Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 22:26

 iFeel_IM-Affective-Haptics-copie-1.jpg   

 

 

Les e-mails enflammés, c’est bien. Avec de vrais câlins à la clé, c’est mieux. Des chercheurs nippons ont mis au point un système ajoutant des contacts physiques aux conversations en ligne.

 

Baptisé “iFeel_IM!” (“I feel therefore I am”, “je ressens, donc je suis”), ce dispositif doté d’un logiciel ad hoc identifie les émotions exprimées dans les messages et reproduit les sensations physiques correspondantes grâce à une série de capteurs et de moteurs. Enfilez votre baudrier HaptiHug et connectez-le à votre ordinateur. Le dispositif se contracte légèrement : vous éprouvez une pression sur la poitrine et le sentiment que deux mains vous étreignent, indique Tachi Lab. Avec l’interface HaptiHeart, vous ressentez des battements de cœur, avec HaptiShiver, des frissons dans le dos.

 


 

Touch.jpg

 


Ce dispositif a été dévoilé en avril 2010 par son inventeur, Dzmitry Tsetserukou, de l’université de technologie de Toyohashi, et son épouse Alena Neviarouskaya, chercheuse à l’université de Tokyo. HaptiButterfly a beau délivrer des vibrations dans l’estomac – les “papillons dans le ventre” de l’amoureux transi –, M. Tsetserukou n’a pas voulu intégrer l’excitation sexuelle à son iFeel_IM! Cela aurait risqué de contrarier son objectif premier : améliorer la transmission des émotions sur Internet, note The Daily Telegraph. Mais pour lui, pas de doute.

 

Son invention, qui affiche 90 % de réussite dans l’identification de la joie, de la peur, de la colère et de la tristesse, et presque aussi bien neuf autres émotions, pourrait se démocratiser très vite .


 

 

 

 

 

©CourrierInternational

Repost 0
Published by Perceval Le Gallois - dans Technologie
commenter cet article
15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 16:07








E
n la présentant le 9 décembre 1968, sous le vocable d'"indicateur de position X-Y pour système d'affichage", Douglas Engelbart n'imaginait sûrement pas ce que serait l'avenir de ce qui allait devenir la "souris" d'ordinateur. Le petit parallélépipède de bois, doté d'un seul et unique bouton, que le chercheur de l'université Stanford (Etats-Unis) tenait alors dans sa main, est devenu cet objet présent aujourd'hui sur tous les bureaux du monde et dans beaucoup de domiciles privés.

La première souris était plutôt sommaire : deux roues crantées permettaient de déplacer un pointeur sur l'écran soit horizontalement, soit verticalement. Les interfaces graphiques, telles qu'on les connaît aujourd'hui avec leurs fenêtres et leurs icônes, n'existaient pas encore. Pas de couleurs, uniquement du texte à l'écran...


Il fallait d'évidence un certain esprit d'invention, doublé d'un grand sens de l'abstraction, pour concevoir un tel instrument, qui mettrait presque vingt ans pour trouver son véritable terrain d'expression. Spécialiste des radars à l'US Navy, Douglas Engelbart n'était pas pour rien un pionnier de l'interface homme-machine. En réalité, il avait inventé le concept de la souris en 1963, déposé le brevet en 1967, mais c'est l'année de la première démonstration que la petite histoire a retenue pour date anniversaire.


Quel aurait été le développement de l'informatique sans cet outil, aussi intuitif que simple ? Mystère. Les débuts ne furent pourtant pas aussi faciles qu'on pourrait l'imaginer aujourd'hui où elle se place presque naturellement sous notre main. Dans les hot lines - ces services après-vente du monde de l'ordinateur et du numérique -, on s'esclaffe encore en se souvenant des utilisateurs novices des années 1980 qui appelaient, perdus ou furibards, car ils n'arrivaient pas à utiliser la "pédale".


Année après année, il s'est d'ailleurs toujours trouvé des prophètes pour envisager sa fin prochaine. Ils finiront sans doute un jour par avoir raison. IBM avait un temps doté ses portables d'un trackpoint, petit bouton au centre du clavier qui en faisait office. Un touchpad, surface tactile de quelques centimètres carrés, est désormais systématiquement placé sur le devant des ordinateurs portables. Pratique quand on n'a rien d'autre. Mais rien n'est jamais parvenu à ce jour à détrôner la souris.


Le numéro un mondial du secteur, le fabricant suisse Logitech, vient même de souffler à sa manière les 40 bougies. Début décembre, sa milliardième souris est sortie de son usine de Suzhou en Chine. Et la marque ne compte pas en rester là : selon ses prévisions, le deuxième milliard devrait être atteint en 2014. Le cap du premier million avait été franchi en 1988. Celui des 500 millions quinze ans plus tard, en 2003. Le marché global s'élèverait aujourd'hui à quelque 1,5 milliard de dollars.


Son utilisation a commencé à se répandre dans les années 1980, avec l'arrivée des premiers Macintosh d'Apple, puis un peu plus encore avec la première interface graphique signée Microsoft, Windows. Elle a ensuite épousé l'évolution de l'informatique grand public. Elle a été dotée d'un deuxième bouton dans l'univers PC (clic droit-clic gauche, qui reste encore parfois déroutant), puis d'une molette pour faire défiler les documents de bas en haut et de haut en bas, fonction qui allait se révéler tellement pratique avec le Web.


La boule mécanique a été remplacée par un pointeur optique puis un laser, plus précis, qui ne s'encrasse ni ne se bloque. Elle est évidemment devenue sans fil, à l'heure du Bluetooth et autres transmissions radio. Aujourd'hui, elle accompagne tout aussi logiquement le grand boum de l'ordinateur portable en s'accrochant au dos de l'écran pour les déplacements... Avec sa récente MX Air, Logitech inaugure déjà ce que seront peut-être les périphériques du futur. Celle-ci n'a même plus besoin d'être posée sur le bureau et se manipule tout aussi bien dans les airs.


Dans les univers virtuels en trois dimensions, le petit instrument de pointage a toutes les chances de connaître à l'avenir une nouvelle mutation. Design, ergonomie, matières : la petite souris en bois de monsieur Engelbart a en tout cas déjà bien changé. Normal, elle a quarante ans.


Olivier Zilbertin
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2008/12/09/la-souris-quarante-ans-au-service-des-ordinateurs_1128802_3238.html#ens_id=1121393





1982








1984







2009

Logitech MX Revolution
Repost 0
Published by Perceval - dans Technologie
commenter cet article

Rechercher



«En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.»

«Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin.»

«La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.»
[ Carl Gustav Jung ]