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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 14:21
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A en croire les intéressées, un peu trop souvent célibataires, l'espèce serait en voie de disparition. A moins que leurs exigences soient trop élevées?

"Le problème pour moi n'est pas tant de trouver un mec bien mais plutôt un homme à la hauteur des femmes", souligne Nathi, responsable marketing. "Je suis quelqu'un de bien donc j'ai envie d'un homme à mon niveau." Pas pressée de le rencontrer - elle sait qu'il existe - cette jolie brune de 31 ans a décidé de "faire une pause" côté hommes. Trop de déceptions. On peut la comprendre. Indépendantes, exigeantes envers nous-mêmes, nous nous sommes suffisamment bagarrées pour gérer notre carrière et notre liberté pour devoir nous satisfaire d'une relation "moyenne".  

 

D'après l'étude Female Power, analyse prospective sur la situation des femmes réalisée pour L'Express Styles, l'idéal masculin d'aujourd'hui serait "l'homme de synthèse": un homme qui aurait les "bonnes" qualités de la masculinité traditionnelle sans être dominateur ou macho. "Nous sommes dans une société fatigante qui en demande toujours plus aux femmes", analyse un sociologue interrogé pour l'étude. Elles rêvent d'être prises en charge par l'homme." Nathi précise qu'elle n'a pas besoin d'un homme fort au sens où on l'entend traditionnellement: "Pour moi, un homme, un vrai, c'est quelqu'un qui n'est pas déstabilisé par une femme forte et surtout qui a une capacité d'action et de décision." Phénomène rarissime apparemment.

 

Ni bonne copine ni copain homo


Attention, on est loin du modèle "papa bosse et maman coud" et encore moins de la working girl agressive des Eighties. On se rapprocherait plus du néo-conte de fées: "J'ai bataillé pour monter mon cabinet", explique Diane, 35 ans, avocate d'affaires. "Je n'ai besoin de personne pour payer mon loyer ou mes cours de gym. Mais mon travail exige des nerfs solides alors l'idée de me faire offrir des vacances de rêve surprise me fait rêver. Hélas, les hommes qui sont capables de jouer les héros sans se prendre pour Superman ne sont pas toujours passionnants." Parce qu'en plus des épaules solides (et du compte en banque bien garni), nous n'avons rien contre un homme qui nous écouterait pendant des heures en nous massant les pieds avec de l'huile d'amande douce. Une sorte de bonne copine ou de copain homo, peut-être? Surtout pas! N'oublions pas que le "métrosexuel", cet homme moderne "féminisé", est passé par là.  


Viril et féminin, aisé mais pas macho...


On résume: viril et féminin, aisé mais pas macho, attentif sans être mou... Ce n'est pas un peu trop en demander? "Le mec bien d'aujourd'hui n'est pas le même que celui de ma mère", concède Ana, 38 ans, analyste financière. "Logique, nous assurons sur davantage de niveaux donc nos exigences sont montées d'un cran. Mais je peux comprendre qu'ils se sentent perdus ou en situation d'infériorité. Ils sauront bien s'adapter, non?" Finalement, les femmes ont confiance: nous grandissons dans une société où on nous persuade que tout est possible, alors pourquoi le nouvel homme idéal n'existerait-il pas? Attention, challenge! C'était plus facile d'être un simple prince charmant...

 

 

 

 

 

©lexpress.fr/IsabelleThomas

 

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 21:36

Oubliée l'image classique de la mère italienne, descendante fidèle de la Vierge Marie, toute dévouée à son mari et ses bambins. Aujourd'hui, les «mammas» transalpines soignent avant tout leur apparence, toujours en quête d'une éternelle jeunesse. A faire pâlir de jalousie leurs belles-filles.

Mais que sont les mammas devenues ? A lire, écouter, regarder les nouvelles, elles ne sont plus les mêmes, accompagnant en cela la mue inédite des précieux fruits de leur ventre, qui voit les plus beaux spécimens de machos italiens se transformer en travestis, pour épater les femmes, à commencer par la seule, l'unique qui compte, la mamma. Cependant, les mères, elles, ne «transsexualisent» pas (il y en a bien sûr), mais recherchent l'éternelle jeunesse, et y parviennent comme des belles diablesses par la chirurgie esthétique, les potions et les philtres, les coupes et les teintes des étoffes et des cheveux, les massages et la thalasso, la méditation et la bouffe, tantôt transcendantales tantôt pas.


Fini de ressembler à leurs mères, assez de s'occuper des petits-enfants. Elles ne craignent pas la comparaison avec leurs filles et même les surclassent. Prenez le chapeau. Jadis, c'était obligé en public, et économique. On cachait facilement les cheveux grisonnants ou carrément blanchis et on s'épargnait lavages, coiffeurs et mises en pli, puisque, suivez mon regard, on ne les voyait plus. Et c'était distingué, modeste et noble, passé l'âge canonique, de faire comme la reine d'Angleterre, qui elle-même copiait sa reine mère.


Aujourd'hui, ce serait une folie de ne pas montrer sa chevelure léonine revitalisée, d'autant plus qu'elles le valent bien. Jeunesse, jeunesse : quel bonheur pour ces grands enfants italiens d'avoir une maman, quoique grand-mère, plus séduisante aujourd'hui (si elle en a les moyens) que le jour où elle les a mis au monde. N'y aurait-il pas là une sorte d'élargissement aux masses profanes du miracle de la Madone, qui garda sa vie durant sa jeune beauté virginale ?


Tchador. Force est de constater que l'image traditionnelle de mère italienne en madone est en train de s'estomper, sous les coups conjoints de la crise de la religion et de la famille, entraînant la multiplication du nombre des curés mariés ou pacsés et des divorces prononcés. Comme sont lointains ces temps bénis où Pier Paolo Pasolini, pouvait, en signe d'amour filial, faire jouer à sa propre mère, habillée à l'occasion d'une sorte de tchador promis à un grand avenir, le rôle de la mère de Dieu dans son Evangile selon saint Matthieu.


On continue à rêver encore de sainte famille, mais d'autres dévotions et représentations bien plus archaïques refont surface, enfouies sous le vernis craquelé du culte de la parfaite maman. En effet, les hommes n'ont cessé de changer d'idée sur les mères depuis la nuit des temps. Au paléolithique, comme le montrent les nombreuses statuettes, on les aime toutes fesses et mamelles, très grasses en somme (un peu comme certaines matrones américaines victimes de la mal-bouffe et des sodas), une sorte de garde-manger et de pompe à chaleur pour les nourrissons de cette période glaciaire.


De tout temps, la question mammaire a été centrale chez les mères. A preuve, cette statue de déesse grecque (moitié Artémis, moitié Cybèle) au musée d'Ephèse : les quatre rangées de protubérances qui pendent à sa poitrine ont été longtemps identifiées à des jolis seins, alors que l'on commence à penser qu'elles pourraient représenter les testicules des taureaux sacrifiés à cette divinité de la fécondité. Voulait-elle se montrer à la fois nourricière et castratrice ? Quoi qu'il en soit, c'est cette puissance mystérieuse d'être mère que la Cité célébrait et craignait chez les femmes, les enfermant à la maison et surveillant de près leur emprise sur les enfants mâles, les futurs citoyens.


