficulté à concevoir.


Outre l’harmonie du couple, son succès reproductif futur pourrait aussi être affecté. «Certaines femmes perdent leur bébé dans les trois premiers mois de grossesse sans que l’on sache pourquoi, raconte Claus Wedekind. Quand ça se produit plusieurs fois, on parle d’avortement spontané récurrent.» Or, ajoute-t-il, il semble que la proximité génétique des membres du couple soit corrélée à ce phénomène.


C’est le rôle que joue la pilule dans tout cela que les chercheuses de l’Université de Sheffield aimeraient mieux comprendre. Les études passées en revue enregistrent systématiquement la prise du contraceptif, notent-elles, mais peu d’efforts ont été faits pour analyser les conséquences des effets décrits. «Nous sommes conscientes de tous les aspects positifs de la pilule pour la santé des femmes, leur indépendance sociale, leur qualité de vie et leur place dans la sphère économique, souligne Alexandra Alvergne. Et nous ne voulons pas faire peur à tout le monde. Nous disons juste que, si ces phénomènes ont des conséquences importantes, nous aimerions le savoir.» Pour la biologiste, il faudrait déjà examiner si les préférences émises par les cobayes sont des choix réalisés, c’est-à-dire semblables à ceux qu’elles font dans leur vie.


Plusieurs partenaires?


Ivan Rodriguez, du Département de zoologie et de biologie animale de l’Université de Genève, note que ce type d’observations est extrêmement difficile à réaliser sur l’être humain. «L’aspect culturel peut avoir beaucoup d’influence sur le choix du partenaire, commente-t-il. Il arrive notamment que ce soit la génération précédente qui décide des unions, par exemple.» Il souligne que, si des études ont montré une forte préférence pour les êtres dissimilaires génétiquement dans les populations caucasiennes, ce biais semble être absent d’autres groupes, en Afrique par exemple.

«Toutes ces histoires plaisent beaucoup parce qu’elles posent des questions sur nous-mêmes et nos choix, note-t-il, mais la vérité, c’est que l’on comprend très mal comment cela fonctionne. Il faut toujours se méfier quand on veut expliquer des comportements.» C’est pourtant parfois très tentant: notamment dans le cas d’expériences qui suggèrent une différence entre les femmes en couple et les célibataires, les premières préférant des hommes plus différents génétiquement, les secondes des individus plus proches. Est-ce à dire qu’il faut aux femmes un partenaire de vie et un partenaire de reproduction?


©LeTemps


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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 17:00



Si vous la voyez tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est que vous utilisez votre cerveau droit.

Et si vous la voyez tourner dans l'autre sens, vous utilisez le cerveau gauche.
Certaines personnes la voient tourner dans les deux sens, mais la plupart des gens ne la voient que dans un sens.

Des expériences ont montré que les deux différentes hémisphères du cerveau influent dans notre manière de penser.

La liste suivante illustre les différences entre la pensée hémisphère gauche et la pensée hémisphère droit :

- GAUCHE : Logique, séquentiel, rationnel, analytique, objectif, s'intéresse aux détails.
- DROIT : Intuitif, aléatoire, irrationnel, synthétique, subjectif, s'intéresse à la totalité.

La plupart des individus ont une préférence distinctive pour l'un de ces modes de pensée.
Certains, cependant, sont plus portés sur un hémisphère ou l'autre, ou les deux.

En général, l'école tend à favoriser les modes de pensée hémisphère gauche.

Les sujets hémisphère gauche focalisent sur la logique, l'analyse, et aiment l'exactitude.

Les sujets hémisphère droit focalisent sur l'esthétique, le ressenti et la créativité.
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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 20:04

Des chercheurs britanniques ont découvert qu’une personne qui dit la vérité répond généralement dans un laps de temps de 30 % plus rapide à des questions par rapport à quelqu’un qui ment. La nouvelle chance des détecteurs de mensonge ?

Cette découverte, relatée par le « Sunday Times » ce dimanche, apporte un nouvel espoir pour la police et la justice, de plus en plus souvent confrontées à des menteurs quasi professionnels. C’est aussi l’avis d’Aiden Gregg, un psychologue lié à l’université de Southampton, qui s’inquiète de voir les criminels trouver de nouvelles techniques pour masquer leur malhonnêteté. « Les menteurs sont de plus en plus malins, mais nous ne sommes par contre pas meilleurs pour déceler leurs mensonges, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques », dit-il.


Le polygraphe n’est, selon M. Gregg, pas fiable et a mené à condamner des innocents et à libérer des coupables.


Le psychologue a dès lors développé une nouvelle technique, dénommée « Tara », qui consiste en fait en un test informatique pour lequel il faut répondre le plus vite possible à des questions.


Le délai de réponse est ensuite analysé. L’étude a montré que dans 85 % des cas, les personnes interrogées prenaient plus de temps pour répondre lorsqu’elles mentaient que lorsqu’elles disaient la vérité. Cette différence serait liée au processus cérébral complexe du mensonge.


Aux Etats-Unis, le Department of Homeland Security, créé après les attentats du 11 septembre 2001, a déjà montré son intérêt pour ce nouveau système.

 

http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/mentir-necessite-plus-de-2009-01-25-685083.shtml

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 13:32







Le carbonate se forme lorsque l'eau et le dioxyde de carbone se mêlent au calcium, au fer ou au magnésium. Il se dissout rapidement dans l'acide, aussi cette découverte va-t-elle à l'encontre de la théorie voulant que toute l'eau qui se serait trouvée sur Mars fut jadis acide.


Cette découverte "est très stimulante", a expliqué John Mustard, l'un des scientifiques qui ont évoqué cette découverte lors d'une réunion de l'Union géophysique américaine, à San Francisco.

Sur Terre, les carbonates comme la craie ou le calcaire préservent parfois des éléments organiques, mais les scientifiques n'ont pas découvert de telles preuves sur Mars.


Le carbonate, formé voici 3,6 milliards d'années, a été localisé dans un soubassement en limite d'un cratère de 1.490 km de diamètre.


Jusqu'à présent, le carbonate n'avait été découvert sur Mars que dans des proportions infinitésimales, dans des échantillons de sol prélevés par l'atterrisseur Phoenix Mars Lander. C'est la première fois que des scientifiques découvrent un site où le carbonate s'est formé. Ces gisements, de la taille, approximativement, d'un stade de football, sont blancs et donc nettement visibles sur les photos prises par Mars Reconnaissance Orbiter.


Clare Baldwin, version française Eric Faye

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«En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.»

«Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin.»

«La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.»
[ Carl Gustav Jung ]