Pour tout dire, la démocratie grecque est un truc d'hommes qui ont peur des mères, de leurs débordements, de leurs passions excessives dans la joie comme dans la douleur, et préfèrent partager entre eux, outre des sains plaisirs sexuels, des sentiments amoureux bien plus civiques. Aussi était-il interdit aux femmes de pleurer en public les fils morts à la guerre ou ailleurs, alors qu'il était très bien vu que les messieurs chialassent jusqu'à plus larmes. On laissait quand même au sexe féminin quelques échappatoires, faute de quoi il aurait fini par casser la baraque.


Les femmes, et notamment les mères, pouvaient ainsi se déchaîner dans les cultes à mystère, bacchantes plus ou moins tarentulées, dont les hommes avaient intérêt à rester au large. Sûrs d'eux-mêmes, ou plus inconscients, les anciens Romains tenaient en très haute considération leur femme, surtout si elle avait enfanté. La mater matuta, la mère-mère, bref la femme qui a mis bas, jouit d'un véritable culte à Rome. Contrairement aux Grecs, les Romains aiment leur maman et ils s'affichent avec elle en public : souvenons-nous de la mère des Gracques serrant orgueilleusement ses bijoux d'enfants. Dans un autre registre, Néron chérissait comme personne au monde sa génitrice Agrippine, avant qu'il ne la tue.


Bons sentiments. Mater matuta, mater dolorosa, mater terribilis, mater gloriosa : sans attendre que le christianisme n'invente la madone, d'autres images de mère ont circulé dans la Péninsule : nourricière, souffrante, terrible, triomphante. Pasolini le savait bien qui, après avoir porté à l'écran sa maman, tourna, avec la Callas, l'histoire très ancienne de Médée, adaptée déjà au théâtre par Euripide, où une mère délaissée empoisonne la nouvelle flamme de son mari volage et massacre ses propres enfants.


Avec la fin de la société patriarcale, on assisterait au retour au premier plan de toutes ces figures maternelles refoulées sous l'hypocrisie des bons sentiments. Que dire de cette jeune mère de famille confondue d'avoir tué son enfant de 3 ans, et qui scandalise le jury populaire et le peuple italien tout entier, moins à cause du meurtre que pour le refus de l'avouer ? Que dire encore de ces femmes que les tribunaux acquittent d'avoir tué leur fils drogué qui les martyrisait et, passées à l'acte, semblent ne jamais pouvoir s'en acquitter, vivant dans le remords comme si elles étaient mortes ? La condition de mère peut être tout aussi diverse et terrible de nos jours qu'à n'importe quelle autre époque de l'humanité.


Les savants ont pu déceler dans la religion de la mamma la survivance d'un très ancien fond matriarcal méditerranéen. A la télé, publique ou privée, le matriarcat saute aux yeux. Nulle part ailleurs, les conductrices, animatrices et présentatrices n'ont une telle longévité, se taillant la part de la lionne, ne multipliant autour d'elles le nombre de jeunes valettes et bimbos que pour faire ressortir par contraste leur redoutable pouvoir.


Sur la défensive, les hommes gardent leurs réduits, mais le futur ne s'annonce pas rose pour eux. Le message publicitaire des camions Iveco est on ne peut pas plus clair : des mamans jeunes et moins jeunes, aux seins bien raffermis, musclées mais pas masculines, radieuses d'être entre elles, conduisent leur gros engin et donnent la tétée, avec la même dextérité, souplesse et prévenance.


Papa adoré. Il est certain que le délitement de la famille a changé la donne. Ne pensons pas à ces mères accablées, en Amérique, en Afrique, chez nous ou ailleurs, qui élèvent seules, tant bien que mal, les nombreux enfants d'un ou plusieurs hommes partis se répéter ailleurs. Concentrons-nous sur la mamma italienne, divorcée ou pas.


A quoi rime l'éternelle jeunesse qu'elle arbore ? Il ne faut probablement y voir ni une tentative de séduc-tion du mari, ni une revanche sur lui (s'il est parti ou si elle l'a quitté), mais la marque de l'amour éternel envers le seul homme de sa vie, son papa adoré. Soyons psy (1) : si on est garçon et freudien, on aimera toujours sa maman, et si on est fille (et encore freudienne), on n'aimera, sa vie durant, que son papa (nul autre homme lui arrivant à la cheville).


Les mères ont partie liée à la vie, à sa profusion. Elles le savent, depuis toujours. Or, en Occident, jusqu'à il y a peu, les femmes ne transmettaient que le nom du mari et ses valeurs familiales. Ainsi passait à la trappe leur propre nom du père. D'où, sans doute, cette haine constante des femmes contre un passé qui n'est jamais le leur, d'où ce choix du futur, de l'avenir, que les mères inculquent avec la dernière force à leurs enfants, en sourde opposition à la manie des pères de chercher dans ce qui a été de quoi pavoiser et se rassurer.


Eventons le secret bien gardé de la mamma triomphante, regardons-la faire les yeux de Chimène à ses fils devenus hommes : longtemps on a cru qu'elle était fière d'avoir enfanté pour son mari, alors que, de toute évidence, elle est heureuse d'assurer une descendance à son propre père. Dès lors, si on est garçon et si on a assez grandi, mieux vaut avoir une mère et une fille, car leur amour ne défaillira jamais.

 

(1) Henri Normand, les Amours d'une mère, Editions de l'Olivier, 76 pp., 10 euro(s).

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 16:43


Mademoiselle X a un ami XX, ils ont chacun une vie de couple mais apprécient de passer du temps ensemble, de se retrouver le midi pour manger, discuter, rire... Rien d'alarmant puisque aucun contact physique n'a eu lieu entre eux.

Seulement voilà, depuis qu'elle a rencontré XX, mademoiselle X ne cesse de penser à lui. "On a les mêmes goûts musicaux, il rit à mes blagues, me complimente sur ma nouvelle coupe de cheveux ou ma tenue du jour et je suis toujours impatiente de le voir" explique Tamsin tombée sous le charme "amical" de David.

De l'amitié?
Ils semblent faits l'un pour l'autre, mais sont tous les deux déjà pris. Tasmin vit avec un mec qu'elle qualifie de "formidable", "il est mon meilleur ami, nous avons une maison charmante, une vie épanouie et je ne le tromperais pour rien au monde". Pourtant, lorsqu'elle fait du shopping avec son homme, ce n'est pas à lui qu'elle pense quand elle choisit une nouvelle tenue, mais à David, elle imagine déjà ce qu'il dira en la voyant. Et le matin, quand elle se prépare, elle se maquille et se parfume pour être à son avantage devant lui.

"Quand j'achète de la lingerie, je m'imagine au lit avec lui, alors que je n'ai jamais couché avec lui et que je n'ai aucune intention de le faire, même si j'y pense régulièrement". Une attirance qui semble réciproque: "il m'envoie des messages tous les jours, nous plaisantons".

"Parfois nous nous envoyons des mails dans le cadre du travail mais parfois nous discutons juste comme ça, de tout et de rien, on s'envoie de temps en temps un sms le soir ou le week-end". "Nous avons beaucoup en commun et même si nous n'avons jamais abordé le sujet, je suis certaine que nous formerions un beau couple" ajoute-t-elle.

Des infidèles?
Est-ce de l'adultère? Tamsin et David n'ont jamais échangé le moindre baiser. Phillip Hodson, de l'Association britannique de Psychothérapie et auteur de How Perfect Is Your Partner? (à quel point votre partenaire est-il parfait?), pense autrement. "Peu importe le nom qu'on lui donne, mais l'intimité est là".

Hodson pense que les lois du mariage ne prennent pas en compte ce type de situation. "Nous oublions souvent que la loi concernant le mariage date du Moyen-Âge, alors que les relations modernes sont construites d'une autre manière". "Nous voyons le sexe comme un droit conjugal et que les relations sexuelles en dehors de ce cadre sont hors la loi et parasites. Mais ce qui garde les relations intactes, c'est la qualité de l'intimité".

Les risques du net

Internet a joué un grand rôle dans l'amitié de Tamsin et son ami David, il a encouragé une certaine intimité. "Nous nous envoyons des tas d'emails, des trucs pour rire, c'est évident que nous faisons tout pour montrer notre plus belle facette aux yeux de l'autre" explique Tamsin.

Elle justifie cette amitié par le fait qu'elle n'est jamais passée à l'acte. "J'aimerais et il est clair que nous sommes attirés l'un par l'autre, mais ça ferait trop de mal à mon homme et je ne veux pas que nous nous séparions, ni le blesser".

Comme dit Hodson: "C'est facile de penser que tout va bien simplement parce qu'il n'y a pas eu de gestes sexuels. On se rassure grâce à ce détail technique, mais les règles en matière de sentiments ont été violées. Je pense que l'adultère sentimental est un vrai adultère".

Culpabilité

Même si Tamsin a des tas d'amis masculins, c'est le seul qu'elle ne mentionne pas auprès de son partenaire. Certains infidèles se sentent mal vis-à-vis de cette situation, ils se rendent compte que ce qu'ils font est mal, mais ne parviennent pas à arrêter cette relation.

"J'ai le sentiment d'avoir une double vie" reconnaît Ed, "mais même si je sais que je ne tromperai pas ma femme, je sens que mon attention est ailleurs. Je fantasme sur ce que ça serait d'être avec Susan". "On ressent aussi de la culpabilité, on dort mal, on est moins concentré...". "Parfois je me demande si ça ne serait pas plus simple de faire l'amour avec elle et mettre un terme à ce désir".

Dans les actes, il ne s'agit pas d'adultère mais comment vous sentiriez-vous à la place de la femme de Ed? Pour l'auteur Neuman, "en partageant des émotions et des états d'âme avec une autre personne que notre partenaire, nous fragilisons notre relation et accordons à cette amitié de l'énergie pourtant indispensable à notre couple".

"J'ai finalement mis de la distance avec cet ami et les choses ont changé, nous ne pouvions pas avoir une amitié normale, nous savions tous les deux que nous étions attirés l'un par l'autre, nous étions donc en danger permanent" explique Sheila.

Intimité partagée
De nos jours, il est tout à fait normal d'avoir des amis et amies propres, d'avoir des activités séparées..., l'amitié peut donc prendre plus facilement une tournure inattendue. Hodson explique: "Internet est le plus grand organe sexuel au monde. Il nous permet d'accéder à des informations et à des échanges qui n'étaient pas possibles auparavant. On peut communiquer pendant des heures en toute discrétion et sans pour autant avoir de mauvaises intentions. On se rapproche, on accède à des infos intimes, ce qui ne fait qu'accroître l'attirance".

Les adultères naissent généralement d'un manque au sein du couple. "Avec ma femme, j'ai l'impression de tout savoir à son sujet, ce qui est génial dans un sens mais quand on rencontre quelqu'un, la découverte de l'autre est passionnante" explique Ed.

Pour Tamsin, il s'agit aussi de savoir que l'on plait toujours au sexe opposé. "Bien entendu, mon mari me dit qu'il m'aime et je sais que c'est vrai, mais le plaisir de voir que mon apparence provoque des sentiments chez quelqu'un d'autre, qu'un homme me dise que j'ai de belles jambes ou simplement qu'il est attiré par moi, c'est très agréable".

Ed admet: "Si je regarde le nombre de mails que j'ai envoyé à Susan et ceux pour ma femme, ils sont excessivement plus nombreux". Malgré tout, Ed est persuadé qu'il ne trompera pas sa femme et se dit que cette relation l'empêche de vraiment passer à l'acte comme ça aurait pu être le cas dans une relation directe, en vis-à-vis.

Mais est-ce que cette amitié ne risque-t-elle pas de tomber à un moment dans l'amour? Est-ce que nos sentiments pour notre partenaire ne vont-ils pas être endommagés par cette relation, cette attirance extérieure? Peut-on contrôler nos sentiments? La question reste ouverte et dépendra de chacun.




©7sur7

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 15:00


Le site AskMen.com a récemment révélé les résultats d'une grande enquête à laquelle pas moins de 50.000 mâles ont répondu. Ils se sont confiés sur la façon dont ils voient l'amour, les relations, etc. Et surprise: ils n'ont pas toujours en tête ce qu'on s'imagine. La majorité sont loin d'être des salauds comme aiment le penser certaines femmes. Au contraire, ils rêvent eux aussi d'une relation de confiance et d'épanouissement. Logique, mais ça fait du bien à entendre!

- 84% des hommes cherchent le potentiel d'épouse chez les filles qu'ils rencontrent
"C'est tout à fait vrai" avoue Purnell, un célibataire prêt à s'engager. "Il y a certaines qualités que je recherche chez une femme, pour une longue relation en tout cas. Si quelqu'un attire mon attention, j'essaye de voir si elle correspond à celles-ci et en fonction je décide de l'importance que je vais accorder à cette relation". Purnell ne veut pas perdre de temps et d'énergie dans une relation qui ne correspond pas à ses attentes, quoi de plus normal?

- 70% des hommes disent qu'ils ne tromperaient pas leur copine mais seulement 13% se disent épanouis au niveau sexuel
"Mais c'est énorme! 70%? Vraiment?" réagit Mark, marié depuis plusieurs années. Mais ce qui choque encore plus Mark, ce sont les chiffres concernant l'épanouissement sexuel: "Les hommes ont apparemment beaucoup de self-contrôle". Ben oui, mesdames, regardez les choses en face: votre homme reste auprès de vous même quand la sueur est loin de couler sur les murs de votre chambre.

- 50% n'ont aucun problème avec les "ex"
Quand on lui demande s'il voit rouge quand sa copine va voir son ex, Purnell répond "tant qu'il n'y a pas d'ambiguïté, qu'elle me respecte, pas de souci". Et c'est vrai: pourquoi voir le mal partout? S'ils ne sont plus ensemble, ce n'est pas sans raison.

- 60% des hommes prendraient la pilule s'ils le pouvaient

"Je le ferais sans hésiter" explique Brandon. "Pouvez-vous imaginer ce que c'est que d'être un homme? Imaginez comme c'est terrifiant de se dire qu'un mini "vous" pourrait être créé avec une fille d'un soir". Que les mauvaises langues se taisent: oui, les filles aussi se font des coups d'un soir et elles n'ont pas forcément envie de procréer!

Brandon reconnaît prendre ses précautions, mais les erreurs arrivent. S'ils pouvaient prendre un moyen de contraception, les hommes se sentiraient plus à l'aise et moins dépendants des femmes à ce sujet.

- 85% des hommes pensent qu'ils devraient payer la plupart de leurs rendez-vous galants, au moins jusqu'à ce qu'une vraie relation débute
Brandon confirme: "Oui, je pense que la majorité des femmes s'attendent à ce que je paye et ça ne me pose pas de problèmes". Alors oui, nous sommes indépendantes et nous ne voulons pas forcément tout recevoir sur un plateau mais la galanterie a des charmes non négligeables.





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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 14:31
Tous les magazines nous rabâchent les oreilles avec les séances de phone sex durant lesquels vous êtes supposé faire monter la température en susurrant des mots sexy à votre chéri.

Oui, ok, mais dans la pratique, on a plus souvent l'impression d'être aussi sensuelle que Madame De Fontenay et inspirée que Marie Ingalls... C'est que le sexe au téléphone est un art que l'on apprend (ou pas) et qui demande un peu de préparation, plus en tout cas qu'un appel anodin pour savoir si votre homme peut passer au supermarché pour acheter des carottes pour le stoemp de ce soir. Alors on fait comment?

Le plus simple

Pour débuter plus naturellement que par un "tu glisses ta main..." (euh... non), disons que vous pouvez simplement commencer par flirter avec votre chéri. Donnez un peu de piment à vos tâches quotidiennes, dites-lui que vous faites la vaisselle nue en l'attendant, que vous êtes en train de lire un article très intéressant sur "comment faire l'amour au téléphone", que vous êtes en train de passer de la lingerie sexy pour lui offrir une soirée de fantasmes...

Evidemment, même si la tentation est grande, on évite de faire des blagues à deux balles, qui transformeront ce moment supposé sensuel en une cascade de rires gras. Essayez aussi de prendre une voix sexy. Bon évidemment, ce détail n'en est en fait pas un: on ne prend pas un ton de policière limite agressif et on évite de prendre la voix suave de Pamela qui officie sur le téléphone rose. Pourquoi? Parce que vous ne tiendrez pas le coup dix minutes et vous serez morte de rire bien avant, car le phone sex a le désavantage de vite paraître ridicule et il vous sera alors impossible de rattraper le coup.

Peut-être que les premières fois, chéri réagira de manière surprise "Euh, Nath, tout va bien?" "Euh, oui, oui, j'essayais juste..." Non! On ne se justifie pas, mieux vaut assumer que de passer pour la fille qui n'a pas osé aller au bout de son délire. Au pire, embrassez-le et raccrochez en lui donnant rendez-vous ce soir.

Pas d'improvisation

A part si vous êtes reine dans l'art de baratiner des trucs cochons sans sourciller (et que faites-vous dans cet article dans ce cas), mieux vaut préparer quelques idées. Parce que le "euh, je sais plus quoi dire là", ça n'aura pas l'effet attendu... Par exemple, dites-lui que vous avez réussi à caser les enfants chez mamy Lucette ce soir et qu'il ferait bien de ne pas traîner... Ou expliquez-lui ce que vous comptez porter ce soir pour l'attendre (avec la lingerie sous les yeux, ça aide pour les détails). La règle en or: titiller son imagination!

Allez on se jette à l'eau
On tente le coup: appelez-le pour lui dire que vous pensez à lui (sensuelle, n'oubliez pas!) et que vous êtes en train de penser à la dernière fois qu'il vous avait chatouillé le creux des reins, que vous aimeriez bien qu'il soit là, maintenant, pour réitérer l'expérience. Que vous lui feriez ce truc qu'il aime tant. Décrivez ce que vous avez ressenti, ce que vous avez aimé, complimentez-le sur ses gestes.

Par contre, on ne commence pas par des trucs pratiques du genre "tu fais quoi?" ou "dis, je t'appelais pour pas que tu oublies de prendre ma veste au pressing... ah et au fait...". Non, l'ensemble du coup de fil doit être dirigé vers un but unique: lui donner une envie folle de rentrer à la maison et vous faire l'amour dès qu'il passera la porte.

Après adaptez le tout à votre sauce, selon vos petits plaisirs perso et de couple, après tout, vous êtes la mieux placée pour savoir ce qui vous émoustille tous les deux. Restez naturelle, vous n'êtes pas en train de passer une audition pour un film porno, pas besoin de prononcer des mots que vous trouvez vulgaires, on peut être sexy sans en faire trop. Il ne répondra peut-être rien la première fois - c'est qu'il ne s'attend pas à ce genre de coup de fil - et s'il raccroche parce qu'il est en réunion, n'y voyez rien de grave, juste un mauvais timing.

Alors nerveuse?
Soyons réaliste: vous n'allez pas être forcément à l'aise la première fois, mieux vaut faire court mais efficace que long et barbant. Restez zen. Qu'est-ce qui pourrait vous arriver de grave? Au pire, ça finira en franche rigolade et ça vous fera un souvenir impérissable qui égayera vos soirées d'hiver. Votre homme ne va pas arrêter de vous aimer pour ce petit moment coquin, même si vous ne parvenez pas à votre but. Il trouvera ça touchant et aura tout autant envie de rentrer vous embrasser.

Du plaisir?

Bon évidemment, il faudra peut-être quelques essais pour parvenir à vous relaxer totalement. Au pire, ce petit coup de fil vous servira de mise en condition. Les plus douées prendront peut-être leur pied, qui sait?

Prise en plein acte?
Pas de panique, vous ne faites rien de grave. Pour éviter tout dérapage du genre, évitez les toilettes du bureau et les endroits de passage. Choisissez un endroit où vous êtes à l'aise en somme.

Qu'est-ce qu'il veut entendre?
La même chose que vous: des mots tendres qui dévoilent votre désir pour lui. Chaque couple a des habitudes, des plaisirs particuliers, basez-vous sur ceux-ci pour vous inspirer. Personne ne vous demande d'agir différemment que dans votre chambre à coucher, sauf si vous en avez envie. Les hommes en général veulent savoir qu'ils vous ont donné du plaisir et peuvent encore vous en donner. Décrivez des gestes précis, des endroits que vous aimez, etc. N'hésitez d'ailleurs pas à reparler de ces caresses lorsque vous serez réunis, histoire de vous entraîner pour votre prochain coup de fil.

Est-ce que votre homme va apprécier?

Il semblerait que tous les hommes soient partant pour ce genre de petits délires sans conséquence. Bon, s'il est très "fils à papa" et classique, mieux vaut éviter les mots vulgaires et les descriptions déplacées, mais il y a fort à parier que ce ne soit pas votre genre non plus, donc restez fidèle à vous-même et tout sera parfait!

Impossible de nier ensuite

Voilà, vous êtes prête pour tenter l'expérience, mais attention! Pas question de ne pas lui offrir ce que vous lui aurez promis et l'attendre devant la télé en jogging! Non, vous n'avez pas fait tout ça pour tout ruiner ensuite. Préparez-vous et profitez de la soirée.






©7sur7


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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 13:54
En 1150 avant notre ère, les femmes du harem de Ramses III étaient toutes épilées


L'épilation dans l'Antiquité.
En Mésopotamie comme en Phénicie, près de 2000 ans avant notre ère, l’épilation était déjà en vigueur chez les rois et les reines. Les notables de Babylone se faisaient alors épiler le menton afin d'y coller un postiche de barbe, considéré à l’époque comme étant l’attribut des dieux. La principale technique employée consistait à utiliser une pince à épiler en bronze et une crème dépilatoire à base de cire, d’eau, de sucre et de citron. Pratique qui est probablement à l’origine de ce qui deviendra, quelques millénaires plus tard, « l’épilation à l’Orientale ».

Dans l’Égypte ancienne, on sait également que les pharaons, leurs femmes, les prêtres et les prêtresses ainsi que la plupart des personnes appartenant à l’aristocratie, s’épilaient intégralement le corps. L’épilation était considérée comme un symbole de pureté, par opposition à la pilosité, symbole d’animalité donc d’impureté. Les découvertes effectuées dans les sépultures datant de 1300 à 1100 avant J-C en Egypte ont démontré que les femmes de Ramsès II et de Ramsès III ainsi que leurs suivantes étaient toutes épilées, des aisselles jusqu’au pubis.

L'épilation à l'époque Gréco-Romaine

Ce n’est qu’un peu plus tard, aux environs du 5ième siècle avant J-C, que l’on observe une extension progressive de l’épilation à toutes les couches de la société en Occident. Dans le monde gréco-romain, l'épilation était considérée comme allant de soi : les barbiers de la Grèce antique, organisés sous la forme d’une véritable corporation, pratiquaient l’épilation aussi bien pour les classes sociales aisées que pour les esclaves, dans leurs échoppes comme à domicile.

Les pratiques en vigueur sous l’empire romain attestent de la même culture de l’épilation. Les Romains fréquentaient assidûment les thermes pour les soins corporels qui y étaient dispensés et la plupart des hommes de la bourgeoisie se faisaient régulièrement épiler les jambes avant de les mettre en valeur grâce au port de la tunique courte. Mais pas seulement : certains hommes allaient même déjà jusqu’à pratiquer l’épilation intégrale. Parmi les exemples célèbres, on citera l’empereur Auguste qui pratiquait l’épilation en 63 avant notre ère ou encore Popée, la compagne de l’empereur Néron, qui se faisait épiler la poitrine, les aisselles, les jambes, les bras, la lèvre supérieure et le nez, anecdotes qui sont tirées de textes anciens découverts dans les ruines de Pompéi.

Les méthodes d’épilation utilisées allaient alors du « brûlage » des poils à l’aide de coquilles de noix incandescentes, à l’arrachage par l’application d’une préparation à base de résine de pin, en passant par l’épilation des sourcils au sang de chauve-souris. Recettes qui perdureront jusqu'au Moyen Age.

L'épilation, de la chute de l'empire romain jusqu'aux croisades.

Au début de l'ère chrétienne, la pratique de l’épilation continue de se répandre, y compris en Gaule. Les fouilles archéologiques effectuées sur la plupart des sépultures féminines datant de cette époque ont permis de mettre à jour des quantités impressionnantes de pinces à épiler, attestant de l’intérêt suscité par l’épilation chez nos ancêtres. Mais la chute de l'Empire romain, en 476 après J-C, portera un coup d’arrêt à cette mode de l'épilation et les poils retrouveront progressivement grâce aux yeux des Occidentaux, ce pendant près de 5 siècles.

Il faudra donc attendre l’issue des croisades chrétiennes du Moyen Âge, qui auront lieu entre le XIe et le XIIIe siècles après J-C, pour voir l’Occident renouer avec la tradition de l’épilation. Tout au long de leurs conquêtes en Orient et en Afrique, les chevaliers francs rencontrent des femmes épilées et rapportent en Occident les usages empruntés aux populations alors conquises, comme les bains en étuve (hammam) et l’épilation. A cette époque, celle-ci concernait essentiellement le front, les aisselles, parfois le pubis et était pratiquée avec des préparations à base cires chaudes d’abeille, de sucre et de gommes végétales naturelles. La technique de "l’épilation à l’Orientale" allait progressivement gagner toutes les cours d'Europe.

L'épilation, de la Renaissance jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Une nouvelle mode esthétique naît alors en Occident : les femmes s’épilent le visage pour se dégager un front immense, comme en attestent la plupart des portraits de l’époque. Cette pratique était censée marquer, une fois de plus, la différence entre l'humain, "être évolué", et l'animal. Les techniques employées allaient du sang de grenouille aux préparations à base de cendre mélangée à du vinaigre, en passant par l’emploi de l’orpiment ou arsenic jaune (rusma turcorum) qui, en dépit de sa toxicité prononcée, demeura longtemps en usage. Autre phénomène plus surprenant dans cette période de l'histoire marquée par l'emprise du catholicisme : l'épilation pubienne y est très appréciée et fait son retour en grâce chez les femmes de la noblesse européenne.

L'épilation depuis le début du XXième siècle.

Cette situation n'évoluera guère avant le début du XXe siècle, avec l'apparition de la mode des bains de mer et du port de vêtements plus courts qui marquera le grand retour de l’épilation des jambes, des aisselles et du maillot auprès des femmes occidentales. La pratique de l'épilation ne cessera ensuite de se généraliser progressivement à toutes les couches de la société jusqu’à devenir, de nos jours, un véritable phénomène de société.

Avec la fin de la première guerre mondiale, une véritable révolution se fit jour dans les moeurs : pour la première fois peut-être depuis plusieurs millénaires, la mode allait enfin libérer le corps de la femme de son carcan social et moral. Les décolletés s’élargissent, les bras se dénudent puis les robes et les jupes se raccourcissent progressivement. En marge de cette révolution vestimentaire, la mode des loisirs de plein air, des bains de mer ou de soleil se généralisent et les maillots dénudent de plus en plus les épaules et les jambes des femmes. Celles-ci renouent alors petit à petit avec la tradition de l’épilation des aisselles, des jambes et du maillot, pratiques qui n’avaient globalement plus cours en Occident depuis l’époque Gréco-Romaine.

Il faudra ensuite attendre les années 1950 à 1960 pour noter une seconde accélération du développement de la pratique de l’épilation, avec la généralisation progressive de la mode des jupes portées au dessus du genou importée après-guerre d’outre-Atlantique. Dès lors, l’épilation des jambes gagne ses galons auprès d’une jeunesse en rupture totale avec les codes sociaux de ses aînés. Puis les années 70-80 renforceront à leur tour ce phénomène, en révolutionnant tout d’abord le rapport au corps de toute une génération, mais en exerçant également une pression inédite sur les femmes et sur leur esthétique, avec leur entrée massive sur le marché du travail. L’épilation prend alors une dimension jusque là inconnue de représentation sociale qui touche toutes les couches de la société.

Les années 1980 à nos jours termineront d'achever cette renaissance de l'épilation-Reine, avec la montée en puissance des médias, télévision et presse magazine en tête avant l’avènement d’Internet. Ces supports de communication de masse vont imposer à leur tour de nouveaux codes sociaux dans la société occidentale, évolution qui ira de pair avec une profonde révolution des mœurs : les canons de beauté s’orientent de plus en plus vers des mannequins féminins aux corps d’adolescentes, imberbes et de plus en plus dénudées ; le port du string se généralise progressivement pour devenir aujourd’hui le sous-vêtement le féminin le plus porté et le plus vendu, notamment auprès des jeunes générations ; la pornographie pénètre dans tous les foyers grâce à la vidéo et aux chaînes privées, imposant par la même occasion l’épilation intégrale en véritable référent de la séduction sexuelle ; enfin, le culte du corps, porté de concert par une culture homosexuelle en plein essor autant que par le développement du sport-spectacle, fera considérablement évoluer le rapport au corps des hommes, en le décomplexant et en le magnifiant.

Désormais, la chasse au poil est ouverte et l’absence de pilosité est perçue, à tord ou à raison, comme un critère majeur de séduction et d’hygiène, aussi bien par la gent féminine que masculine.
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 18:13



La majorité des mariages britanniques se terminent après 11 ans d'amour, d'après une récente enquête. D'après les experts, ce n'est pas anormal, cette période serait même la durée normale d'une relation sérieuse.

D'après les chiffres de 2007, il apparaît que la durée moyenne d'un mariage est de 11,5 ans. Pour l'expert en relations Malcolm Brynin, l'explication est simple: "Les gens entrent dans une relation et restent ensemble jusqu'à ce que leur désir d'individualité remonte."

Le sociologue Frank Furedi est plus positif: "Quand on se marie, on ne pense pas aux chiffres. Si on commence à penser que notre avenir commun s'arrête dans 11 ans, alors tout ce rituel n'a plus aucun sens. Si on n'arrive pas à passer au dessus de cette idée, il est impossible de croire aux longues relations".


Une idée dépassée
D'après Malcolm Brynin, l'idée qu'un mariage peut durer plus de 20 ans est une norme dépassée qui nous vient des siècles passés. Les pressions sociale et économique permettaient alors aux couples de rester ensemble plus longtemps, sans oublier que l'espérance de vie était beaucoup plus courte. Au Moyen-Âge, un des époux mourrait en moyenne après 11 à 15 ans de mariage.

L'expert et auteur Michael Buchanan ajoute: "Avant les gens se mariaient plus tôt, avaient des enfants plus tôt et ils mourraient plus tôt, après environ 20 ans de mariage. Aujourd'hui, nous vivons encore quarante ou cinquante ans après notre mariage. Il est irréaliste de s'attendre à ce que les couples restent amoureux aussi longtemps et que l'intérêt pour l'autre reste intact après autant de temps".


Des enfants, encore et encore
Pour certains chercheurs, notre but serait de procréer encore et encore, nous changerions donc de partenaires pour pouvoir faire d'autres enfants. D'après un autre spécialiste, Frank Tallis, l'amour est devenu un moyen d'évolution de l'humanité, qui pousse les hommes à rester auprès d'une femme le temps d'avoir des enfants et ce, afin que ceux-ci prennent ensuite soin d'eux lorsqu'ils deviendront vieux et plus faibles.

La psychologue Janice Hillier explique que le cap des dix à quinze ans de mariage est déterminant. C'est à ce moment-là que se développent les vrais soucis et il est souvent difficile de tenir le choc.
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 17:00


L’inceste est un sujet qui a longtemps passionné anthropologues et ethnologues, notamment après que Claude Lévi-Strauss a fait de sa prohibition une articulation essentielle du rapport nature-culture chez l’homme. On s’est aperçu que l’inceste, généralement évité dans le monde animal autant que dans le monde humain, pouvait en revanche être accepté comme pratique sociale, notamment dans certaines castes dominantes.

Plus généralement, les biologistes et particulièrement les généticiens s’intéressent à la consanguinité dans l’évolution humaine. Notre espèce, née d’une toute petite population, semble avoir connu plusieurs goulots démographiques dans son histoire, ce qui implique nécessairement une reproduction avec des parents relativement proche en termes génétiques. Dans la dernière livraison en ligne des PNAS, A.H. Bittles et ML Black reviennent sur cette question.

Aujourd’hui, les couples formés par des cousins au second degré ou des individus plus proches encore formeraient environ 10,4 % de la population globale, ce qui est loin d’être négligeable. Les taux les plus forts de consanguinité sont observés en Afrique du Nord, en Afrique sub-saharienne, dans le Moyen-Orient, en Asie centrale et du Sud. Bien que les individus eux-mêmes ne se perçoivent pas nécessairement comme apparentés, les tests génétiques peuvent révéler des liaisons très homozygotes, dues tantôt à l’isolement géographique, tantôt à des frontières culturelles anciennement établies (liens entre clans, villages, castes, etc.).

La consanguinité a notamment pour effet négatif que les gènes récessifs liés à des maladies ont plus de chance de s’exprimer dans une population, c’est-à-dire d’être reçus en double exemplaire (condition de leur expression) par la descendance. De fait, on observe une mortalité des enfants issus de cousins légèrement supérieure (3,5 %) à la moyenne. Mais des facteurs sociaux, économiques et démographiques affectent également ce résultat. Pour Bittles et Black, la proportion des unions consanguines devrait lentement décroître, en raison notamment de la réduction de la taille moyenne des familles, des progrès de l’éducation des femmes, de l’urbanisation et des nouvelles mobilités migratoires.



Référence : Bittles AH, Black ML (2009), Consanguinity, human evolution, and complex diseases, PNAS, epub,
doi: 10.1073/pnas.0906079106
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 15:00


Les cas, que dénonce la revue catholique contestataire Golias, sont suffisamment graves et nombreux pour que le Vatican commence à s'en inquiéter.


Depuis 1994, les rapports tombent, accablants: dans certains pays du tiers-monde - voire quelques nations occidentales - des religieuses seraient forcées, violées, déshonorées.


Abandonnées, enfin. Les coupables sont clairement dénoncés: des prêtres, des évêques, des séminaristes, des directeurs spirituels. En mars, l'hebdomadaire américain National Catholic Reporter a révélé ce scandale au monde entier en publiant une synthèse des rapports alarmants remis aux autorités vaticanes depuis le milieu des années 90. Aujourd'hui, le magazine catholique contestataire Golias publie en exclusivité  l'intégralité des principaux documents.


Le sérieux de ces informations n'a pas été remis en question par le Vatican, contraint à reconnaître l'existence de ces faits: «Le problème est connu et concerne une zone géographique limitée», a déclaré Joaquin Navarro-Valls, le porte-parole du Saint-Siège.


Lorsque, à la fin des années 80, soeur Maura O'Donohue, médecin, prit ses fonctions de coordinatrice pour le sida au sein du Fonds catholique de développement outre-mer, organisme britannique membre de la Confédération Caritas, elle ne se doutait pas qu'elle remettrait six ans plus tard - en 1994 - un premier rapport révélant la situation tragique des membres de certaines congrégations féminines, situées principalement en Afrique: «J'ai préparé ce rapport après avoir beaucoup réfléchi et avec un profond sentiment d'urgence puisque les faits évoqués touchent le coeur même de la mission et du ministère de l'Eglise», écrit-elle en préambule. «Ma première réaction a été un mélange de stupéfaction et d'incrédulité devant l'énormité du problème auquel j'étais confrontée», reconnaît-elle en mentionnant que ses informations proviennent de missionnaires (hommes et femmes), de prêtres, de médecins et d'autres membres de la famille ecclésiastique, et que la plupart des cas évoqués ont fait l'objet de dossiers et de plaintes.

 


Les faits qu'elle rapporte ont été confirmés par le prêtre américain Robert J. Vitillo, directeur de programme à Caritas, qui a également enquêté sur le sujet et qui dénonce le manque d'intérêt des autorités: «Les tentatives fréquentes de soulever ces questions avec l'Eglise locale et universelle n'ont rencontré que des oreilles de sourds», déplorait-il en 1994 dans un exposé consacré aux problèmes moraux et éthiques posés par le sida. Vingt-trois pays sont - à des degrés divers - concernés: Botswana, Burundi, Ghana, Kenya, Lesotho, Malawi, Nigeria, Ouganda, Afrique du Sud, Sierra Leone, Tanzanie, Zambie, Zaïre, Zimbabwe, Brésil, Colombie, Inde, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Tonga, mais aussi Etats-Unis, Irlande et Italie.


L'immense majorité des faits concerne néanmoins l'Afrique subsaharienne. Impossible à chiffrer précisément, le nombre de ces abus s'avère néanmoins suffisamment préoccupant pour que le sujet ait été évoqué à plusieurs reprises au Vatican lors de réunions des supérieurs généraux des ordres consacrés. L'abbé primat de l'ordre des bénédictins, Nokter Wolf, a déclaré à NCR: «Je ne crois pas qu'il s'agisse seulement de cas exceptionnels. Je pense que les abus décrits existent réellement. De quelle importance, en quel nombre, je n'ai pas le moyen de le savoir, mais c'est une chose sérieuse et nous devons en discuter.»


Partie pour sensibiliser au problème du sida le personnel travaillant dans le cadre de l'Eglise et organiser des programmes sanitaires pour le compte de Caritas International, Maura O'Donohue a découvert sur le terrain une réalité jusqu'alors ignorée: l'exploitation sexuelle des religieuses, considérées comme des partenaires «sûres», dans les pays gravement atteints par l'épidémie de sida. «Un certain nombre de religieuses font état d'abus sexuels de la part de leurs professeurs et, de manière générale, de harcèlement sexuel par des hommes de la population dont elles sont originaires», écrit soeur O'Donohue avant d'ajouter: «Avec tristesse, ces religieuses déclarent qu'elles ont été abusées sexuellement par des prêtres parce qu'eux aussi en étaient venus à craindre la contamination du virus en fréquentant les prostituées» - la religieuse mentionne d'ailleurs le nombre alarmant de prêtres contaminés dans certains pays, allant jusqu'à un taux d'infection de 13% du clergé diocésain. Plus loin, elle rapporte que la supérieure d'une communauté de religieuses a été sollicitée en 1991 par des prêtres lui demandant «qu'on mette à leur disposition des religieuses pour avoir avec elles des relations sexuelles».

 


Au Malawi, la supérieure générale d'une congrégation dont 29 religieuses ont été mises enceintes par des prêtres s'en est plainte auprès de son archevêque: elle a été démise de ses fonctions. Ailleurs, 20 nonnes également enceintes des oeuvres d'ecclésiastiques ont été renvoyées de leur couvent. Maura O'Donohue dénonce l'hypocrisie d'une institution qui renvoie les nonnes enceintes et se contente, dans le meilleur des cas, de tancer le fautif: «La religieuse doit assumer seule la charge de l'enfant, souvent dans un climat de grande honte et dans des conditions socio-économiques misérables. Dans plusieurs pays, ces femmes ont été forcées de devenir la deuxième ou la troisième épouse dans une famille en raison de la perte de leur statut.


L'autre solution, pour survivre, est de faire le trottoir.» Dans d'autres cas, les prêtres concernés tentent de faire prendre la pilule aux jeunes femmes, ou les forcent à avorter. Dans un second rapport remis en 1995, Maura O'Donohue rapporte ainsi l'histoire, extrême mais atroce, d'une religieuse morte au cours d'un tel avortement: le prêtre qui l'avait mise enceinte, et conduite à l'hôpital pour y remédier, célébra sa messe de funérailles.

Arguments théologiques spécieux.


Comment expliquer l'état d'asservissement sexuel auquel certaines religieuses ont été réduites? Comme Maura O'Donohue, sa consoeur canadienne Marie Mc Donald - auteur d'un rapport spécifiquement centré sur l'Afrique remis en 1998, que publie également Golias - pointe l'infériorité de la condition féminine ainsi que la domination morale et financière des prêtres sur les religieuses: «Le statut inférieur des femmes dans la société et dans l'Eglise est un facteur à considérer, écrit-elle. On leur a appris à s'estimer inférieures, à être soumises et à obéir. Il est compréhensible, alors, qu'une religieuse trouve impossible de résister à un membre du clergé qui lui demande des faveurs sexuelles. Ces hommes sont vus comme des figures d'autorité à qui l'on doit obéir. De plus, habituellement plus instruits, ils ont reçu une formation théologique beaucoup plus avancée que les religieuses. Ils peuvent user d'arguments théologiques spécieux pour justifier leurs demandes et leur conduite.»



Maura O'Donohue mentionne également des chantages exercés auprès de jeunes novices, forcées d'accorder des faveurs sexuelles à des prêtres en échange de certificats ou de recommandations nécessaires à leur entrée en religion. La notion de célibat n'est pas toujours bien comprise, notamment du clergé africain: «Le célibat signifie, explique à la religieuse un responsable diocésain, qu'un prêtre ne se marie pas, mais pas qu'il n'a pas d'enfants.» De l'art d'accommoder le dogme.




©L'express.fr
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 13:00

Skins party il n'y a ni interdits ni limites


Sexe, défonce, provoc: la série britannique Skins donne des idées aux ados français. De plus en plus d'entre eux se retrouvent pour des fêtes où "tout est permis".


Assis sur le mur de pierre qui domine la jetée, des groupes de jeunes achèvent leurs bouteilles d'alcool. D'autres roulent des joints dans les escaliers menant à la rive. Plus loin, quelques-uns arrosent déjà les arbres qui fleurissent les bords de Seine. Il est 23 heures, un vendredi soir, sur le quai de la Gare, à Paris.


Cette nuit, la soirée se prolonge sur une péniche, le Blues Café.


A l'entrée, une jeune fille tamponne les avant-bras des clients privilégiés: eux ont droit aux hard, des boissons composées d'alcool fort; les autres se "contenteront" de bière et de champagne. Ces autres, ce sont les mineurs. Selon la demoiselle, "80% des forces en présence".

 



Les acteurs de la série britannique Skins, diffusée sur Canal +.

Les acteurs de la série britannique Skins, diffusée sur Canal +.



Ces ados ne sont pas là par hasard. Ils viennent participer à une Skins Party, une fête inspirée de Skins, la série télévisée anglaise déjantée diffusée sur Canal + depuis 2007, mais surtout visionnée par les jeunes sur le Web. Le feuilleton met en scène des adolescents très dévergondés noyant leurs tracas familiaux, scolaires et sentimentaux dans la drogue, l'alcool et le sexe.


Un exemple? L'épisode 10 de la saison 1, une bringue monumentale où les langues chargées de cachets d'ecstasy pénètrent aléatoirement dans les bouches qu'elles rencontrent et où les teen-agers déguisés en tout et n'importe quoi, dans un état éthylique prononcé, s'abreuvent de démesure.



"L'important, c'est que ça choque."


Sur la péniche, au sous-sol, les jupes courtes et les minishorts côtoient les masques de clown et les accessoires flashy. La "provoc" et l'excentricité sont les principaux ingrédients d'une Skins Party. "Chacun peut arriver habillé comme il le souhaite, commente Alex, 18 ans, organisatrice de la soirée. L'important, c'est que ça choque." Sur la piste de danse, une foule de jeunes s'agite frénétiquement. L'embarcation remue au rythme des sons électro. Dans un coin, une jeune fille se trémousse à califourchon sur sa récente conquête. Plus tard, c'est au bras d'un autre qu'elle commande, au bar, son verre de champagne. A l'extérieur, dans la zone réservée aux fumeurs, l'odeur de nicotine se mêle à celle de la marie-jeanne. "Dans une Skins Party, il n'y a ni interdits ni limites, raconte Eden, 19 ans. C'est un label de folie. Cette série a apporté un nouveau concept de soirée au cours de laquelle tout est permis. Une fois, un couple a même fait l'amour devant tout le monde. On a laissé faire."


Un langage cru, sans emballage dramatique: la série Skins séduit les adolescents parce qu'elle est, d'après Alain Carrazé, directeur de la société 8 Art City et spécialiste de séries télé, "un exemple d'authenticité, dépouillé de vision moralisatrice". C'est d'ailleurs par souci de vérité que Bryan Elsley, réalisateur du show, a engagé son fils de 21 ans après que ce dernier eut qualifié son scénario de "ringard". Les ados vus par les post-ados: un cocktail détonant. "On se reconnaît dans les personnages. Ils sont proches de nous", explique Alex. Le succès a été d'une telle ampleur que les jeunes Anglais ont reproduit les orgies de la série. Et le phénomène a fini par traverser la Manche.



Ces soirées joueraient le rôle de parenthèses dans une existence angoissée, troublée par la peur de l'avenir.

 


Ce soir-là, quai de la Gare, les responsables de la sécurité font du zèle. L'un rappelle à l'ordre une ado qui commençait à remonter son débardeur. "A l'origine, une Skins Party, c'est une soirée organisée à l'arrache, chez quelqu'un ou dans des lieux désaffectés, là où les gens peuvent vraiment se lâcher", explique Pierre, 20 ans, l'un des organisateurs. Les ados sont prévenus au dernier moment de l'heure et du lieu, via Internet, ce qui décourage les moins motivés. "Facebook, c'est la clef, le tremplin, reprend Pierre. Sans lui, les Skins Parties seraient impossibles à mettre en place." Le site communautaire permet à des "skinneurs" qui ne se connaissent pas de se retrouver. Ils viennent de tous les milieux sociaux. Habitent dans le département du "neuf-trois" (93), comme dans les arrondissements huppés de la capitale. Leur motivation commune: "Aller le plus loin possible, sans se soucier du lendemain", comme l'explique Thomas, croisé trois jours plus tôt dans une autre soirée organisée au coeur d'un souterrain, tout près du château de Vincennes. La jeune Eden renchérit: "Dans une Skin Party, il y a de tout, alcool, coke, shit, ecsta. Le but, c'est d'avoir des sensations fortes."


Pour Monique Dagnaud, sociologue et auteur en 2008 de La Teuf. Essai sur le désordre des générations (Seuil), ces soirées épiques sont l'illustration du "pessimisme social" qui ronge aujourd'hui les jeunes. Elles joueraient le rôle de parenthèses dans une existence angoissée, troublée par la peur de l'avenir, et même du quotidien. "La société a de plus en plus de mal à faire de la place aux ados, analyse la sociologue. Sans parler de la pression scolaire, alimentée par les mécanismes de sélection." Lorsque l'on demande à Etienne, 18 ans, pourquoi il ressent ce besoin d'extrême et de débauche, il répond simplement: "Parce que tout est peut-être un peu trop sérieux."


Coucher n'est pas coucher!

La première fellation de Charles-Antoine*, 16 ans, lui a été faite par la soeur d'une amie, au cinéma, lors d'une projection du film d'animation Le Monde de Nemo. La scène est à l'image de la sexualité des ados: entre trash et fleur bleue. L'âge du premier rapport sexuel a finalement peu évolué: 17,9 ans pour les garçons et 18,9 ans pour les filles nés entre 1944 et 1953, pour 17,4 et 17,6 pour les jeunes nés trente ans plus tard, selon l'Insee. Les pratiques, en revanche, culte de la performance et banalisation des films porno obligent, ont changé. "La dimension du rêve, de l'inconnu a disparu, estime David Le Breton, sociologue. Les ados entrent dans un univers sexuel formaté, dans lequel le désir masculin domine."


Encore vierges, certains ados pratiquent "pipes" et "cuni" comme des évidences. Ils se vantent d'avoir déjà "fait tous les préliminaires", comme on coche une liste de courses. "Le corps est perçu tel un outil dont chacun peut, du moins pense pouvoir, se détacher", explique Stéphane Clerget, pédopsychiatre.


Les enfants du divorce, plus matures, plus libres et, aussi, plus désabusés, ont un rapport décomplexé à la sexualité. Ils pensent la dominer, les filles surtout. "J'ai une copine de 16 ans qui couche chaque fois qu'elle sort en boîte", raconte Mathilde. Pourtant, comme l'écrit Daniel Marcelli dans l'ouvrage collectif Cultures adolescentes (Autrement, 2008), si "l'exercice de la sexualité ne fait plus conflit, la rupture sentimentale est l'un des motifs le plus souvent retrouvés chez les adolescents qui effectuent une tentative de suicide". Coucher, c'est plus facile qu'aimer.

 


©Laurence Debril, Julie Joly
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«En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.»

«Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin.»

«La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.»
[ Carl Gustav Jung ]